Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

jeudi 20 décembre 2012

Petit patrimoine du canton (2) : les lavoirs

L’eau ne manque pas dans le canton, et dans les villages, chaque ferme ou maison disposait d’un ou plusieurs puits. A Saint-Jean-de-Losne, la municipalité s’est préoccupée au milieu du XIXe siècle d’installer dans la ville une douzaine de pompes permettant aux habitants de venir s’approvisionner en eau à moindre effort et près de chez eux.
C’est à cette époque aussi qu’on a créé des installations collectives pour la lessive, mais la ressource domestique en eau étant abondante, tous les villages n’ont pas fait la dépense d’un lavoir.
A Saint-Jean-de-Losne, un bateau-lavoir était amarré sur la Saône, vers le quai à gradins, en amont du pont.
Chacun des villages qui s'est équipé d’un lavoir l’a construit en utilisant au mieux la ressource en eau dont il disposait. On trouve ainsi deux types d’installations :
Sur la rivière au fil de l’eau : A Brazey-en-Plaine, le village est traversé par la Biètre et quatre lavoirs ont été installés le long de ce petit affluent de la Vouge. Ils ont été construits par Remy et Jean Baptiste Raynaud maçons, Frédéric Grosjean tailleur de pierres et Claude et François Fichot charpentiers et couvreurs. Réceptionnés le 29 août 1858, leur construcion a coûté 2727,08 frs.
Un seul subsiste aujourd’hui, il a été restauré en 2011 (travaux exécutés à l’initiative de la municipalité par l’association Ressources, de Dijon www.ressources-insertion.fr/ )
                                                         Le lavoir de Brazey en plaine

Sur une source : les villages de la côtière de la Saône sur la rive droite possèdent de nombreuses sources : là, le lavoir est construit sur une source captée et aménagée.
C’est le cas à Charrey-sur-Saône, (rue du lavoir, le bâtiment en briques, la couverture et le bassin ont été  restaurés par des entreprises en 2011à l’initiative de la municipalité).

                                                              Le lavoir de Charrey

Le lavoir de Magny-les-Aubigny (rue du lavoir, restauré lui aussi en 2002), est un petit bâtiment en pierres au flanc de la côtière, il prend la forme d’un atrium romain rectangulaire, la toiture inclinée vers l’intérieur laisse le bassin à découvert et collecte les eaux de pluie, en plus de l’eau de la source captée quelques dizaines de mètres plus haut. Le devis de l’architecte dijonnais Destot a été approuvé par le conseil municipal le 6 janvier 1854 et les travaux adjugés à Antoine Guidot entrepreneur à Aubigny le 13 juillet pour 6376,30 frs. Le captage de la source a nécessité des travaux supplémentaires et la réception définitive a été faite par Phal-Perron d’Auxonne le 20 janvier 1859.
                                                 Le lavoir de Magny-les-Aubigny

A Montot, d’abord simple fontaine en 1827, la source en contrebas du village, le long de la route de Montot à Saint-Usage, a été aménagée en lavoir en 1872, mais celui-ci est toujours resté à ciel ouvert.
Fin 2011, il semblait abandonné,
                                                           Montot : le lavoir en 2011
Mais en 2012, à l’initiative de la municipalité, il a été restauré par l’association Ressources de Dijon et inauguré le 24 novembre.
                                          Montot : le lavoir restauré, un jour de brouillard…
L’été prochain, il constituera une halte agréable pour les promeneurs et les cyclistes.

Pierre Marie Guéritey, décembre 2012
© Texte et photos

jeudi 6 décembre 2012

Saint-Nicolas : une longue histoire à Saint-Jean-de-Losne

Comme pour beaucoup de Saints du calendrier, il y a une part de légende dans l’histoire de Saint Nicolas mais ne dites jamais à Saint-Jean-de-Losne que Saint Nicolas n’a pas existé !
Souvenez vous de sainte Philomène que le curé d’Ars priait tous les jours et qu’on allait prier en pèlerinage à Villers-les-Pots : elle a fait de nombreux miracles, et finalement, on s’est aperçu qu’elle n’avait jamais existé ou du moins qu’elle ne s’appelait certainement pas Philomène…
Saint Nicolas aurait vécu au IVe s. en Asie Mineure : il était évêque de Myre (actuelle la ville de Demre en Turquie, province d’Antalya, où se trouve le tombeau du Saint dans l’ancienne église Saint-Nicolas). Il est surtout connu par la légende selon laquelle il aurait sauvé trois petits enfants mis dans un saloir par un méchant charcutier dans une période de famine.
Donc Saint Nicolas est le protecteur des enfants, particulièrement des jeunes garçons et c’est ainsi qu’on le célèbre en Lorraine.
Mais il aurait aussi sauvé trois marins d’un naufrage au large des côtes turques : il est donc naturellement devenu le patron des navigateurs et particulièrement chez nous, des mariniers.
La confrérie de Saint Nicolas établie dans l’église de Saint-Jean-de-Losne rassemblait des mariniers et des artisans de la ville. (Le bateau  suspendu ans l’église en 1826 au-dessus de la chapelle qui lui était dédiée s’appelle le « Saint-Nicolas »)
 
Pour la fête de Saint-Nicolas, à Saint-Jean-de-Losne ce sont les mariniers et les enfants qui sont à l’honneur.
Voici le programme de la journée (dimanche 9 décembre 2012) :

Toute la journée : Saint-Jean-de-Losne : grand marché de la Saint-Nicolas sur la place des Halles (organisé par l’association de la Batellerie), on y trouvera des huitres, des escargots, des décorations de Noël, des cadeaux, des bijoux,…du vin chaud bien sûr : un vrai marché de Noël.

10H : messe à l’église de Saint-Jean-de-Losne, avec les confréries, le groupe liturgique et les cors de la batterie fanfare de Saint-Jean-de-Losne
11H15 : chapitre de la confrérie des Avalants-Navieurs à la salle des fêtes de Losne
12H30 : banquet de la confrérie à la salle des fêtes de Losne
16 H : illumination des rues du pays Losnais
16 H sur la place à Losne : distribution de costumes aux enfants, distribution des torches, des costumes et des vestes de sécurité, mise en place des attelages
17H : départ du défilé de la place à Losne vers le quai de la Hutte, précédé par la batterie fanfare ; St Nicolas embarque sur le bateau.
Traversée de la Saône entre 17H 15 et 17H 30
17H 30 arrivée à Saint-Jean-de-Losne, quai National, défilé dans les rues de Saint-Jean-de-Losne
18H : Salle polyvalente de Saint-Jean-de-Losne, accueil par la Batterie fanfare, animation
Distribution de friandises aux enfants.
©Texte Pierre Marie Guéritey

dimanche 18 novembre 2012

Saint Jean de Losne, le 25 novembre, le Noël des jouets : une nouveauté

Le 25 novembre, c’est Noël avant l’heure à saint Jean de Losne : le premier « Noël des Jouets » organisé par l’office de Tourisme Rives de Saône rassemble les bourses aux jouets et puériculture des écoles de Saint-Usage et de Saint-Jean-de-Losne, dans le cadre d’une grande kermesse pour les enfants.
On y trouvera des jeux anciens et traditionnels proposés par M. et Mme Kessler,  des animations, une exposition-musée de jouets anciens (pour les enfants et leurs parents), un studio de photographie où les enfants pourront poser à côté de leur jouet préféré ou avec des jouets anciens de l’exposition.
Une grande fresque décorative sera aussi réalisée par les enfants, elle sera ensuite exposée pendant les fêtes dans des vitrines des commerces de la ville. Lors de cette journée, les enfants seront les rois de la fête, ils pourront se divertir, découvrir, jouer, en compagnie de leur famille.
Le produit de la vente des bourses aux jouets et puériculture des écoles est en grande partie destiné à alimenter la caisse de ces associations pour offrir des animations aux enfants pendant l’année.
Des professionnels proposeront aussi des cadeaux de Noël et un large choix de livres (neufs) pour enfants.
Les bénévoles de Promo Saint Jean prêteront mains fortes à l'Office de Tourisme Rives de Saône, ainsi que les associations des parents d’élèves des écoles de Saint-Jean-de-Losne et de Saint-Usage, pour que ce dimanche 25 novembre soit un moment récréatif et privilégié pour les enfants.
Salle polyvalente de Saint-Jean-de-Losne dimanche 25 novembre 10 h-18h. Entrée gratuite, buffet-gourmandises, buvette. Kermesse (tickets 0,50 € l’unité)
©Photo M. Guéritey, Blog Saint jean de Losne Histoire Tourisme et Patrimoine

vendredi 16 novembre 2012

Pagny-la-Ville : l’église Saint Léger et l’orgue Rinkenbach (1858)

Comme tous les villages du bord de Saône, Pagny s'est construit en utilisant au mieux les parcelles hors d'atteinte des crues de la rivière. Ainsi, l'église et le cimetière qui l'entoure se trouvent sur une motte proche de l'eau, mais suffisamment élevée pour échapper à l'inondation. Saint Léger, évêque d'Autun de 662 à 673, martyrisé près d'Arras le 2 octobre 678 est le Patron de la Paroisse.
L'église, construite au XIIIe - XIVe siècle sur l'emplacement d'un édifice plus ancien, a été plusieurs fois remaniée. Elle est orientée sud-nord, et comporte trois nefs de cinq travées. Le sanctuaire, à deux travées, est fermé par un mur de chevet plat percé de trois fenêtres, qui témoigne de l'influence cistercienne, c'est la partie la plus ancienne de l'église ; il communique avec la nef par un arc brisé souligné au XIXe siècle par deux colonnes engagées en marbre rouge de Sampans surmontées de chapiteaux à crochets. La nef, primitivement couverte d'un plafond plat, a été voûtée au XVIIe siècle. Cette voûte en brique empiète par endroits sur les percements anciens des murs gouttereaux. Au dessus de la voûte, dans les combles, des fragments de fresques subsistent sur la partie supérieure du mur Est de la nef : dans des arcatures gothiques, on reconnaît plusieurs fragments de scènes de la vie campagnarde : battage du blé, chasse ... Ces fresques, avec d'autres maintenant disparues, dont on trouve encore quelques traces derrière l'orgue, constituaient le décor de la nef, avant la construction des voûtes.
Le clocher porche a été édifié à la même époque après l'écroulement du clocher ancien. On a voulu plus tard donner une certaine majesté à l'édifice en élargissant la base de ce clocher par les deux chapelles qui l'encadrent et forment avec lui une façade d'une certaine ampleur.
Devant celle-ci, la croix en pierre, érigée au XVe siècle s'élève sur un fût torse à une hauteur de 13 mètres. A la base de la croix, une Sainte Madeleine agenouillée sur une console regarde le Christ.

Dans l'église se trouvent plusieurs statues polychromes de diverses époques: une Sainte Barbe en pierre, du XVIe siècle, ainsi qu'un Saint Sébastien en bois, de la même époque, de l'école champenoise. Un Saint Jean Baptiste en bois, Une Vierge de Pitié en pierre, du XVIIe, ainsi qu'un Ecce Homo également en pierre polychrome, qui porte à la fois les stigmates de la passion. Plusieurs statues un peu plus récentes (XVIIIe) complètent cette riche statuaire ancienne : Saint Pierre, un évêque (Saint Léger?), et Saint Roch formant reliquaire.
Des fresques ont été découvertes par l'Abbé Rapp, curé de Pagny, dans les années 1930, sur la voûte du sanctuaire. Elles ont été classées monument historique en décembre 1941. On distingue, au dessus de l'autel, le Christ en gloire, à droite, la Vierge, et de chaque côté des anges, ailes déployées, dont un ange musicien jouant du cornet.
 Au siècle dernier, Pagny-la-Ville, malgré un incendie qui détruisit 38 maisons et 8 granges en 1848 est un centre rural actif, avec ses deux foires annuelles (le 15 mai et le samedi suivant le 2 octobre), son marché le jeudi. L'installation d'une féculerie au bord de la Saône complète l'économie du village.
En 1866, un vol est commis dans l'église, et on estime à plus de 1500 Francs la valeur des objets du culte qui ont été dérobés. En 1897, il y avait 660 habitants ; le curé, aidé d'un vicaire desservait La Bruyère, le Châtelet et Pagny-le-Château. En plus des écoles publiques, il y avait une école de filles tenue par des religieuses.

A cette époque, des aménagements sont réalisés à l'intérieur de l'église : le maître autel (maintenant démantelé), et les autels latéraux ont été reconstruits avec des retables ornés de plusieurs statues ; dans la nef, de nombreuses statues de plâtre témoignent de la piété des paroissiens. Il ne faut donc pas s'étonner de trouver dans cette église, au lieu de l'harmonium habituel des églises de villages, une tribune au dessus de la porte d'entrée, avec un orgue d'une certaine importance dont l’acquisition a été décidée par le conseil de fabrique le 4 octobre 1857 :
"Le conseil, considérant qu'un orgue ne pouvait que contribuer à la majesté du Culte, attirer une plus nombreuse assistance aux officies divins et soulager les chantres qui sont vieux, arrête à l'unanimité que la Fabrique fera l'acquisition qui lui est proposée".
C'est un "facteur du Haut-Rhin" qui propose d'installer d'ici mars 1858 un orgue dans l'église pour la somme de 3.550 Francs.
Les comptes de la fabrique font encore mention d'une réparation à l'orgue en 1881.
A l'époque où Joseph Dietsch écrivait son ouvrage sur les orgues de Dijon, l'origine de l'orgue de Pagny était déjà presque oubliée, puisqu'il note : « .. Il est en place depuis environ vingt cinq ans. Son constructeur était un alsacien nommé Richenbach (sic) : c'est tout ce qu'on sait de l'orgue à Pagny où l'on ignore même le lieu de résidence de ce facteur. On ne l'accusera pas de faire trop de réclame. »
Faute de documents complémentaires, les caractéristiques techniques de cet orgue permettent de confirmer les dires de Joseph Dietsch, et l'attribution à Valentin Rinkenbach, facteur d'orgues à Ammerschwihr (Haut-Rhin), en 1858.
 En 1936, l'instrument, devenu inutilisable est réparé par Marc Georgel, frère du facteur d'orgues Georgel, établi à Eurville (Haute-Marne), qui effectuait son service militaire à la base aérienne de Longvic. Pour 5. 000 F., Georgel nettoie l'instrument répare la mécanique et les tuyaux, remplace le clavier et fournit un ventilateur électrique. Le 6 septembre 1936, M. René Geiger, organiste de Saint-Michel de Dijon donne un concert d'inauguration.
Au début des années 60, P.M Guéritey a découvert dans les combles de l'église, et mis en lieu sûr, diverses pièces abandonnées par Georgel : tuyaux de bois du Basson, clavier ancien plaqué d'ébène. Celles-ci, ont donné des indications pour la restauration actuelle. Quelques travaux effectués vers 1970 par Philippe Hartmann et un traitement des bois ont permis de sauvegarder cet instrument jusqu'à la restauration (1996-1998) , confiée à Jean Deloye facteur d'orgues à Audelange (39).
La tradition orale faisait état d'un relevage par Jacquot en 1941. Sa signature a été retrouvée par Jean Deloye sur un morceau de peau collé dans le sommier ("Haut les cœurs, vive le France, Th Jacquot août 1941"). La mécanique suspendue est reconstituée à partir de l'ancien clavier restitué en copie, le rang de tierce du cornet a été refait, la transmission de la première octave du Bourdon 16 de Pédale au manuel, due à Georgel ou à Jacquot, supprimée. Les tuyaux de bois trop vermoulus ont été faits en copie, et le réservoir à plis parallèles a été restauré.
L’instrument à un clavier est contenu dans un buffet plat à trois tourelles, caractéristique de Rinkenbach, verni en faux bois façon chêne clair, avec la console en fenêtre et les jeux de pédale derrière le buffet.

Composition:
Manuel
(54 notes C-f''')
Pédale
(18 notes C-f) *

Bourdon 16 (c-f''')
Montre 8
Bourdon 8
Salicional 8
Viola 4
Flûte 4
Nasard 2 2/3
Doublette 2
Basson-Hautbois 8
Cornet V (c'-f''')

Bourdon 16
Flûte 8
Flûte 4
Basson 8


Tremblant
* portée à C-c’ par tirasse.

- Archives départementales de la côte d'Or série II0 , série V, Bulletins paroissiaux
- Noël, Pierre, Le canton de Seurre, géographie, description, statistique : histoire spéciale de chaque commune / d'après des renseignements mis en ordre par P. Noel,.Impr. de Darantière (Dijon)-1888 1 vol. (131 p.) : carte ; in-8
- Guéritey, Pierre Marie, Pagny-la-Ville, L'orgue Valentin Rinckenbach de l'église Saint-Léger, Pagny-la-Ville 2000.

© Texte et photo Pierre Marie Guéritey


lundi 5 novembre 2012

Le Salon du Livre 2012 à Saint Jean de Losne

Le 11 novembre 2012, c’est la 14° édition du Salon du livre à la salle polyvalente de Saint-Jean-de-Losne, place du Port Bernard.
Organisé par l’office de tourisme Rives de Saône, le Salon réunit une douzaine de bouquinistes, marchands de livres anciens, cartes postales et vieux papiers.
Quelques auteurs invités, des passionnés, vous feront découvrir leurs dernières publications : Patryck Vaucoulon, naturaliste, photographe animalier et aquarelliste, Pierre Causeret, astronome, et les historiens du territoire : Alain Cessot (Losne) et Jean-Louis Rousselet (Seurre).
Ce sera l’occasion en ce dimanche d’automne, de découvrir quelques ouvrages ou documents rares, de compléter sa bibliothèque en faisant une bonne affaire, et de découvrir ou revoir Saint-Jean-de-Losne (20 km de Dole, 30 km de Dijon).
Ouverture de 10 h. à 18 h. (entrée 1€, gratuit pour les enfants jusqu’à 14 ans, buffet, buvette).

samedi 3 novembre 2012

« Le Massacre des gros oiseaux par les sans-culottes »

Le Comité départemental pour l’étude de la Révolution en Côte-d’Or et les Archives Départementales de la Côte d’Or organisent le 9 novembre 2012 de 9h à 18h. aux Archives départementales, 8 rue Jeannin à Dijon une Journée d’études : « Emblèmes et Symboles de la Révolution en Côte d’Or ».
Dans le cadre de cette journée, Pierre Marie Guéritey présentera à 10h10 un exposé intitulé « Le Massacre des gros oiseaux par les sans-culottes ».
A travers les archives de la période révolutionnaire, mais pas seulement, seront présentées les vicissitudes de quelques «oiseaux», considérés - peut-être - par les révolutionnaires comme des symboles du « fanatisme » : les coqs des clochers, les anges et particulièrement les aigles servant de pupitre dans les églises. Quelques exemples montreront le processus qui a conduit à la disparition de la plupart de ces objets et surtout comment les archives permettent de préciser l’origine de certains, anciens ou plus récents, qui ont disparu ou qui se trouvent dans des églises de Côte d’Or.

Vous êtes cordialement invités à cette conférence et à tout le colloque qui se déroulera aux Archives départementales de la Côte d'Or, 8 rue Jeannin à Dijon, de 9h à 18h. L'entrée en est libre et gratuite.
Voici le programme :

Les derniers beaux jours… à Saint-Jean-de-Losne

Ils semblent maintenant derrière nous, mais nos visiteurs en ont profité.
En octobre, nous avons reçu la visite de l'association pour le Renouveau du Vieux-Dijon, et de l’association Notre Dame des sources d’Authume (Jura).
Ces groupes ont découvert le patrimoine de Saint-Jean-de-Losne.
A l’hôtel de ville ils ont pu voir les souvenirs historiques, le tableau monumental « La belle-défense de Saint-Jean-de-Losne », le papier peint du salon d’honneur (de la manufacture Réveillon, XVIIIe s.) , le poêle en faïence (XVIIIes. restauré en 2011).
Une nouvelle salle abrite maintenant deux tableaux appartenant à la mairie, que j’ai fait sortir du grenier où ils étaient relégués depuis plusieurs années : «Inauguration de la ligne de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saulnier l’arrivée des ministres à Saint-Jean-de-Losne 23 juillet 1905 » du peintre Saint-Jean-de-Losnais Louis Dumontant, exposé pour les journées du patrimoine 2011, et un « Bord de mer », du peintre Paul Givry, identifié comme le port de Barfleur, donné à la Mairie en 1916. Cette toile de grandes dimensions, avec son cadre d’époque, a été seulement nettoyée et mérite une restauration.
La visite de l’église Saint Jean-Baptiste est toujours une source d’étonnement, en effet, la majeure partie du mobilier antérieur à la Révolution a été conservée et, de la chaire à prêcher de 1604, en passant par l’orgue de 1768 et le maître autel avec baldaquin de 1784, les éléments le plus importants sont encore là, y compris les confessionnaux de 1769 et les tambours de portes de 1773. Le savoir faire des artisans de la ville et d’artistes de passage est directement accessible. Le bâtiment lui-même est un exemple de gothique flamboyant tardif (XVIe s.), sa réalisation en briques en fait un exemple rare d’une grande église homogène ainsi construite à cette époque.
La promenade ne serait pas complète sans la croisière sur la Saône à bord du « Vagabondo » avec déjeuner, et passage d’une écluse : trois heures de découverte de la Saône et de ses rivages entre Saint-Jean-de-Losne et les Maillys.


Chaque groupe organise sa journée à sa guise autour de ces temps forts. L’Association Notre-Dame des Sources a terminé sa journée à l’abbaye de Citeaux, le groupe de l’Association des amis du Vieux Dijon qui s’était arrêté d’abord à Brazey pour admirer l’aménagement urbain (mairie, écoles, Eglise) du XIXe s. est allé ensuite à Auvillars-sur-Saône pour une visite de la très belle église de ce village (Vierge à l’enfant XVe s, gisants d’enfants XVIIe s. attribués au sculpteur Dubois), avant de terminer la journée à l’église de la Nativité d’Allerey (71) célèbre par ses fresques du XVIIIe s.
Encore une fois, on a pu constater que le territoire de la communauté de communes Rives de Saône et ses alentours, autour de Saint-Jean-de-Losne offre des ressources patrimoniales importantes. Les visites guidées permettent de comprendre l’importance de ces monuments et mobiliers (souvent classés MH, qualifiés à tort de « petit patrimoine ») et de satisfaire les publics les plus exigeants en matière d’histoire et d’histoire de l’art.
Nous donnons rendez-vous en 2013 à tous les groupes des environs (Jura, Haute-Saône, Doubs, Saône et Loire, Haute-Saône…) amis de la nature, de l’histoire et du patrimoine.
Contact : office de tourisme Rives-de-Saône, Antenne de Saint-Jean-de- Losne
' 03.80.37.15.70 ; info@saintjeandelosne.com
© Photos
© Texte Pierre Marie Guéritey

vendredi 5 octobre 2012

Une exposition à ne pas manquer

Pour tous ceux qui aiment les bateaux, une très belle exposition à voir actuellement à la Galerie du Cerf , 3 avenue de la Gare d'Eau à Saint Jean de Losne... Vous découvrirez l'univers du peintre Daniel Carette : bateaux de mer, péniches, flotteurs... des tableaux forts, avec des cadrages parfois serrés, une composition remarquable, une palette juste, en un mot une expostion digne des meilleures galeries de grandes villes.
N'hésitez pas à pousser la porte, l'entrée est gratuite. Joëlle Farenc y expose également ses sculptures magistrales, pleines de sensualité et de poésie, qui répondent magnifiquement aux toiles de Daniel Carette.
Ces deux prochains week-ends, ouverture samedi et dimanches de 14h à 18h. Alors ne vous privez pas de cette rencontre avec l'Art dans une toute petite bourgade.


Exposition "Corps et Décors" Galerie du Cerf, 3 avenue de la Gare d'eau à Saint Jean de Losne - Ts les jrs sf lundi, de 14h à 18h.

mardi 2 octobre 2012

Horaires d'hiver à l'antenne de l'Office de Tourisme à Saint Jean de Losne

Merci de bien vouloir noter les horaires d'hiver de l’antenne de Saint-Jean-de-Losne
de l’office de tourisme Rives de Saône
du 1er octobre au 31 mars
Mardi au vendredi : 9h30 à 12h et 14h à 17h
Samedi : de 9h30 à 12h30.
Nous vous rappelons que vous pouvez prendre vos billets SNCF à l'antenne de Saint Jean de Losne. Corinne et Tatiana sont là pour vous aider à trouver les meilleurs horaires et tarifs.
Alors achetez vos billets SNCF
 à Saint Jean de Losne
et informez vos amis de cette possibilité pratique à deux pas de chez vous,  et avec le sourire en prime.

mercredi 26 septembre 2012

Daniel Carette et Joëlle Farenc exposent à la Galerie du Cerf à partir du 29 septembre

Une nouvelle exposition, du 28 septembre au 14 octobre prochains, à la Galerie du Cerf. On retrouve tout d'abord le peintre dijonnais Daniel Carette bien connu, habitué des Salons comme l'Essor à Dijon ou celui de Fontaine. Daniel Carette a aussi exposé à Saint Jean de Losne, notamment dans le cadre des Printemps des Arts. Actuellement Daniel Carette pratique régulièrement dessins, encres, huiles sur différents thèmes, avec la nécessité de s’exprimer personnellement par le choix des sujets, de dépasser la représentation réaliste mais plutôt un réalisme poétique, d’aller vers le ressenti.
On retrouve aussi dans sa peinture et ses sujets ce qui l'a fortement marqué jeune : ses premières années de travail dans la métallurgie de l’Est de la France : aciérie, laminoir, puis au fond de la mine de charbon.
Daniel Carette travaille par séries : vues rapprochées avec des cadrages insolites comme ses carcasses de bateaux, de wagons, … Il est touché et inspiré par les usines souvent à l'abandon avec des objets entassés. Le peintre est aussi très intéressé par la lumière : fenêtres, baies vitrées. Ce qu'il cherche en fait à peindre ce sont ses émotions et ses images intérieures.
Daniel Carette expose en compagnie de Joëlle Farenc, sculpteur. Cette dernière, agrégée d'éducation musicale et de chant choral, s'adonne assidument au dessin, notamment dans l'atelier de Michel Potherat, et le modelage d'après des modèles vivants. Sa source d'inspiration est essentiellement le corps humain, seul ou bien dans ses rapports avec la Nature, qu'elle soit végétale ou animale.
 Pour Joëlle Farenc, l'œuvre sculptée doit être symbolique et sensuelle. Son inspiration pourrait être qualifiée de baroque à cause du mouvement que l'artiste tente d'exprimer mais aussi à cause des accumulations imaginées avec un certain humour.
Les deux artistes ont choisi comme titre d'exposition "Corps et décors" qui exprime bien le message qu'ils veulent faire passer à ceux qui viendront admirer leurs œuvres.
Une belle exposition originale, à quatre mains, à découvrir à la Galerie du Cerf à partir du 29 septembre prochain.
 "Corps et décors" exposition de Daniel Carette (huile) et Joëlle Farenc (sculpture), du 28 septembre au 14 octobre 2012  - Ouverture tous les jours (sauf le lundi), de 14h à 18h. Galerie du Cerf, 3 rue de la Gare d'eau – 21170 Saint-Jean-de-Losne – Entrée libre – Possibilité de parking. Rens. Promo Saint Jean au 03 80 29 04 44 ou

mercredi 19 septembre 2012

Succès du musée éphémère de Saint-Jean-de-Losne

Ouverte à la mairie le dimanche 16 après-midi pendant trois heures, cette exposition a été visitée par 140 personnes : nombreux habitants de Saint-Jean-de-Losne et des environs mais aussi visiteurs de Bourgogne ou du Jura, et de Suisse.
Les intentions de ceux qui ont conçu l'exposition (Pierre Marie et Michelle Guéritey et Georges Kozlowski) étaient de faire découvrir quelques œuvres cachées dans les greniers et l'Hôtel de Ville et dans les collections privées, et aussi de mettre en valeur le patrimoine historique de Saint-Jean-de-Losne.
La ville a hérité de son passé de nombreux monuments et objets classés Monuments Historiques, certains depuis longtemps : l'église et une partie de son mobilier, le mortier en bronze de l'Hôpital, l'Hôtel de Ville, soit au total une trentaine de monuments et objets, ce qui est remarquable pour cette petite ville, chef lieu de canton.
A l'occasion de cette édition 2012 des Journées du Patrimoine dont le thème était "le patrimoine caché", les visiteurs ont été invités à découvrir le tableau monumental du peintre Paul Givry, donné à la ville en 1916 et sorti pour la circonstance du grenier de la mairie. Ce paysage de bord de mer est une œuvre très intéressante par sa composition, entre terres et mer, sa belle lumière de fin d'après midi, tout à fait dans la veine de Millet ou des paysagistes du 19e siècle.

Pour accompagner ce tableau, d’autres peintures, des sculptures et des photographies ont été réunies : les bustes de Voltaire et Rousseau (qui ornaient autrefois la Galerie du 1er étage de la mairie), le buste en bronze, de parfaite facture, de Monsieur Ducordeaux (1898) dû à Ernest Boutellier (directeur des Beaux-arts de Dijon, auteur entre autres du buste de Joseph Garnier aux Archives départementales), ou un tableau digne d'intérêt représentant Saint-Jean-de-Losne vu de Losne, dû sans doute à un peintre local, et qui a attiré beaucoup de regards et de commentaires.
En l'espace d'un après-midi Saint-Jean-de-Losne a eu son musée des Beaux-Arts… et cette idée n'a pas paru saugrenue aux yeux des visiteurs.  Espérons qu'un jour ce rêve devienne réalité car il y a beaucoup de peintres qui se sont intéressés à la ville et ont illustré notamment les bords de Saône.
Pendant tout le week-end, les visiteurs ont pu se rendre librement à l’église et à l’Hôtel-Dieu (aujourd’hui EPHAD), et le dimanche après-midi, une visite guidée, sous la conduite de Pierre Marie Guéritey, a été suivie par un groupe d’une soixantaine de personnes : le patrimoine et la culture ont encore de beaux jours devant eux.

lundi 17 septembre 2012

Les Journées du Patrimoine 2012 bien fréquentées à Saint Jean de Losne

Plus de 140 personnes ont  visité l'Hôtel de Ville et l'église de Saint Jean de Losne, dans le cadre des Journées du Patrimoine 2012, et  découvert l'histoire de la ville en compagnie de Pierre Marie Guéritey.
Le grand tableau du peintre C. Givry, descendu des réserves de la mairie pour l'occasion et qui demeurera dans la salle du milieu au premier étage de l'Hôtel de Ville, a été une découverte pour une grande partie des visiteurs. Cet élément du patrimoine communal reprend ainsi un novueau souffle, en attendant une petite restauration.

vendredi 14 septembre 2012

Découvrez l'histoire de la ville de Saint-Jean-de-Losne lors des Journées du Patrimoine

A Saint Jean de Losne, si l'on vous dit Marquetti, Maugras, la mère Chevillard, Sirdey, Filochot, le Wauxhall, cela évoque-t-il quelque chose pour vous ? ..... non !
Alors 6 bonnes raisons de faire la visite guidée de la ville dimanche 16 septembre à 15h30 ! RdV devant la mairie...  Inscription à l'Office de Tourisme Antenne de Saint Jean de Losne, Mairie ( T. 03 80 37 15 70 et stjeandelosne@saône-tourisme.fr   -  C'est gratuit !
A bientôt.

vendredi 7 septembre 2012

Journées du Patrimoine : Un musée des beaux arts à Saint-Jean-de-Losne ?...

Journées du Patrimoine 2012 :
Saint-Jean-de-Losne a hérité de son passé de nombreux monuments et objets suffisamment notoires pour avoir été classés monuments historiques, certains depuis très longtemps : la chaire à prêcher dès 1902, l’aigle lutrin et plusieurs statues de l’église en 1912, l’église dans son ensemble en 1921, le mortier de bronze de l’Hopital en 1938 etc. ; au total, une trentaine de monuments et objets, ce qui est remarquable pour cette petite ville, chef lieu de canton.
 Il y a encore beaucoup d’objets d’art, anciens ou récents, certains complètement inconnus, qui méritent l’attention.
En septembre 2011, à l’occasion des journées du Patrimoine (thème « le voyage du patrimoine ») nous avons présenté et documenté le tableau du peintre Saint-Jean-de-Losnais Louis Dumontant :
Inauguration de la ligne de St Jean-de-Losne à Lons-le-Saunier
L'arrivée des ministres à St Jean-de-Losne
23 juillet 1905
Ce tableau est resté exposé depuis dans une salle de la mairie.

Cette année, le thème des journées du Patrimoine « le Patrimoine caché » engage à présenter des œuvres habituellement invisibles.
Nous vous invitons à découvrir un musée des beaux arts (éphémère ?) de Saint-Jean-de-Losne autour d’un tableau monumental du peintre Paul Givry, donné à la ville en 1916, sorti pour la circonstance du grenier de la mairie, dont voici un détail…
 
Autour de ce tableau seront présentées des peintures, sculptures et photographies, conservées à la mairie ou dans des collections particulières à Saint-Jean-de-Losne, ou concernant la ville et restées cachées ou invisibles…

Exposition « un musée…éphémère »
Hôtel de Ville de Saint-Jean-de-Losne
Dimanche 16 septembre après midi (15h-18h).
Une visite guidée de l’exposition suivie de la visite des principaux monuments de la ville est organisée à 15h.30 : rendez-vous devant la mairie.
Visites gratuites, renseignements et réservations auprès de l’office de tourisme Rives de Saône, antenne de Saint-Jean-de-Losne 03.80.37.15.70.
http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/fr/le-programme/recherche-thematique
Eglise Saint Jean-Baptiste ouverte Samedi 15 et Dimanche 16 (8h.30-19h.) , brochure explicative.
(messe dimanche 16 à 11h.)
En traversant la Saône:
Eglise Notre-Dame de Losne, ouverte Samedi 15 et Dimanche 16 : 9h-12h  14h-18h, visite gratuite.

Pierre Marie Guéritey

Saint-Jean-de-Losne : le drapeau de l’Espérance

En 1943, plus d’un an avant la libération, Gilbert Dupuis, gymnaste intrépide, a escaladé une nuit le peuplier qui se trouvait alors au centre de la place des cochons (aujourd’hui place des remparts).
Il a installé un grand drapeau tricolore au sommet de l’arbre. Toutes les tentatives des pompiers, envoyés par le maire pour le décrocher, ont échoué, et il est resté, flottant fièrement au dessus de la ville, jusqu’à la Libération.
Gilbert Dupuis était le frère de Madame Durot (magasin « Durot sport » rue de la liberté, « Chic et sport » jusqu’à cette année)
Au moment où le défilé de la Libération se prépare à Saint-Jean-de-Losne, nous publions cette photographie (©) de l’arbre de la Liberté surmonté du drapeau de l’espérance que nous a confiée Michel Durot (fils de Madame Durot) en hommage au nombreux résistants Saint-Jean-de-Losnais membres du Bataillon Dubois.



« En 1943, sous l’occupation allemande, le drapeau de l’espérance mis par Gilbert Dupuis, frère de Mme Durot, était au-dessus du peuplier de la liberté place des remparts. Plus tard, l’arbre a été coupé dans les années 60 » - (Note de Mme G. Ganée).
Texte Pierre Marie Guéritey

mardi 21 août 2012

Ne manquez pas le concert trompette et orgue ce dimanche à l'église de Saint Jean de Losne

« Claviers d’été » Saint-Jean-de-Losne - Eglise Saint Jean-Baptiste  - Dimanche 26 août à 17 heures - Concert trompette et orgue, avec Guy Messler et Jean-Pierre Rolland.
Après un brillant parcours de formation s’achevant au Conservatoire National Supérieur de Lyon, Guy Messler entre comme trompette solo à l’Opéra National du Rhin en 1983 jusqu’en 2005 après avoir fait le choix de l’enseignement en lien avec une carrière d’interprète.
Il est invité comme soliste dans des orchestres référents comme : l'Orchestre de chambre de la Follia, I solisti Veneti, sous la direction de Claudio Scimone, l'Orchestre de chambre de Lausanne sous la direction de Michel Corboz, l'Orchestre de chambre du Bade Württemberg sous la direction de Jörg Faerber où il enregistre les doubles concertos de Molter avec Guy Touvron, l'Orchestre de chambre d'Auvergne sous la direction de Arie van Beek et l'Orchestre de chambre de Stuttgart sous la direction de Helmut Rilling.
Régulièrement associé aux productions de l'Opéra de Paris, il joue sous la direction de Valery Gergiev. Il est également membre de l’ensemble des cuivres français sous la direction de Thierry Caens.
Titulaire du Certificat d'Aptitude de professeur de trompette, il intègre l'Ecole Nationale de musique de Mulhouse avant d'être recruté au Conservatoire National de Région de Rouen en 2007.

L'organiste Jean-Pierre Rolland (qui a des attaches familiales à Saint-Jean-de-Losne) connaît bien l'orgue de l'église paroissiale et l'apprécie beaucoup ; il a donné déjà plusieurs concerts sur cet instrument.
Jean-Pierre Rolland a effectué ses études musicales au Conservatoire National de Région de Marseille, puis au Conservatoire National Supérieur de Lyon (orgue, improvisation) et au Conservatoire Royal de Musique de Liège (direction d’orchestre). Diplômé pour ces trois disciplines, il est également titulaire du Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur d’orgue et enseigne cet instrument, ainsi que l’improvisation individuelle et collective, au Conservatoire à Rayonnement Régional de Douai. Il est également conseiller technique, chargé du suivi de l’entretien des orgues de cette ville.
Attaché à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine, il préside l’Association Douaisienne des Amis des Orgues, et organise à ce titre une saison annuelle de concerts. Il fait partie de l’équipe des organistes du temple Saint Eloi de Rouen (Eglise Réformée de France). Concertiste, il se consacre tout particulièrement à la rencontre entre l’orgue et d’autres instruments, se produisant avec voix, flûte à bec, saxophone, basson, bombarde, trompette et violoncelle, dans un répertoire original comportant une part de création. Il a enregistré pour Coop Breizh, Arion et Hortus. Son premier disque en soliste, la Saveur des Dissonances, à l’orgue historique de Saint Jean de Losne a retenu l’attention de plusieurs revues spécialisées (5 diapasons, novembre 2009).
Les deux concertistes ont choisi pour le programme de ce concert des œuvres de Torelli, Bach, Albinoni, Viviani, Vivaldi et Clérambault, mettant en valeur l'orgue et la trompette.

Au programme : oeuvres de Torelli, Bach, Albinoni, Viviani, Vivaldi et Clérambault.
Orgue Bénigne Boillot 1768.
Ce concert qui s’annonce varié et agréable, est proposé par l’association Promo Saint-Jean (Entrée 6€, gratuit jusqu'à 14 ans). Rens. promostjean@wanadoo.fr et 03 80 29 04 44.

samedi 18 août 2012

Le mobilier de l’église de Saint-Jean-de-Losne : les confréries et le bateau suspendu dans l'église

Dès le début du XIXe s., les confréries se reconstituent rapidement en grand nombre dans la paroisse. Chaque confrérie est attachée à la vénération de son saint patron, les confrères payent pour être reçus et acquittent une cotisation annuelle. Outre les cérémonies religieuses attachées à la fête du Saint, les confrères doivent assister aux obsèques des confrères défunts, et généralement, ils s’engagent à mener une vie digne et respectueuse des principes de la religion.
Chaque confrérie paye annuellement une certaine somme à la paroisse pour disposer d’une chapelle où elle expose ses objets de dévotion : en général une statue de son saint patron et/ou un bâton de procession portant une petite statue du Saint entourée de deux flambeaux. La confrérie rétribue le clergé, les chantres, l’organiste … pour les offices qu’elle demande à la paroisse. Elle est dirigée par un bâtonnier assisté d’un trésorier.
La paroisse comprend les communes de Saint-Jean-de-Losne, Saint-Usage et Echenon.
On trouve pendant tout le XIXe siècle et jusque au début du XXe siècle les confréries suivantes :
Saint-Jean-Baptiste, qui réunit les familles des principaux notables de la paroisse
Saint Eloi : cultivateurs, artisans …
Saint Catherine : jeunes filles
Saint Barbe : mères chrétiennes
Saint Sacrement
Saint Christophe
Saint Nicolas : jeunes garçons et mariniers.
La Confrérie du Rosaire (Saint François Xavier) et la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus se développent surtout à la fin du XIXe siècle.

On fête Saint Nicolas début décembre, et souvent, dans la même semaine, sont célébrées les fêtes de Sainte Catherine, de Sainte Barbe, la grande fête diocésaine de Saint Bénigne, et  le 8 décembre la fête de l’Immaculée Conception.
La fête de Saint Nicolas  ne revêt donc pas alors une solennité exceptionnelle. A la fin du XIXe, on célèbre ce jour-là une grand-messe à 9h, à laquelle les confrères sont priés d’assister et certaines années le curé ajoute en chaire le dimanche précédent « de ne pas être en retard »….

La chapelle de Saint-Nicolas dans le bras nord du transept est aujourd’hui celle de Sainte Thérèse de Lisieux, dont la statue a remplacé sur l’autel la statue du Saint (il s’agissait d’une petite statue en bois polychrome destinée à être portée sur le bâton de procession). Le bateau suspendu au-dessus de l’autel rappelle encore aujourd’hui la destination de cette chapelle.
Bien que d’autres objets analogues se trouvent dans les églises des villes en bordure de mer ou même sur la Saône à Seurre, le bateau  de Saint-Jean-de-Losne est exceptionnel par sa taille et son allure de frégate particulièrement réussie.
La coque est assemblée en planches minces de bois et par les sabords sont pointés des canons factices. Le bateau est suspendu à une console en fer forgé et l’inscription qu’il porte "Le Saint Nicolas le 6 décembre 1826" indique clairement qu’il s’agit de l’emblème de la confrérie, installée le jour de la fête de Saint Nicolas.
Une vue ancienne de l’intérieur de l’église (1936) montre que le bateau était jadis dirigé dans l’autre sens, la poupe vers la nef, un drapeau tricolore à franges dorées y était suspendu. On voit nettement la statue de Saint-Nicolas sur un socle avec deux chandeliers au-dessus du tabernacle et sur la côté gauche de l’autel un bâton de procession aujourd’hui disparu, avec la représentation de Saint Nicolas entouré des trois petits enfants qu’il a sauvés du saloir du charcutier
 Seul objet conservé de l'aménagement de la chapelle, classé monument historique en 1962, le bateau s’est dégradé rapidement ces dernières années (rupture d’un mât vermoulu, affaissement partiel du gréement), sa restauration va être bientôt entreprise.
©Texte et Photos Pierre Marie Guéritey