Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

mercredi 28 mars 2012

Losne et Saint-Jean -de-Losne : les deux bouts du pont de Saône hier et aujourd’hui.

Le 11 mars dernier, au cours d’une sympathique cérémonie animée par la batterie fanfare, la confrérie des Avalants navieurs, à l’occasion de son 20° anniversaire, en présence de la confrérie du Comice agricole et de la confrérie de Belnus de Beaune, et de nombreux élus a remis à la municipalité de Losne une pierre commémorative en mémoire de l’abbaye de Losne.

Avant la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV (traité de Nimègue 10 août 1678), la frontière entre la Bourgogne et la Franche-Comté était à peu-prés l’actuelle frontière entre les départements de la Côte-d’Or et du Jura ; le village de Losne, bien que situé sur la rive gauche de la Saône était en France, comme Saint-Seine, Saint-Symphorien, etc.

Le Pont
Depuis le moyen-âge, l’Abbaye de Losne (fondée au début du VIIe siècle) avait tous les droits sur la Saône à cet endroit : péages, pêche, épaves, tout revenait à l’abbaye.
Le pont de bois est [re]construit en 1589 à la fin du règne de Henri III, par ordre du roi et à ses frais. A partir de cette date c’est lui qui encaisse les péages et il s’engage à payer l’entretien du pont.
Mais, la somme prévue était insuffisante car le pont était emporté tous les hivers par les crues ou la débâcle des glaces.
Le 11 décembre 1616, les échevins de Saint-Jean-de-Losne décident :
1- la ville de Saint-Jean-de-Losne paiera désormais les réparations du pont
2- la ville de Saint-Jean-de-Losne paiera 1200 livres à l’abbaye de Losne pour la dédommager de la perte de son ancien droit de péage (qu’elle avait déjà perdu depuis la reconstruction par le roi….)
Depuis, Saint-Jean-de-Losne a payé l’entretien du pont.
Ce pont de bois se trouvait en face de l’ancienne route de Seurre. Il est resté en place jusqu’au début du XIXe s. Le pont de pierre à l’emplacement du pont actuel, et la nouvelle levée de Losne à Chaugey ont été construits à partir de 1838.

La démolition de l’abbaye de Losne en 1636
Au moment du siège de Dole, en mars 1636, le roi de France (Louis XIII) ordonne la démolition de l’abbaye de Losne craignant que les francs comtois ne viennent y installer un poste fortifié en face de Saint-Jean-de-Losne. Ni les habitants de Saint-Jean-de-Losne ni ceux du village de Losne n’ont eu leur mot à dire dans cette affaire.
L’abbaye est démolie à partir de mai 1636 et les matériaux transportés sur la rive droite. Après le siège, les Saint-Jean-de-Losnais ont utilisé ces matériaux pour réparer les remparts et construire un nouveau bastion en pierres (à la place actuelle de l’ancienne entreprise CBV).
L’église paroissiale de Losne a été reconstruite à partir de 1695 et consacrée le 10 août 1699
Depuis, l’église de Losne a été réparée plusieurs fois et pratiquement reconstruite à neuf à la fin du 19e siècle.
On peut retenir que Losne et Saint-Jean-de-Losne sont reliés depuis bien longtemps par le pont sur la Saône, dont les entretiens et reconstructions ont été faits par les uns et les autres alternativement selon l’époque.
La ville de Saint-Jean-de-Losne n’est pour rien dans la démolition de l’abbaye en 1636, qui a été ordonnée par le roi. Les matériaux ayant été transportés alors sur la rive droite à Saint-Jean-de-Losne, ils ont été en partie utilisés pour reconstruire les remparts de la ville après le siège de 1636.
________________

Références :
Dhetel, Philippe, L'Abbaye de Notre-Dame de Lône et ses succursales, de l'ordre de Cluny : étude historique d'après les documents originaux, avec carte et plan des lieux, Dijon : Rabutot, 1864,324 p. : ill., carte dépl. ; pp. 175-176.
Dhetel, Philippe, Annales historiques de la ville de Saint-Jean-de-Losne Côte-d'Or et ancien duché de Bourgogne depuis ses origines jusqu'en 1789, Paris : H.Champion, 1908-1910, 2 vol. (XXVI-671 p.-pl., 497 p.-pl.) : ill. ; 31 cm.
Archives départementales de la Côte d’Or, série C.
© Textes et photos

P.M. Guéritey

mercredi 21 mars 2012

La sculpture bourguignonne à Saint Jean de Losne (3) : Hôpital de Saint Jean de Losne : statue de la Vierge à l’Enfant

Classée Monument Historique le 28 09 1901, la statue de la Vierge à l'Enfant de l'Hôpital de Saint-Jean-de-Losne est une pièce remarquable de la statuaire bourguignonne du XVe siècle.



Le thème traité est assez rare : la Vierge tient dans la main gauche un livre ouvert sur une page marquée par un signet, et l’enfant Jésus qu’elle porte sur le bras droit déroule un phylactère.


La statue, en calcaire, en grandeur naturelle, porte encore des traces de polychromie malgré un long séjour en plein air, au centre du jardin de l’hôpital, avant d’occuper sa place actuelle au pied du grand escalier.
La statue dans le jardin de l’hôpital (1916)


Dethel [1] reste très évasif sur sa provenance : « sauvée du vandalisme révolutionnaire par des mains pieuses et donnée ensuite aux sœurs hospitalières ». Eugène Fyot, en 1917, a apporté quelques précisions attestant l’origine dijonnaise de cette statue : «L’attribution de cette statue à l’école dijonnaise serait corroborée par un renseignement que M. l’abbé Laboureau, vicaire à St Pierre, et actuellement mobilisé communiqua récemment à M. Fyot. La Vierge dite de Saint-Jean-de-Losne appartenait au milieu du siècle dernier à un économe ( ?) du petit séminaire diocésain qui l’aurait déposée à l’évêché, mais Mgr Rivet n’ayant pas apprécié la statue au gré de son propriétaire, celui-ci en fit hommage à la supérieure de l’hôpital de Saint-Jean-de-Losne qu’il connaissait ».
La silhouette, plus raide, et le drapé, plus compliqué, de la statue de Saint-Jean-de-Losne sont différents, toutefois, la représentation et l’attitude de l’enfant Jésus vêtu d’une longue robe, tenant de la main gauche le voile de la Vierge, et surtout, le visage un peu empâté, aux yeux mi-clos, de celle-ci, appellent un rapprochement avec la Vierge de Rouvres-en-Plaine attribuée au sculpteur Jean de La Huerta (1448). [2] [3].

Références :
[1] Dhetel, Philippe, Annales historiques de la ville de St Jean de Losne Côte d'Or et ancien Duché de Bourgogne depuis ses origines jusqu'à 1789 et d'après les archives départementales et communales, 2 vol, Ancienne librairie Honoré Champion éditeur, 5, quai Malaquais, Paris, 1908, T.II, p. 449.
[2] Mémoires de la commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, Dijon, 1913 Volume 17 p. CCLVI
[3] Baudoin, Jacques, la sculpture flamboyante en Bourgogne et Franche-Comté, Editions Créer ; 1996, 384 p., pl. pp.. 163 et 177.
[4] Camp, Pierre, « les Imageurs bourguignons de la fin du moyen-âge », in Les Cahiers du Vieux-Dijon, n° 17-18, Association pour le renouveau du vieux-Dijon, Dijon ; 1990. 346 p., pl.
Pierre Marie Guéritey


© Textes et photos Pierre Marie Guéritey

jeudi 15 mars 2012

Le salon de la photo animalière ouvre ses portes demain vendredi 16 mars à 14 heures

Le Salon de la Photo Animalière du Val de Saône ouvre ses portes demain 16 mars à 14 heures, à la salle polyvalente de Saint Jean de Losne. Le Salon sera également ouvert  samedi 17 mars et dimanche 18 mars ouverture non stop 10h-18h.
Entrée : 2€ (gratuit jusqu'à 14 ans).
Tous les renseignements sur le Blog : http://photosanimalieresduvaldesaone.blogspot.com/
22 photographes exposants. Matériel photographique de la maison Phox. Présence également de la LPO (Ligue de Protecion des Oiseaux).
© Cliché Sylvain Voizenet et Claude Feuillebois

vendredi 9 mars 2012

25-29 avril : Les élèves du collège d’Echenon, la Batterie Fanfare et les amis du comité de jumelage seront reçus à Zell-Weierbach.

Saint-Jean-de-Losne  : Jumelage 2012 avec la ville de Zell-Weierbach en Allemagne.
                          
Depuis 1964, Saint Jean de Losne est jumelée avec Zell-Weierbach, en Allemagne, petite ville dans les coteaux du vignoble du pays de Bade, en face de Strasbourg.
En avril 2011, une dizaine d’élèves de la « Weingartenschule » de Zell-Weierbach ont été accueillis dans des familles d’élèves du collège d’Echenon « les Hautes Pailles ». Ils ont participé à des cours au collège et à des activités de découverte. A la fin de leur séjour, ils ont été rejoints par la délégation de la ville jumelée pour un Week-end ensoleillé avec un rallye découverte dans Saint Jean de Losne, une soirée bourguignonne à la salle des fêtes de Saint-Usage, et des rencontres amicales.
Cette année, à partir du 25 avril 12 élèves du collège d’Echenon, qui apprennent l’allemand, seront reçus dans les familles des élèves de l’école « Weingartenschule » de Zell-Weierbach, samedi 28 et dimanche 29, la délégation de Saint-Jean-de-Losne accompagnée de la Batterie Fanfare les rejoindra pour un Week-end festif à Zell-Weierbach.
Il reste encore quelques places pour ce voyage offert aux membres de l’association « Comité de jumelages de Saint-Jean-de-Losne ». Si vous êtes intéressés pour faire partir du voyage, contacter Pierre Marie Guéritey.
A l’occasion de l’assemblée générale le 14 mars à 18h30  à la salle polyvalente de Saint-Jean-de-Losne, vous connaîtrez le programme détaillé des activités du jumelage 2012.
Contact : Pierre Marie Guéritey 03 80 79 08 33 ; pierre.gueritey@orange.fr
Comité de jumelages de Saint-Jean-de-Losne, Mairie, 2, rue de la Liberté 21170 Saint-Jean-de-Losne. Les reportages complets des activités du Jumelage sont sur le blog :

jeudi 1 mars 2012

Une conférence-projection à ne pas manquer sur les Silures

A ne pas manquer si vous aimez la photographie, la nature ou la pêche… la conférence (dans le cadre du 6e Salon de la Photographie animalière) de Rémi Masson sur ces drôles de poissons appelés Silures, le 17 mars prochain à 15 heures, Salle à Usage multiple à Saint Jean de Losne.
L'entrée est libre.
Les explorations ont amené Rémi Masson, photographe qui aime les milieux subaquatiques, jusque dans les eaux troubles du Rhône où il a pu être le témoin privilégié d’un spectacle étonnant : le rassemblement de dizaines de silures en une boule pesant plus d’une tonne, ce qui en fait la plus grosse biomasse de poissons d’eau douce jamais décrite au monde. Sa projection dévoilera la vie de ces silures au fond du fleuve. Un passionnant témoignage en images.  Venez l'écouter et amener vos amis et vos enfants, faites connaître cette conférence ! D'avance merci !