Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

vendredi 30 décembre 2011

La Boutique SNCF à Saint-Jean-de-Losne : le présent et le passé

Elle est ouverte à l'Office de Tourisme Rives de Saône, Antenne de Saint-Jean-de-Losne, dans la mairie de Saint-Jean-de-Losne au 2 de la rue de la Liberté.
Les horaires d'été: (2 avril au 30 septembre)

Tous les jours : 9H30-12H  -  14H-18H

Les horaires d’hiver (4 octobre au 31 mars) :
Mardi à vendredi : 9H30-12H30  -  14H-17H
Samedi : 9H30-12H
On y trouve tous les types de billets (TER, grandes lignes, TGV) et cartes commerciales (Senior, abonnements…), évidemment au même prix qu’aux guichets ou distributeurs des gares ou sur internet ! (la Boutique SNCF n’est pas une agence de voyages).




C’est un service rendu aux voyageurs (notamment aux touristes étrangers nombreux l’été à Saint Jean) et à la SNCF qui dispose ainsi d’un bureau au centre ville et du personnel de l’Office pour faire les ventes.
La SNCF verse donc une commission sur les ventes à l’Office de Tourisme, mais facture la location du matériel nécessaire. Afin que ce point de vente de billets SNCF ne soit pas déficitaire et perdure dans notre ville, il faut venir acheter ses billets à l'Office de Tourisme (qu’on habite à Saint Jean de Losne ou ailleurs !). C'est plus convivial que sur Internet et les hôtesses sont là pour vous guider dans l'élaboration de votre voyage par le rail. Qu'on se le dise !
(On peut aussi préparer son voyage sur internet, commander ses billets puis venir les retirer et les payer à la boutique SNCF).

 Petit retour sur le passé :
C’est le 4 juillet 1990 que la SNCF a ouvert un point de vente à Saint Jean rue Carnot pour remplacer la vente en gare. Pour dynamiser les ventes, et «marquer le coup», une tombola sans obligation d’achat permettait de gagner jusqu’à un voyage à Paris pour deux personnes en 1ère Classe avec une soirée aux Folies Bergères !


Ensuite, la vente des billets a été confiée par la SNCF à l’office de tourisme installé avenue de la gare d’eau dans les bâtiments de l’ancienne usine à gaz puis dans les « Algeco ».
Après la création du nouvel Office de Tourisme par la Communauté de communes rives de Saône, en juillet 2010, la boutique a ouvert à nouveau ses portes le 12 avril 2011.
 Pierre Marie Guéritey

© Texte, documents et photos Pierre Marie Guéritey

lundi 26 décembre 2011

Saint-Jean-de-Losne : les Canons et la Légion d’Honneur

Il y a 110 ans, le 9 décembre 1901, Saint-Jean-de-Losne fêtait le retour des canons donnés par Napoléon.
Le 14 mars 1815, au cours de sa marche vers Paris, Napoléon est à Chalon, de retour de l’île d’Elbe. Saint-Jean-de-Losne lui envoie une délégation. L’Empereur décerne la Légion d’honneur à la ville en témoignage de reconnaissance de la bravoure des habitants manifestée au début de l'année 1814 lors de la campagne de France. Ensuite, par une lettre du 27 avril 1815 le ministre de la Guerre, le maréchal prince d'Eckmühl (1e maréchal Davout), annonce au maire de Saint-Jean-de-Losne, Pierre Coste que l'Empereur offre à la ville deux canons de campagne avec un approvisionnement de 200 coups par pièce.
Le 18 juin 1815, c’est la bataille de Waterloo et la fin de l’épopée Napoléonienne,.
Deux canons de six, montés sur leurs affûts,  «l'inhumain» et «1'éloquent», se trouvent à  Saint-Jean-de-Losne et sont utilisés en l836 pour le bicentenaire du siège, en 1840 pour le retour des cendres de l'Empereur, et pour quelques exercices d'entraînement.de la section d'artillerie de la Garde Nationale de la ville.
En 1849, un décret présidentiel et un arrêté préfectoral dissolvent la Garde Nationale et Louis-Napoléon Bonaparte neveu de l'Empereur, enlève à la ville les canons que son oncle lui avait octroyés. Ensuite, la garde nationale est reconstituée, mais les canons ne sont pas rendus.
En 1901, le conseil municipal adresse une pétition au ministre de la Guerre lui demandant de restituer à la ville les deux canons offerts par Napoléon ler en 1815, ou de lui donner à titre gracieux deux nouvelles pièces d'artillerie. En août 1901, une délégation du conseil municipal rencontre le ministre à Auxonne. Le décret présidentiel du 23 septembre 1901 restitue à la ville deux canons de quatre rayés avec affûts. Ces deux pièces sont expédiées par la direction de l'artillerie de Bourges le 26 octobre 190l. Ils se nomment «l'embuscade» et «le désastre».
Pour fêter le retour des canons, le conseil municipal organise une fête, le 8 décembre 1901 sous la présidence du ministre de la Guerre, le général André. On avait prévu un hangar, pour exposer ces canons, mais en 1902, on a décidé de les placer devant le monument commémoratif du siège de 1636, place de la Délibération.
Jusqu'à la dernière guerre, on a tiré du canon pour la fête nationale et des événements importants comme la venue des ministres pour l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saunier le 13 juillet 1905.
La Légion d’honneur figure toujours dans les armes de Saint-Jean-de-Losne :
c’est l’une des 3 villes (avec Chalon-sur-Saône et Tournus) à qui Napoléon 1er l’a décernée, avec le privilège de l’incorporer à son blason.
Les canons, exposés aux intempéries, devant le monument mériteraient d’être exposés sous un abri pour être mieux conservés.
Pierre Marie Guéritey.

©Texte et photos Pierre Marie Guéritey

mercredi 21 décembre 2011

Le photographe et grand reporter Franck Fouquet, invité d'honneur du 6e Salon de la Photo Animalière du Val de Saône

Franck Fouquet, photographe et grand reporter sera l'invité d'honneur du 6e Salon de la Photographie Animalière du Val de Saône organisé par Promo Saint Jea.
Juriste de formation, il travaille dans un premier au sein d'une grande société. Mais il décide de vivre sa passion du voyage et de la photographie. Sa première destination est l'Afrique d'où il ramène de très belles photographies. Son chemin croise alors Robert Thuillier, photographe grand spécialiste de l’utilisation du diaporama et auteur de nombreux livres à succès. Aussitôt, celui-ci lui conseille de présenter son travail auprès de grandes agences Photographiques. Très vite, les premières ventes de ses photos arrivent. Les magazines
demandent au jeune photographe d’écrire le texte d’accompagnement de ses photos.
Quelques mois plus tard, alors que Franck Fouquet repart en brousse en quête de
nouvelles images, les éditions Nathan lui proposent de réaliser son premier livre. Ce
sera «Haya Safari ! Une journée au Masaï Mara». Ce premier livre connaîtra un très grand
succès dans de nombreux pays. Parallèlement il s'essaie à l'actualité et devient Grand Reporter, membre de l'Association des Journalistes de Défense. Il travaille ainsi pour le Daily Telegraph, l’Express, le Figaro Magazine, Géo, le Nouvel Observateur, le Point, Marianne, National Geographic, Newsweek, Paris Match, Time Magazine, VSD, Washington Post...
Il repart cependant en Afrique, au contact de la vie sauvage qu'il affectionne.
Depuis 2002, il publie plusieurs ouvrages. Son travail a été récompensé par de nombreux prix parmi lesquels les prestigieux Grand Prix de la Fondation Mac-Arthur, Grand Prix Hasselblad et Prix Fujifilm.
Pour en savoir sur cette personnalité du monde de la photographie animalière et de reportage et découvrir les très belles photos rapportées notamment d'Afrique, visitez son site :
Lors du 6e Salon de la photographie animalière du val de Saône (16-17-18 mars 2012), Franck Fouquet nous fera l'honneur d'exposer un bel éventail de photographies d'Afrique.

jeudi 1 décembre 2011

La sculpture Bourguignonne près de Saint-Jean-de-Losne (1) : le Saint Jean Baptiste d'Echenon

Le Saint-Jean-Baptiste d’Echenon
Cette petite statue de Saint-Jean-Baptiste portant l’Agneau, en pierre jadis polychrome placée aujourd’hui derrière une grille dans une niche au-dessus du portail de l’église d’Echenon, peut passer facilement inaperçue. Elle a été classée en 1962 [1]. Il serait difficile de l’attribuer à tel ou tel atelier et de la dater précisément dans le XVe ou le début du XVIe siècle. D’une exécution beaucoup plus « rustique », on peut néanmoins, toutes proportions gardées, la rapprocher du Saint-Jean-Baptiste polychrome portant l’Agneau de l’église de Chateauneuf (Côte d’Or), attribué à Antoine le Moiturier (1481) [2], classé en 1907.
[1]. Base Palissy, Ministère de la Culture
[2] Baudoin, Jacques, la sculpture flamboyante en Bourgogne et Franche-Comté, Editions Créer, 1996,384 p.,  pl. pp.. 216-217, et pl. 339 et 341
Pierre Marie Guéritey

© Texte et photo Pierre Marie Guéritey

mercredi 30 novembre 2011

Le Salon du Livre se prolonge à la Galerie du Cerf

Une nouveauté : un rayon librairie, conséquent et bien achalandé, à la galerie du Cerf, principalement pour enfants et adolescents.
C'est au Salon du Livre que l'idée a germé. Michelle Guéritey, présidente de Promo Saint Jean y a rencontré les responsables des Editions CSD installés à Pagny le Château.
Ce point librairie est le bienvenu à Saint-Jean-de-Losne et comble un manque.
Créée en 2009 par Christine Sondon Debreux, écrivain et Claudine Elisabeth Sondon, peintre et illustratrice, CSD Éditions est née de la rencontre entre la passion du livre et du dessin. Le désir de cet éditeur est de publier des ouvrages de qualité.
CSD Editions a aussi entrepris de diffuser et distribuer des éditeurs indépendants notamment en jeunesse et développe actuellement son équipe commerciale en vue de couvrir la France métropolitaine.
Côté publications, au travers de ses quatre collections, CSD Éditions se décline en deux lignes éditoriales distinctes, le roman et le livre jeunesse, c'est-à-dire des ouvrages destinés aux enfants jusqu'à 8 ans et des romans ou fictions historiques, destinés aux 9-15 ans.
Depuis février 2011, CSD Editions diffuse plusieurs maisons d’éditions indépendantes dont : Aivey édition, Chocolat Jeunesse, Dmo Dmo, Findakly, Flies France, le Lutin Malin, Point de Suspension, Ricochet, Rouge Safran, Thot, Totem, L’Initiale, L’ettrange, A contresens… donc un très large choix de beaux livres que l'on peut acquérir à la Galerie du Cerf.
Une animation autour du livre est proposée aux scolaires conjointement par la Galerie du Cerf, les Editions CSD et les Editions Chocolat installées à Pesmes et qui publient de nombreux ouvrages pour les enfants, dont on peut souligner la qualité de texte et les très belles illustrations. Quatre classes des écoles de Saint-Jean-de-Losne et de Saint-Usage viendront à la Galerie du Cerf le mardi 6 décembre de 14h à 16h10 pour participer à l'atelier "Découverte d'un livre" animé par le responsable des Editions Chocolat, à savoir comment se fabrique un livre, comment on trouve une histoire.
Et puis samedi 10 décembre, de 14h30 à 18h, ce sera l'occasion pour grands et petits de découvrir ce rayon librairie à la Galerie du Cerf, avec des animations prévues pour les enfants: Claudine Sondon, illustratrice, sera présente et répondra à toutes les questions du jeune public et des parents sur la confection d'un livre et bien sûr son illustration. L'entrée est libre.
Sans attendre le 10 décembre, vous pouvez déjà faire une visite à la Galerie du Cerf, vous trouverez très certainement de beaux livres à offrir à vos enfants ou petits enfants, une bonne idée de cadeaux pour Noël.

lundi 28 novembre 2011

Patchwork et Vieux Linge à la Galerie du Cerf : le plaisir des yeux

Une exposition de patchwork et de vieux linge se tient actuellement et jusqu'au 4 décembre à la Galerie du Cerf, 3 avenue de la Gare d'eau à Saint-Jean-de-Losne.
Une occasion de découvrir la technique du patchwork. Par delà la beauté des points et de la réalisation, c'est dans la symbolique du patch que nous sommes plongés.
Quant à l'exposition de vieux linge, nous sommes conviés à un retour dans l'univers des trousseaux et du tout fait main - maison : abécédaires, linge brodé et chiffré, vêtements d'enfants ou sous-vêtements. Un enchantement…

dimanche 27 novembre 2011

Saint-Jean-de-Losne : le tableau de la Délibération 1636

Le Tableau : « Délibération des Echevins au siège de 1636 » Ou « La défense de Saint-Jean-de-Losne en 1636 »
Huile sur toile (167cm x 242,5 cm)
par C. Codefroy et Pierre-Adolphe Badin (1847)
Salle du Conseil, Hôtel de Ville de Saint-Jean-de-Losne
Œuvre des peintres C. GODEFROY et Pierre-Adolphe BADIN, ce tableau, exposé à Paris au Salon de 1847, a été acquis par l’Etat et attribué au musée Calvet d’Avignon en juin1850.
Le 16 décembre de la même année, Jean Berthaut, maire de Saint-Jean-de-Losne réclamait ce tableau au maire d’Avignon, qui lui répondait le 31 que le règlement du musée lui interdisait de s’en dessaisir. Le 16 mai 1853, le conseil municipal de Saint-Jean-de-Losne vote une demande auprès du ministre de l’Intérieur en vue d’obtenir le tableau. Après un nouveau refus de la ville d’Avignon qui suggère en janvier 1862 au maire de Saint-Jean-de-Losne d’en faire exécuter une copie aux frais de l’Etat, le conseil municipal adresse par voie préfectorale une demande au ministre de l’Intérieur pour une subvention afin de faire exécuter cette copie. Mais en même temps, le maire Jean-Claude Parron-Coste s’adresse au député Marey-Monge, dont l’intervention aboutit rapidement : le 26 mars 1862 l’Etat autorise le transfert du tableau :
« Monsieur le Maire,
Son excellence le Ministre d’Etat a autorisé la ville d’Avignon à envoyer à la municipalité de Saint-Jean-de-Losne un tableau de MM. Badin & Godefroy ayant pour sujet : «le siège de Saint Jean de Lône » qui  avait été accordé au musée par arrêté ministériel du 8 juin 1850.
Le tableau étant définitivement attribué à la ville de Saint Jean de Lône pour la décoration de son hôtel de ville, vous aurez soin de faire placer au bas un cartel avec cette inscription en lettres noires : « Donné par l’Empereur » et le millésime de 1862.
Agréez Monsieur le Maire l’assurance de ma considération distinguée,
Le sous préfet »                                                                                                    [A Mun SJL 3D20]
et le 21 avril, le maire d’Avignon écrit au maire de Saint-Jean-de-Losne :
« Monsieur et honoré collègue,
Conformément à la demande qui m’a été adressée par Monsieur Marey-Monge votre député, j’ai l’honneur de vous faire parvenir le tableau représentant la défense héroïque de la ville que vous administrez par ses habitants. Je conçois tout le prix que cette courageuse population attachait à conserver un tableau qui perpétuera un des plus beaux faits de notre histoire nationale, aussi suis-je heureux d’avoir pu faire ce qu’elle désirait.
Recevez Monsieur et cher collègue l’assurance de mes sentiments très distingués
Le maire d’Avignon, député du corps législatif ».                                                      [A Mun SJL 3D20]

A Saint-Jean-de-Losne, le tableau est placé d’abord dans le salon d’honneur et la médaille de la Légion d’Honneur attribuée par Napoléon 1er à la ville en 1815 est accrochée en haut du cadre. Il est maintenant dans la salle du conseil, et il a été restauré en 2008.

                      Le tableau dans le Salon d’honneur avec la Médaille de la Légion d’Honneur
Une représentation symbolique et romantique du courage des habitants de Saint-Jean-de-Losne en 1636 ….                                                                                                     
                                                                 1                                                                        
2
  3   
4
Le tableau est divisé en quatre zones dont la symbolique est claire :
Au centre, en haut, le groupe compact des échevins, commandants militaires, et représentants de l’autorité (moine, prêtre, noble…) (2) considère à la fois le danger - la brèche et l’incendie - (1) et le groupe des combattants qui jure de « mourir l’épée à la main » (3), sans accorder d’attention au cadavre qui gît en bas et au groupe des « victimes » : les blessés, les femmes et les indécis
Il est inutile de chercher dans ce tableau une représentation réaliste de Saint-Jean-de-Losne au XVIIe siècle. Cette composition académique offre une interprétation romantique de la scène, épisode dramatique et central du siège : la proclamation de la délibération des échevins le dimanche 2 novembre, au 9e jour du siège commencé le 25 octobre :
« Nous Pierre Desgranges et Pierre Lappre, Echevins et juges de la ville et commune de Saint Jean de Losne, faisons savoir ….
Par la voix commune de tous les habitants a été conclu et résolu qu’il prêtent et prêteront à nouveau le serment de fidélité au Roy et à la ville, déclarant tous vouloir courageusement exposer leur vie aux efforts de l’ennemi de la couronne pour la défense de la place ….
De même sont résolus au cas où par malheur ils y seraient forcés, de mettre le feu chacun en leur maison et aux poudres et munitions de guerre …. Et ensuite de mourir tous l’épée à la main ».
Pierre Marie Guéritey

© Texte et photos Pierre Marie Guéritey

mardi 22 novembre 2011

Saint-Jean-de-Losne : Patchwork à la Galerie du Cerf

Promo saint Jean présente une nouvelle exposition à la Galerie du Cerf, du 26 novembre au 4 décembre consacré au patchwork. Cette technique consiste en un ouvrage constitué d'un assemblage de morceaux de tissus de tailles, formes et couleurs différentes. Historiquement le patchwork avait d'abord un but pratique de réutilisation de fragments de tissu divers issus de découpes nécessaires pour d'autres travaux. Il est devenu de nos jours un vrai passe-temps et ses adeptes confectionnent plaids, couvertures ou objets de décoration.
 Depuis deux ans, une dizaine de personnes se réunissent tous les quinze jours, dans le cadre de la section Patchwork de Promo Saint Jean, pour découper, assembler, doubler, matelasser, en un mot pour faire du patch. L'atelier est animé par Martine Garaudet.
 C'est aussi un lieu d'échanges d'idées, de modèles, de tissus, de fils, autour d'une tasse de thé et souvent d'un vrai gouter fait par l'une des participantes. Quelquefois une monitrice vient expliquer une nouvelle technique. Le travail se fait à la main ou à la machine. Le petit groupe se réunit le mardi après midi  (tous les 15 jours), de 14h à 18h. à la salle polyvalente de Saint Jean de Losne. Renseignement à la Galerie du Cerf au 083 80 29 04 44. La section patchwork expose à la Galerie du Cerf ses travaux et les deux week-ends, le public pourra découvrir la technique grâce à des démonstrations.
En complément à cette exposition, Michelle Guéritey et Colette Debroye présenteront dans la 2e salle de la Galerie du Cerf une petite exposition de vieux linge, travaux auxquels les jeunes filles d'autrefois étaient initiées : broderie, point de croix, jours, chiffrage. Ce sera aussi l'occasion de réexposer les carrés de point de croix assemblés en un patchwork en 2003 sur le thème du bleu, l'eau et le val de Saône.
Exposition Patchwork, du 26 novembre au 4 décembre : Galerie du Cerf (3 avenue de la Gare d'eau). Entrée libre. Ouverture tous les jours (sauf lundi), de 14h à 18h. Rens. 03 80 29 04 44 ou promostjean@wanadoo.fr

jeudi 10 novembre 2011

Le « vitrail de Galas » dans l’église de Saint-Jean-de-Losne

Pour compléter la commémoration virtuelle du 375ème anniversaire du siège de Saint-Jean-de-Losne en novembre 1636, je vous invite à aller voir le « vitrail de Galas » au transept nord de l’église saint Jean-Baptiste.
L’abbé Jules Thomas, curé de Saint-Jean-de-Losne en 1886 au moment de la célébration du 250ème anniversaire du siège avait fait placer tout un ensemble de vitraux aux fenêtres de l’église. Malheureusement, ils ont tous été détruits par l’explosion du pont de Saône en 1940, à l’exception de celui-ci.
Les 6 médaillons de ce vitrail présentent 6 épisodes de la fin du siège, un vitrail semblable en face représentait six épisodes du début du siège.
Ils avaient été réalisés par la maison Pagnon-Deschelettes de Lyon. L’abbé Thomas les a décrits dans un opuscule publié à Dijon en 1899 : « Les vitraux de Galas dans l’église de saint-Jean-de-losne ».
Voici sa description du vitrail encore existant :
« …On commence en bas à gauche
Premier médaillon
La signature de la délibération, 2 novembre.
La scène se passe sur la brèche, au premier plan, le drapeau de la ville, que tient un soldat, flotte sur les échevins et les habitants ; le greffier commis, Jean Gaignet, leur apporte le texte de la délibération. Les uns s’apprêtent à signer, les autres signent sur un tambour. Au deuxième plan, les défenseurs de la cité font face aux assaillants.
Deuxième médaillon
Les barricades, 2 novembre.
Les soldats achèvent de tendre des chaines à travers les rues, et l’on y voit toutes sortes d’entraves, des paniers de terre, des roues, des pièces de bois. Les habitants entassent de la paille et des fagots devant leurs maisons pour y mettre le feu. D’autres préparent un fourneau pour y jeter le reste de la poudre. Une femme porte une cruche d’huile bouillante aux remparts. Les défenseurs les gardent toujours, malgré ceux d’entre eux qui tombent sous les coups de l’ennemi et que l’on voit gisant à terre.
Troisième médaillon
Le deuxième assaut, 2 novembre
La ville est sur le point d’être prise. Les autrichiens vainqueurs entrent en foule par la brèche. Les habitants, revenus de leur panique, s’élancent sur eux et les refoulent avec leurs pertuisanes. A gauche, le petit Gaillard, une torche à la main, court mettre le feu aux maisons. Un des défenseurs lui fait signe, du haut des remparts d’attendre un instant.

Quatrième médaillon
L’arrivée des Auxonnais, 2 novembre
Au second plan, les ennemis tiennent les habitants en échec. Ils brandissent le hache sur leurs têtes et les frappent à coups de pertuisanes. Plusieurs sont renversés. Au premier plan, les Auxonnais arrivent par la porte de la Saône et se jettent sur les autrichiens. Onaperçoit encore ici des hommes tués, parmi lesquels un des nouveaux arrivés, Nicolas Boileau.
Cinquième médaillon
La cavalerie de Rantzau, nuit du 2 au 3 novembre
La cavalerie du colonel Rantzau arrive à Saint-Jean-de-Losne au commencement de la nuit. Elle traverse le pont au son des trompettes et des tambours, en portant des flambeaux. On distingue la Saône et la ville à la lueur des torches. Au premier plan, Rantzau à cheval montre à ses troupes la vaillante cité.
Sixième médaillon
L’Action de grâces, 3 novembre
Les autrichiens ayant levé le siège, les habitants de Saint-Jean-de-Losne se rendent à l’église en procession. Le procuré les suit sous un dais porté par quatre des héros de la défense. Un enfant les précède avec la croix et pénètre dans l’église. Le drapeau de la ville et l’un de ceux qui viennent d’être enlevés à l’ennemi sont à l’honneur comme ils ont été au péril. Au premier plan, une femme assise tient son enfant qui acclame la procession. A gauche dans un con du tableau, Marguerite du Saint-Sacrement aperçoit l’enfant Jésus renversant l’armée de Galas avec un brin de paille de sa crèche. »

L’ordre actuel des médaillons est le suivant, (il ne correspond pas à la description ci-dessus) :
1- La signature de la délibération
2- L’arrivée des Auxonnais
3- La cavalerie de Rantzau
4- Les barricades
5- Le deuxième assaut
6 - L’Action de grâces
©  Texte et photos Pierre Marie Guéritey

samedi 22 octobre 2011

Saint Jean de Losne et Le monument de la Délibération

Ce monument commémore la « Belle Défense » de Saint-Jean-de-Losne fin octobre 1636. Les troupes du général Gallas, venues au début de l’été au secours des dolois assiégés par l’armée de Louis XIII, se sont répandues dans la campagne après la levée du siège de Dole. Après avoir porté la désolation un peu plus au nord, elles ne parviennent pas à s’emparer de Saint-Jean-de-Losne, petite place forte française vaillamment défendue par ses habitants, et finalement délivrée par leur courageuse défense, aidée par la montée des eaux de la Saône et l’intervention du colonel Rantzau à la tête des troupes françaises.
L’idée de construire un monument pour commémorer cet épisode héroïque est venue quelques années après la célébration du premier centenaire de la « Belle Défense ». La construction du pont sur la Saône (1835-1838), et la surélévation des rues avoisinantes autour de l’église pour en permettre l’accès, ont alors donné à ce quartier de la ville l’aspect que nous lui connaissons, en créant notamment la place de la Délibération à l’endroit même où selon la tradition, les habitants rassemblés ont délibéré et décidé le 2 novembre 1636 de mourir plutôt que de se rendre.
La pompe monumentale de 1850 : comment associer la commémoration et le confort moderne !
Au début de 1850, le conseil municipal de Saint-Jean-de-Losne décide de moderniser l’alimentation en eau : 11 puits à usage public répartis dans la ville seront munis de pompes à balancier ou à manivelle rotative permettant de puiser l’eau en toute hygiène et sécurité et à moindre effort. L’architecte-voyer de la ville François-Xavier Toulot présente le 26 mars 1850 un projet dans lequel la pompe placée au centre de la place de la Délibération sera contenue dans un monument dédié aux héros de 1636. Leurs noms seront gravés sur la construction en pierre surmontée d’un dôme qui doit en abriter le mécanisme :
Le 30 juin, la construction des pompes est confiée à François Malterre, entrepreneur à Saint-Jean-de-Losne, associé à Germain Lenevaitre mécanicien à Dole. Le 8 août 1850, la première pierre de ce monument est posée par le maire Jean Berthaut entouré de ses adjoints et conseillers municipaux.
Un des conseillers, ami de François Rude, s’adresse au célèbre sculpteur pour l’éventuelle réalisation d’une statue destinée à orner le monument. Rude s’empresse de répondre que si les finances de la ville le permettent et « s’il était possible de faire un groupe au lieu d’une seule figure, la chose serait infiniment mieux, votre ville représentée par une jeune vierge protégée par un mâle guerrier dans le costume moitié militaire moitié civil de cette époque pourrait expliquer parfaitement le sujet » … Le conseil municipal, flatté, lance une souscription, qui ne rapporte pas beaucoup d’argent, et, le patriotisme et le désintéressement du sculpteur ayant des limites, c’est sans autre ornement que les inscriptions prévues, que la pompe de la place de la Délibération rappellera la mémoire du siège de 1636. Si l’édifice dessiné par Toulot, qui restera en place jusqu’à la construction du monument actuel, a fière allure dans sa simplicité, le mécanisme de la pompe devra être remplacé dès 1875.
Le monument de 1891 :
Après ce premier essai, la célébration de la Gallas de 1886 relance l’idée d’un « vrai » monument. La proposition du maire Emile Petitjean, approuvée par le conseil municipal le 11 décembre 1886, conduit en quelques années à la réalisation du monument actuel installé au centre de la place de la Délibération.
le projet établi par l’architecte Félix Vionnois, est présenté au conseil municipal le 11 novembre 1890
« le monument se compose :
1° D’un soubassement quadrangulaire percé de créneaux, supportant un canon en pierre à chacun de ses angles, 2° d’un piédestal carré dont deux faces portent des bas-reliefs en bronze et les deux autres des tables en marbre blanc, avec inscriptions, 3° d’une colonne tronconique en porphyre 4° et de la vue perspective d’une ville fortifiée couronnant le tout ».
La construction est confiée par adjudication à l’entreprise Desgranges.
Les bas reliefs devaient être exécutés par « Monsieur Guillaume, membre de l’institut ». Il s’agit de Jean-Baptiste Claude Eugène Guillaume, (Montbard 1822 – † Rome 1905) dont plusieurs œuvre se trouvent à Paris au musée d’Orsay. Mais c’est finalement Mathurin Moreau (Dijon 18 novembre 1822- † Paris 14 février 1912), fils du sculpteur dijonnais Jean-Baptiste Moreau (Dijon 1797- † 1855), qui est préféré pour réaliser ces deux bas-reliefs en bronze ornant les faces du soubassement, représentant du côté de la Saône : la délibération, et du côté de l’église : les combats sur les remparts. Félix Vionnois et Mathurin Moreau ont travaillé ensemble pour le monument de la place du 30 octobre à Dijon (1874), le monument du lycée Carnot à Dijon et le monument commémoratif érigé à Nuits-Saint-Georges à la mémoire de Félix Tisserand.
La colonne centrale du monument prévue en « porphyre rouge » doit être réalisée en pierre de Sampans, elle est finalement en pierre blanche comme le reste du monument.
Le motif formant le couronnement au sommet, réalisé par le sculpteur dijonnais Jules Schanosky a donné lieu à de nombreuses discussions entre les partisans de la représentation de la ville avec son église, et ceux qui, traitant ce projet de clérical, ont préféré l’image générale d’une ville fortifiée.
Les frais de la construction (15000 Francs de l’époque) ont été couverts par de nombreux donateurs qui ont participé à la souscription pour plus de la moitié du coût total. La ville et le département ont participé chacun pour 1000 Francs, et l’état pour 5000 Francs.
La vue générale présentée ici a été prise par Jules Mazillier, photographe à Dijon, juste avant l’inauguration (13 octobre 1891).



Elle montre le monument, comme on ne le voit plus aujourd’hui, entouré d’une grille circulaire (les canons ne viendront qu’en 1902) au milieu de la place complètement dégagée : seuls quelques tables et bancs devant le café du commerce, viennent un peu empiéter sur l’espace au fond. Dans cette présentation, le monument et la place de la Délibération se mettent mutuellement en valeur comme l’avaient voulu les auteurs du projet en exigeant l’abattage des arbres : l’exiguïté réelle de la place est effacée par l’organisation de l’espace autour du monument « aux défenseurs de Saint-Jean-de-Losne 25 octobre 3 novembre 1636 », auquel ont collaboré plusieurs des meilleurs artistes travaillant alors en Bourgogne : Felix Vionnois, Mathurin Moreau et Jules Schanosky.
Le 2 novembre 2011 sera le 375e anniversaire de la célèbre délibération des Echevins de Saint Jean de Losne en 1636, et la prochaine fête de la Gallas aura lieu dans 25 ans, en novembre 2036...
Pierre Marie Guéritey
© Photos Pierre Marie Guéritey

dimanche 9 octobre 2011

Nouveaux locaux pour la Galerie du Cerf

La Galerie du Cerf s'installe, grâce aux soins de la ville de Saint Jean de Losne, dans de nouveaux locaux, clairs et spacieux, situés à deux pas du port de plaisance, 3 avenue de la Gare d'eau à Saint Jean de Losne, sur le côté du magasin Casino.La Galerie reprend ses activités d'expositions de peinture et de sculpture, et propose de nombreux objets d'artisanat d'art. C'est l'artiste bien connue en Bourgogne, Micheline Reboulleau, qui ouvrira la saison avec une exposition d'aquarelles, du 22 octobre au 6 novembre prochains.Ouverture : mardi, vendredi et samedi : 10h-12h et 14h-18h, mercredi et jeudi : 14h-18h. Entrée libre. Téléphone inchangé : 03 80 29 04 44 et promostjean@wanadoo.fr

dimanche 25 septembre 2011

Fête de la gastronomie et fantastic picnic

La région Bourgogne avait instauré aujourd'hui, dimanche 25 septembre, l'opération "Un fantastic picnic"… L'antenne de Saint Jean de Losne de l'Office de Tourisme avait répondu à cette invitation et nous avons été une quinzaine à pique-niquer au bord de la Gare d'Eau, dans la bonne humeur et sous un soleil radieux. Septembre est vraiment très agréable cette année et il flotte encore comme un air de vacances qui fait oublier le temps humide de juillet. Le pique nique était composé de différents produits achetés dans les commerces de Saint Jean de Losne. Un quizz (avec notamment des questions sur l'arboretum), établi par Corinne, a permis à Monsieur et Madame Bouquet, de Montbéliard, en vacances au camping Les Herlequins, de gagner un coffet dégustation de produits régionaux.

mardi 13 septembre 2011

Fantastic picnic à Saint Jean de Losne





















Bourgogne Tourisme et l’antenne de Saint Jean de Losne de l’office de Tourisme Rives de Saône vous convie à un «Fantastic picnic» le dimanche 25 septembre sur le port de Saint Usage / Saint Jean de Losne. Passons ensemble «un dimanche au bord de l’eau» et fêtons la gastronomie. Nous vous proposons un «panier» composé de produits issus des producteurs locaux ; du saucisson et du fromage de «l’ Epicerie» d’Ebarres, du jambon persillé de la maison Fournier, du pain de la boulangerie Bazzali et une tarte de la boulangerie «la Pétrie», un fruit et d’une bouteille d’eau. Le prix du panier est fixé à 10 € par personne. Vous pourrez également confectionner vous-même votre panier en visitant les commerçants locaux (ouverts le dimanche matin) ou le marché du dimanche matin rue Marion.
Il peut être accompagné d’une bouteille de vin au choix Hautes Côtes de Beaune 2009, Marange sur le bois (Ets Bonnardot de Bonnencontre) ou Hautes Côtes de Nuits (en vente à la galerie du Cerf). Ce pique nique sera également l’occasion de découvrir le port lors d’une visite commentée, l’arboretum et ses différentes essences d’arbres par le biais d’un jeu concours, réservé aux participants au pique nique, où de nombreux lots seront attribués (offerts par la société SEB, 1 panier garni, 1 kit Bourgogne Tourisme (casquette / tablier/ sac en tissus) et divers produits régionaux. Les enfants pourront s’essayer au «Land Art».
Si vous souhaitez nous rejoindre , inscrivez-vous à l’office de tourisme, 2 rue de la liberté à St Jean de Losne. Renseignements 03 80 37 15 70 ou info@saintjeandelosne.com
(à noter minimum 10 personnes - Inscription à l'office de Tourisme - 2 rue de la Liberté à St Jean de Losne - au plus tard le 20 septembre.)

dimanche 11 septembre 2011

Les Journées du Patrimoine à Saint Jean de Losne les 17 & 18 septembre 2011

* Mairie, rue de la liberté, 1er étage, salle du milieu, exposition autour du tableau "Arrivée des ministres à Saint Jean de Losne 23 juillet 1905" : documents, souvenirs et objets ferroviaires. Un voyage républicain en juillet 1905 : l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons le Saunier. Exposition conçue et réalisée par Pierre Marie Guéritey. Entrée libre. Les 2 jours : 10h-12h et 14h-17h. Accès également au salon d'honneur (Papier Réveillon) et à la salle du conseil (tableau La Belle Défense, de Godefroy et Badin)".
(Une visite commentée de l'exposition "Autour du tableau…" se fera dans le cadre des visites de la ville et le dimanche matin à 11 heures).

* Visites de la ville, de ses bâtiments dans le cadre des Journées du Patrimoine :
* Samedi 17 septembre, à 10 heures et 15heures30, rendez vous devant l'Office de Tourisme de Saint Jean de Losne, rue de la liberté.
* Dimanche 18 septembre, à 15h30, rendez vous devant l'Office de Tourisme de Saint Jean de Losne rue de la Liberté.
Circuit incluant : la visite de l'Hôtel de ville (avec présentation exceptionnelle du tableau de Louis Dumontant :" inauguration de la ligne de Saint Jean de losne à Lons le Saunier 12 juillet 1905"), la visite de l'église saint Jean Baptiste et la visite de l'Hôtel Dieu.
Téléphone : 03 80 37 15 70. Conditions particulières : inscription auprès de l'Office de Tourisme rives de Saône, Antenne de Saint Jean de Losne
Courriel : tourismestjeandelosne@orange.fr
Horaires : Sam 10h et 15h30, Dim 15h30

mercredi 7 septembre 2011

Journées du Patrimoine 2011 : « Le voyage du Patrimoine » …à Saint Jean de Losne




Journées du Patrimoine 2011 : « Le voyage du Patrimoine » …
Un voyage républicain en juillet 1905 : l’inauguration de la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons le Saunier.
Exposition à la mairie de Saint-Jean-de-Losne 17 et 18 septembre 2011.




Après l’exposition sur l’hôpital de Saint-Jean-de-Losne qu’il a présentée en septembre 2009 pour les journées du patrimoine dont le thème régional était « les établissements hospitaliers », Pierre Marie Guéritey a préparé cette année la présentation d’un tableau que possède la mairie de Saint-Jean-de-Losne, et qui n’a jamais été exposé. Celui-ci représente l’ « inauguration de la ligne de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saulnier, 23 juillet 1905 l’arrivée des ministres à Saint-Jean-de-Losne »


(Détail du tableau présenté : le maire de Saint-Jean-de-Losne, Louis Maugras)

Autour de ce tableau, l’exposition présentera des documents sur son auteur – un peintre né à Saint-Jean-de-Losne, sur la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saunier, et plus généralement sur l’importance économique de la ville, carrefour des voies navigables et de trois lignes de chemin de fer au début du XXe siècle.
Le compte rendu de la journée du 23 juillet 1905 par le Journal « Le Bien Public » sert de fil conducteur pour comprendre le tableau présenté et le voyage républicain des ministres à Saint-Jean-de-Losne. Cette exposition, aussi bien artistique qu’historique et didactique, sera ouverte à la mairie de Saint-Jean-de-Losne les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011 de 10h à 12h et 14h à 17h, et visible également dans le cadre des visites de la ville organisées le samedi à 10 h et à 15h30, et le dimanche à 15h 30. (Rendez-vous à la mairie).
Au cours de ces visites, on pourra découvrir ou revoir l’église Saint Jean-Baptiste, l’Hôtel de ville (poêle en faïence du XVIIIe s. récemment restauré, salon d’honneur avec le papier peint de la manufacture Réveillon (XVIIIe s.) et le tableau « la Belle-Défense de Saint-Jean-de-Losne en 1636 »), et l’ancien Hôpital (Vierge bourguignonne du XVe s.)
Inscriptions à l’office de Tourisme Rives de Saône, antenne de Saint-Jean-de-Losne,
'/Fax 03.80.37.15.70
info@saintjeandelosne.com


Pierre Marie Guéritey

vendredi 2 septembre 2011

Le 6e Salon de la Photographie Animalière en préparation

L'association Promo Saint Jean, présidée par Michelle Guéritey, prépare la 6e édition du Salon de la photographie Animalière du Val de Saône qui se tiendra les 16, 17 et 18 mars 2012 à la salle polyvalente de Saint Jean de Losne.
Au programme, une vingtaine de photographes exposants, la participation d’un club photo et d’un club de protection de la nature, un stage, des exposants de matériel comme Phox, Colorpix, Jama. Le 6e édition aura comme invité d’honneur Frank Fouquet, talentueux photographe passionné par la nature et l’environnement. Le samedi 17 mars aura lieu la désormais habituelle projection de films et diaporamas animaliers à la salle des fêtes de Losne.
Les candidatures, pour participer au Salon, sont à déposer avant le 25 octobre 2011. Dossiers à demander à PROMO SAINT JEAN - Mairie - 21170 Saint Jean de Losne par courrier ou par mail : promostjean@wanadoo.fr.
Une nouveauté : un concours photo ouvert à tous (règlement sur demande) est organisé, par ailleurs, dans le cadre de ce Salon. Les photos proposées au concours seront exposées dans les nouveaux locaux de la Galerie du Cerf, avenue de la Gare d'eau à Saint Jean de Losne.
Contact : Promo Saint Jean – T. 03 80 29 04 44 – promostjean@wanadoo.fr
Blog : http://photosanimalieresduvaldesaone.blogspot.com/

vendredi 26 août 2011

Concert « Claviers d’été » à Saint-Jean-de-Losne ce dimanche 28 août

« Claviers d’été » à Saint-Jean-de-Losne
Eglise Saint Jean-Baptiste - Dimanche 28 août 17 heures - Concert orgue - clavicorde organisé par Promo Saint Jean
Pour certains, ce concert sera une découverte : en effet, on entend rarement le clavicorde. C’est un instrument à cordes, facilement transportable, avec un clavier, comme le piano et le clavecin. Les cordes sont frappées par une sorte de marteau en laiton fixé à chaque touche. Ainsi, le son dépend directement de la manière dont l’artiste enfonce les touches du clavier : cet instrument est donc très sensible et difficile à jouer. Au XVIIe et au XVIIIe s. les organistes et les clavecinistes l’utilisaient comme instrument de travail et aussi pour le concert.
L’organiste Heinrich Walther jouera la première partie du concert sur son clavicorde, copie d’un instrument du XVIIIe siècle, et la 2ème partie sur l’orgue historique de l’église de Saint-Jean-de-Losne. On entendra donc des sons très différents, avec des musiques du XVIe au XVIIIe siècle.
(Entrée 6€, gratuit jusqu'à 14 ans). Renseignements. promostjean@wanadoo.fr

Programme
Première Partie, au clavicorde
Dietrich Buxtehude Suite #12 en Fa majeur
1637-1707 Allemande
Johann Sebastian Bach Sonate en ré mineur BWV 964
1685-1750 Adagio, Fuga, Andante, Allegro
Joseph Haydn Sonate en Sol majeur (Hob XVI:27)
1732-1809 Allegro con brio, Menuett, Presto

Clavicorde de Dietrich Hein, Oldenburg (2009)

Deuxième partie, à l’orgue
William Byrd Variations « O Mistriss myne »
1540-1623
François Couperin Extraits du Gloria
1668-1733 de la Messe pour les Couvents :
Plein Jeu,
Petite Fugue sur le Cromhorne,
Cromhorne en Taille,
Recit de Tierce
Johann Sebastian Bach Extraits de L’Art de la Fugue:
1685-1750 Contrapunctus VI « a la francese »
Contrapunctus VIII
Contrapunctus XI
Orgue historique Bénigne Boillot (1768)

Heinrich Walther
(né en 1959) a étudié le piano et la musique sacrée à la Staatliche Hochschule für Musik à Freiburg (Allemagne) de 1978-1983, avant de continuer ses études d'orgue dans la classe de Xavier Darasse au Conservatoire National de Toulouse (premier prix à l'unanimité en 1983), puis à la Southern Methodist University à Dallas (Texas).
Il a gagné plusieurs concours internationaux (à San Antonio/Texas et à Nuremberg).
Depuis 1989 il fait partie de la faculté de la Staatliche Hochschule für Musik à Freiburg, il était professeur d'orgue à la Staatliche Hochschule für Musik Mendelssohn Bartholdy à Leipzig (1998 à 2000) et il est -professeur à la Hochschule für Kirchenmusik à Rottenburg ; et en même temps, depuis septembre 2002, professeur d'orgue à la Hochschule für Kirchenmusik de la Evangelische Landeskirche Baden à Heidelberg.
Il donne des nombreux concerts dans de nombreux pays du monde, notamment aux Etats-Unis et il a fait des enregistrements et des émissions pour la radio en France, Espagne, au Japon, au Corée, en Ukraine et en Amérique. Il est régulièrement invité à donner des "masterclass" en Europe et aux Etats-Unis (Southern Methodist University de Dallas, University of Wisconsin, Madison, à Milwaukee, en Iowa et en Alaska).
Il a enregistré 20 CD, et il est particulièrement mondialement connu pour ses transcriptions pour orgue des œuvres orchestrales de Mozart, de Mendelssohn (Symphonie "Réformation", "Les Hébrides", et de César Franck (Symphonie en ré mineur; "Psyché et Eros") ainsi que pour ses interprétations de l'œuvre pour orgue et clavier J.S.Bach à l'orgue ainsi qu'au piano et au clavicorde.
Il donne des masterclass pour orgue et des stages pour clavicorde, notamment en Alsace et en Bourgogne.
Depuis 2006 Heinrich Walther est Organiste titulaire à l’Eglise St. Matthieu de Colmar.

mardi 12 juillet 2011

Le poêle en faïence de l’Hôtel de Ville de Saint Jean de Losne : un bel objet enfin restauré au printemps 2011

Acquis par la ville en 1829, l’ancien Hôtel particulier de la famille Hernoux est une bâtisse du XVIIe siècle, remaniée au XVIIIe. L’installation de la Mairie dans ce bâtiment y a apporté de profondes transformations tout au long du XIXe et du XXe s. Cependant, des éléments importants restent présents : Les façades et toitures ; la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; la galerie sur cour du premier étage, y compris la plaque commémorative du siège de 1636 ; la grille et les pavillons de jardin, le salon d'honneur, avec son décor complet de papier peint en arabesques. Ces éléments on justifié le classement de l’ensemble parmi les Monuments Historiques le 17 novembre 2009. Le poêle en faïence qui se trouve au fond de la galerie du premier étage avait été classé Monument historique comme objet le 2 avril 1999.
Description
Ce type d’appareil de chauffage au bois, produit par des manufactures de l’est de la France était présent dans plusieurs demeures bourgeoises à Saint-Jean-de-Losne. Le style Louis XVI de l’objet permet de situer sa date de construction dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Il est constitué de panneaux de terre cuite vernissée assemblés, entourant un bâti en fer forgé format foyer. A la partie supérieure une plaque imitant le marbre supporte le conduit de fumées.
Celui-ci reproduit le thème du « dénicheur », fréquemment utilisé pour ce type d’objet à cette époque : le conduit de fumées surmonté d’un chapiteau affecte la forme d’un arbre avec son tronc et son feuillage. Un nid avec des petits oiseaux s’y trouve qu’un jeune garçon en costume d’époque, délicatement mis en couleurs, cherche à atteindre en escaladant le tronc. Au pied de l’arbre, de chaque côté, un chien et un lièvre affrontés complètent la scène.
Dans sa situation actuelle, ce poêle ne peut pas être fonctionnel, car il ne pas peut être relié à aucun conduit de fumées extérieur. Il a été placé dans la niche où il se trouve dans un but décoratif. Celle-ci présente des graffitis datés (le plus ancien de 1770). Le poêle, avant sa restauration :La restauration
Placé dans un endroit public, dans un passage, le poêle a subi des chocs, des frottements et présentait de nombreuses fissures, certaines parties manquaient. La restauration, sur les conseils de Madame Cécile Ullmann, conservateur des Monuments historiques à la DRAC de Bourgogne a été confiée après un appel d’offres à l’atelier parisien de Juliette Vignier-Dupin, spécialisé dans ce type de travaux.En décembre 2010, le poêle a été démonté et nettoyé. Les pièces ont été entreposées sur place et la restauration et le remontage ont été effectués en mars 2011.Financement :
Montant du devis HT : 11000 €
Subvention Etat : 5500 €
Subvention Conseil général : 2750€
Part restant à la Commune 2750 € + la TVA : 2156 € soit 4906 €.
La niche a été restaurée et repeinte par les ouvriers municipaux, et les portes en chêne de chaque côté qui avaient été sommairement décapées ont été reprises par Pierre Marie Guéritey qui leur a appliqué un vernis à l’alcool.
Quelques images permettent d’apprécier l’état de dégradation de l’objet avant restauration et la qualité du travail effectué par les restauratrices. Pierre Marie Guéritey.© Clichés Pierre Marie et Michelle Guéritey (et Claude Feuillebois pour le cliché n°1).