Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

mardi 12 juillet 2011

Le poêle en faïence de l’Hôtel de Ville de Saint Jean de Losne : un bel objet enfin restauré au printemps 2011

Acquis par la ville en 1829, l’ancien Hôtel particulier de la famille Hernoux est une bâtisse du XVIIe siècle, remaniée au XVIIIe. L’installation de la Mairie dans ce bâtiment y a apporté de profondes transformations tout au long du XIXe et du XXe s. Cependant, des éléments importants restent présents : Les façades et toitures ; la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; la galerie sur cour du premier étage, y compris la plaque commémorative du siège de 1636 ; la grille et les pavillons de jardin, le salon d'honneur, avec son décor complet de papier peint en arabesques. Ces éléments on justifié le classement de l’ensemble parmi les Monuments Historiques le 17 novembre 2009. Le poêle en faïence qui se trouve au fond de la galerie du premier étage avait été classé Monument historique comme objet le 2 avril 1999.
Description
Ce type d’appareil de chauffage au bois, produit par des manufactures de l’est de la France était présent dans plusieurs demeures bourgeoises à Saint-Jean-de-Losne. Le style Louis XVI de l’objet permet de situer sa date de construction dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Il est constitué de panneaux de terre cuite vernissée assemblés, entourant un bâti en fer forgé format foyer. A la partie supérieure une plaque imitant le marbre supporte le conduit de fumées.
Celui-ci reproduit le thème du « dénicheur », fréquemment utilisé pour ce type d’objet à cette époque : le conduit de fumées surmonté d’un chapiteau affecte la forme d’un arbre avec son tronc et son feuillage. Un nid avec des petits oiseaux s’y trouve qu’un jeune garçon en costume d’époque, délicatement mis en couleurs, cherche à atteindre en escaladant le tronc. Au pied de l’arbre, de chaque côté, un chien et un lièvre affrontés complètent la scène.
Dans sa situation actuelle, ce poêle ne peut pas être fonctionnel, car il ne pas peut être relié à aucun conduit de fumées extérieur. Il a été placé dans la niche où il se trouve dans un but décoratif. Celle-ci présente des graffitis datés (le plus ancien de 1770). Le poêle, avant sa restauration :La restauration
Placé dans un endroit public, dans un passage, le poêle a subi des chocs, des frottements et présentait de nombreuses fissures, certaines parties manquaient. La restauration, sur les conseils de Madame Cécile Ullmann, conservateur des Monuments historiques à la DRAC de Bourgogne a été confiée après un appel d’offres à l’atelier parisien de Juliette Vignier-Dupin, spécialisé dans ce type de travaux.En décembre 2010, le poêle a été démonté et nettoyé. Les pièces ont été entreposées sur place et la restauration et le remontage ont été effectués en mars 2011.Financement :
Montant du devis HT : 11000 €
Subvention Etat : 5500 €
Subvention Conseil général : 2750€
Part restant à la Commune 2750 € + la TVA : 2156 € soit 4906 €.
La niche a été restaurée et repeinte par les ouvriers municipaux, et les portes en chêne de chaque côté qui avaient été sommairement décapées ont été reprises par Pierre Marie Guéritey qui leur a appliqué un vernis à l’alcool.
Quelques images permettent d’apprécier l’état de dégradation de l’objet avant restauration et la qualité du travail effectué par les restauratrices. Pierre Marie Guéritey.© Clichés Pierre Marie et Michelle Guéritey (et Claude Feuillebois pour le cliché n°1).

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