Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

jeudi 10 novembre 2011

Le « vitrail de Galas » dans l’église de Saint-Jean-de-Losne

Pour compléter la commémoration virtuelle du 375ème anniversaire du siège de Saint-Jean-de-Losne en novembre 1636, je vous invite à aller voir le « vitrail de Galas » au transept nord de l’église saint Jean-Baptiste.
L’abbé Jules Thomas, curé de Saint-Jean-de-Losne en 1886 au moment de la célébration du 250ème anniversaire du siège avait fait placer tout un ensemble de vitraux aux fenêtres de l’église. Malheureusement, ils ont tous été détruits par l’explosion du pont de Saône en 1940, à l’exception de celui-ci.
Les 6 médaillons de ce vitrail présentent 6 épisodes de la fin du siège, un vitrail semblable en face représentait six épisodes du début du siège.
Ils avaient été réalisés par la maison Pagnon-Deschelettes de Lyon. L’abbé Thomas les a décrits dans un opuscule publié à Dijon en 1899 : « Les vitraux de Galas dans l’église de saint-Jean-de-losne ».
Voici sa description du vitrail encore existant :
« …On commence en bas à gauche
Premier médaillon
La signature de la délibération, 2 novembre.
La scène se passe sur la brèche, au premier plan, le drapeau de la ville, que tient un soldat, flotte sur les échevins et les habitants ; le greffier commis, Jean Gaignet, leur apporte le texte de la délibération. Les uns s’apprêtent à signer, les autres signent sur un tambour. Au deuxième plan, les défenseurs de la cité font face aux assaillants.
Deuxième médaillon
Les barricades, 2 novembre.
Les soldats achèvent de tendre des chaines à travers les rues, et l’on y voit toutes sortes d’entraves, des paniers de terre, des roues, des pièces de bois. Les habitants entassent de la paille et des fagots devant leurs maisons pour y mettre le feu. D’autres préparent un fourneau pour y jeter le reste de la poudre. Une femme porte une cruche d’huile bouillante aux remparts. Les défenseurs les gardent toujours, malgré ceux d’entre eux qui tombent sous les coups de l’ennemi et que l’on voit gisant à terre.
Troisième médaillon
Le deuxième assaut, 2 novembre
La ville est sur le point d’être prise. Les autrichiens vainqueurs entrent en foule par la brèche. Les habitants, revenus de leur panique, s’élancent sur eux et les refoulent avec leurs pertuisanes. A gauche, le petit Gaillard, une torche à la main, court mettre le feu aux maisons. Un des défenseurs lui fait signe, du haut des remparts d’attendre un instant.

Quatrième médaillon
L’arrivée des Auxonnais, 2 novembre
Au second plan, les ennemis tiennent les habitants en échec. Ils brandissent le hache sur leurs têtes et les frappent à coups de pertuisanes. Plusieurs sont renversés. Au premier plan, les Auxonnais arrivent par la porte de la Saône et se jettent sur les autrichiens. Onaperçoit encore ici des hommes tués, parmi lesquels un des nouveaux arrivés, Nicolas Boileau.
Cinquième médaillon
La cavalerie de Rantzau, nuit du 2 au 3 novembre
La cavalerie du colonel Rantzau arrive à Saint-Jean-de-Losne au commencement de la nuit. Elle traverse le pont au son des trompettes et des tambours, en portant des flambeaux. On distingue la Saône et la ville à la lueur des torches. Au premier plan, Rantzau à cheval montre à ses troupes la vaillante cité.
Sixième médaillon
L’Action de grâces, 3 novembre
Les autrichiens ayant levé le siège, les habitants de Saint-Jean-de-Losne se rendent à l’église en procession. Le procuré les suit sous un dais porté par quatre des héros de la défense. Un enfant les précède avec la croix et pénètre dans l’église. Le drapeau de la ville et l’un de ceux qui viennent d’être enlevés à l’ennemi sont à l’honneur comme ils ont été au péril. Au premier plan, une femme assise tient son enfant qui acclame la procession. A gauche dans un con du tableau, Marguerite du Saint-Sacrement aperçoit l’enfant Jésus renversant l’armée de Galas avec un brin de paille de sa crèche. »

L’ordre actuel des médaillons est le suivant, (il ne correspond pas à la description ci-dessus) :
1- La signature de la délibération
2- L’arrivée des Auxonnais
3- La cavalerie de Rantzau
4- Les barricades
5- Le deuxième assaut
6 - L’Action de grâces
©  Texte et photos Pierre Marie Guéritey

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