Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

jeudi 25 juin 2015

Anne Froidebise en concert à Saint-Jean-de-Losne


Dimanche 5 juillet 2015 à 18 heures à l’église

"Bach et la France"

Clavecin et orgue historique (Bénigne Boillot 1768)

Jean Sébastien Bach, Antoine Forqueray,

André Raison, Jacques Champion de Chambonnières

Programme :

1) Suite en do mineur (clavecin)
J.S. Bach (1685-1750) :
Allemande et Courante de la Deuxième Suite française BWV 813

A. Forqueray(1671-1745) : La Sylva, La Boisson
Extraits des Pièces de viole, composées par Mr Forqueray le père, mises en pièces de clavecin par Mr Forqueray le fils ( J.B.A. Forqueray (1699-1782)

2) Kyrie en alternance (orgue)

A. Raison (avant 1650-1719) :
Premier Kyrie, gravement, de la Messe du troisième Ton
J.S. Bach: Kyrie, Gott ,Vater in Ewigkeit BWV 672, de la Clavierübung III
A. Raison : Second Kyrie, fugue grave sur la trompette
J.S. Bach: Fugue en mi mineur BWV 855
J.S. Bach: Christe, aller Welt Trost BWV 673, de la Clavierübung III
A. Raison : Christe, duo
A. Raison : Quatrième Kyrie dessus et basse de trompette,
J.S. Bach: Kyrie,Gott heiliger Geist BWV 674,
A. Raison : Dernier Kyrie, dialogue

3) Suite en sol majeur (clavecin)

J.S. Bach : Allemande, Courante, de la Cinquième Suite française BWV 816.
J. Champion de Chambonnières (1602-1672) :
Sarabande Jeunes Zéphirs, Double de la Sarabande, Menuet.
J.S. Bach : Gavotte et Loure de la Cinquième Suite française
J. Champion de Chambonnières : Gigue, la Villageoise.
J.S. Bach : Gigue de la Cinquième Suite française BWV 816.

 
Anne Froidebise explique ses intentions pour ce programme :

« Le programme de ce concert prend la forme d’un triptyque : clavecin, orgue, clavecin :
Dans la première partie du XVIIIe siècle ces deux instruments sont riches d’un répertoire composé par les plus grands musiciens du temps, en Allemagne comme en France.

On sait que Bach connaissait très bien la musique française. Plusieurs de ses pièces pour l’orgue ou le clavecin portent des titres ou des indications en français. Les suites françaises sont titrées « Suites pour le clavessin »  Des similitudes entre certaines de ses pièces et des pièces de compositeurs français ont été relevées depuis longtemps. Par exemple, le prélude de la première suite anglaise de Bach serait inspiré de la gigue de la première suite de clavecin de Charles Dieupart, le thème de la Passacaille en ut mineur est identique dans sa première moitié à la basse d’un trio d’André Raison.

Ce programme met Bach en perspective avec les compositeurs français Chambonnières, Raison et Forqueray, délaissant volontairement pour ce projet ses deux grands contemporains Couperin et Rameau.

Chaque partie du concert alterne dans un même cycle des pièces de Bach et des pièces françaises. Au clavecin, deux suites ont été assemblées en respectant l’unité tonale et le caractère des pièces d’une suite de danses conventionnelle. C’est ainsi que, dans la suite « recomposée »en do mineur, les pièces pour viole d’Antoine Forqueray, « La Sylva » et « La Boisson », prennent la place d’une sarabande et d’une gigue, alors que leur auteur ne les a pas désignées de la sorte. Dans la suite  « recomposée »en sol majeur, les pièces gardent leur titre de danse mais la confrontation vient de la grande différence d’écriture entre Bach et le claveciniste de la Chambre du Roy, né quatre-vingts ans avant lui.

Le volet destiné à l’orgue prend la forme d’un Kyrie, organisé selon le cérémonial préconisant l’alternance entre versets joués à l’orgue et versets chantés. Les pages de Bach prennent la place des parties chantées.
Ici aussi, il y a confrontation entre les trois chorals de Bach, pièces de la maturité, la fugue à deux voix, issue du Premier livre du Clavier bien tempéré, et le langage volontairement simple, fonctionnel et efficace de l’organiste français ».

 

Anne Froidebise
a fait ses études aux Conservatoire Royaux de Liège et de Bruxelles où elle a été diplômée pour les trois instruments à clavier: piano (classe de Robert Leuridan), orgue (classe de Hubert Schoonbroodt) et clavecin (classe de Charles Koenig). Elle a également reçu les conseils de Xavier Darasse et Bernard Lagacé lors d’académies d’été.
Son intérêt pour toute la littérature de l’orgue lui a permis de se produire sur de nombreux instruments d’esthétiques différentes, anciens et modernes, réputés ou moins connus.
En musique de chambre elle a été associée pendant une vingtaine d’années aux flûtistes Jean-Paul et Emmanuel Pirard avec lesquels elle a donné de très nombreux concerts en Europe et aux Etats –Unis. Comme claveciniste elle a joué à plusieurs reprises l’intégrale des sonates de Bach pour flûte et pour violon. Elle s’est produite en soliste avec l’orchestre philharmonique de Liège  et différents orchestres de chambre.
Sa discographie est importante, plus de vingt enregistrements
L’enseignement représente une grande partie de sa vie de musicienne. Professeur d’orgue au Conservatoire Royal de Liège et professeur d’orgue et de clavecin au Conservatoire de Verviers, elle rencontre chaque semaine des étudiants et élèves de tous âges et de tous niveaux, du débutant enfant ou adulte au jeune professionnel au seuil du métier. 
Soucieuse de faire mieux connaître l’orgue et sa musique, elle poursuit, au sein de l’association « Art et Orgue en Wallonie »une action de sensibilisation du public par l’organisation de concerts, d’exposés et de visites guidées, en collaboration avec différents partenaires.
Membre de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région Wallonne de 1992 à 2014, elle est actuellement vice-présidente de la Fédération Francophone des Amis de l’Orgue (FFAO).