Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

jeudi 7 août 2014

Saint Jean de Losne : concert hautbois et orgue le 24 août à 17h30

Dimanche 24 août à 17h30, concert hautbois et orgue, avec Tessa Thiery hautbois, et Marie Hélène Geispieler à l'orgue historique Bénigne Boillot 1768, de l'église de Saint Jean de Losne.
Au programme œuvres de Cabanilles, Exton, Colonna, Tessarini, Bach, Su Mage, Krebs, Meyer, Muffat, Matthison-Hansen et Bartok. 

Née à Londres en 1960, Tessa Thiery commence ses études musicales à l’âge de huit ans avec des cours de piano. Elle débutera au hautbois quelques années plus tard. Après trois ans à l’Université de Birmingham où elle est récompensée du « Barber Scholarship », prix réservé aux meilleurs élèves de leur promotion, elle obtient une licence en musicologie et littérature anglaise, puis se consacre au hautbois et étudie avec Neil Black, hautbois solo du célèbre English Chamber Orchestra à l’époque, et Celia Nicklin, hautbois solo de l’Orchestre de Saint-Martins-in-the-Fields. Vivant en France depuis de nombreuses années, elle joue régulièrement avec l’Orchestre de Chambre des Cévennes et elle est membre de l’ensemble de musique contemporaine et expérimentale Décadanse depuis 2002. Depuis 2009, elle se produit aussi avec l'ensemble de musique de chambre britannique, Musique et Patrimoine. Elle a participé à de nombreux concerts en tant que chambriste, notamment au Festival de l'Orgue à la cathédrale Saint Pierre à Montpellier. Elle est mariée avec le hautboïste Daniel Thiery, premier soliste à l’Orchestre National de Montpellier.



Fille de musiciens, Marie-Hélène Geispieler fait ses études musicales au Conservatoire National de Région de Nice, sous la direction de Pierre Cochereau et René Saorgin, où elle obtient les premiers prix d'orgue et d'harmonie, ainsi que le Grand Prix de la Ville de Nice. Finaliste au concours international d'Innsbruck, lauréate des académies de Nice, Saint-Maximin-en-Provence, Haarlem, Pistoia et Salamanque.
Professeur d'Education Musicale jusqu'en 2003, Marie-Hélène Geispieler est co-titulaire des Grandes Orgues de l'Abbaye Saint-Victor-de-Marseille de 1977 à 2003, et actuelle titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Lunel (Hérault), et Présidente des Amis de l'Orgue.
Elle donne de nombreux concerts en soliste, avec choeur ou orchestre (Saint-Victor de Marseille, Eté musical de la Roya, Soirées de Musique Française de Saint-Maximin, Saint-Rémy-de-Provence, Nice, Monaco, en Languedoc-Roussillon, en Corse, à Paris, à la cathédrale d'Auch, Sainte-Croix de Bordeaux , Territoire de Belfort, en Bourgogne , etc.)
Elle joue dans des formules variées : orgue à 4 mains (avec Claudine Grisi) , violon (M.G. Menenteau, violon baroque, Marie le Carlier, Serguei Kalinine), trompette (Nicolas Planchon), chant (Dany Barraud, Jane Berbié, Christine Demangel, Ernesto Fuentes), avec flûte, hautbois, violoncelle.
Discographie : Orgues historiques de Saint-Chinian (Hérault), La Porta, Olmi-Cappella et Muro (Corse).
Elle est membre du Conseil d'administration de la FFAO (Fédération Francophone des Amis de l'Orgue).

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Billetterie à l'entrée du concert : 8€ (gratuit - 14 ans). 

vendredi 1 août 2014

Les premiers jours de la mobilisation à Saint-Jean-de-Losne en août 1914

« Le premier jour de la mobilisation générale est le 2 août 1914 ».
Ce télégramme  envoyé de Dijon le 1er août 1914 à 16 h. 30 est transcrit et oblitéré à 20 h. 50 au bureau de poste de Saint-Jean-de-Losne.
 
 En même temps, le service de santé informe le maire de la ville qu’il devra mettre l’ensemble des locaux du groupe scolaire de la ville (écoles de filles, de garçons et enfantine) à la disposition du médecin chef et de l’officier d’administration gestionnaire de l’hôpital temporaire n° 49, qui seront sur place le premier jour de la mobilisation. L’hôpital devra être prêt à entrer en fonction dès le jeudi 6 août, 5e jour de la mobilisation. (Cet hôpital territorial temporaire installé dans les locaux scolaires ouvrira en fait le 20e jour de la mobilisation et sera supprimé le 10 novembre 1916).
La surveillance des ouvrages d’art stratégiques s’organise immédiatement, notamment du pont de chemin de fer sur la Saône, gardé dès la nuit du 1er au 2 août par Charles Fleurot, Maurice Marcisieux, Pierre Morais et Louis Semain.

Le télégramme officiel  ci-dessous, envoyé aux gares le 4 août par la compagnie PLM témoigne de la crainte des espions et des saboteurs, dès les premiers jours :

« circulaire à toutes les gares
Faites disparaître les pancartes portant inscription « Bouillon Kub » se trouvant placées auprès des ouvrages d’art.
Ces applications sont placées pour les espions pour faire sauter les ouvrages d’art »



 
 
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Le conseil municipal, réuni le 3 août, approuve la décision du bureau de bienfaisance de distribuer des secours aux familles privées de leurs chefs mobilisés.
Il  publie la déclaration suivante :
«  Proclamation aux habitants de la ville de Saint-Jean-de-Losne
Habitants !
L’Allemagne en signifiant la déclaration de guerre à la France a porté un défi à l’humanité entière.
En même temps qu’elle déchirait les traités garantissant la neutralité du Luxembourg et de la Belgique en envahissant leurs territoires, un de ses navires de guerre bombardait Bône et Philippeville en Algérie.
Désormais rien ne peut arrêter le déchaînement des forces armées. Avec l’appui des puissances alliées et amies, avec les concours que de toute part elle recevra, la France, marchant en tête de la civilisation, rendra vaines les convoitises germaniques et les desseins barbares.
A cette heure décisive, c’est vers l’Est que nos regards doivent se porter, que tous nos efforts doivent tendre, sans défaillance.
Unissons nos forces et concourons tous à la défense du sol natal. Soyons les dignes descendants de nos pères de 1636 et 1814. Notre cause est sacrée : que toutes les bonnes volontés sans distinction de sexe ni d’âge se manifestent ; le devoir et l’Amour de la Patrie nous convient au sacrifice. Ayons confiance.
Vive la France
Saint-Jean-de-Losne le 5 août 1914
Pour le conseil municipal, les conseillers municipaux présents,
J. Astier, Dumontant, Maltet, Gentel, Georges Chédé ».
 
(Arch. Mun St Jean de Losne 1D10 , reg., p. 133 134)
 
Evidemment, dans cette proclamation patriotique, en pareille circonstance, les conseillers municipaux ne pouvaient pas omettre les références au siège de 1636 et à la défense de Saint-Jean-de-Losne contre les armées coalisées poursuivant les troupes de Napoléon 1er en janvier 1814.

© Pierre Marie Guéritey