A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

mardi 22 juillet 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (3)


 
 3 mois déjà…,

Il faut bien mesurer tout le travail accompli par l’entreprise DL Equipment de Losne et ses sous-traitants, même si le temps semble long aux Saint-Jean-de-Losnais soumis au double sens de circulation rue de la Liberté et à la circulation alternée sur le pont.
La rénovation de la partie amont du tablier, neutralisée depuis début avril, est achevée.

Les nouvelles canalisations d’eaux usées,  électricité,  gaz,  posées dans le nouveau trottoir élargi ont été fixées en place et recouvertes de béton.

 

Une chape de finition a été coulée sur ce trottoir élargi


et le nouveau garde-corps en acier thermo laqué est  fixé en place.



Des supports sont intégrés pour recevoir le pavoisement du pont, habituel pendant la saison d’été.

 


 
Les nouveaux lampadaires ont été posés et équipés de leurs luminaires.

La moitié amont  de la chaussée a été rendue à la circulation le 17 juillet  et le travail a commencé sur la moitié aval du tablier  : l’ancien enrobé a été enlevé et les garde-corps provisoires sont installés.
 
A suivre ….

© Photos et texte Pierre Marie Guéritey

 

mercredi 9 juillet 2014

Première édition de la Nuit des églises, à Losne et à Saint Jean de Losne : un succès

Les habitants de Losne et de Saint-Jean-de-Losne et des touristes ont répondu largement à l'invitation de visiter samedi 5 juillet les églises de Losne et de Saint Jean de Losne : plus de cinquante personnes se sont retrouvées pour la découverte de ces édifices.
A Losne, Alain Cessot a présenté l’histoire de l’ancienne abbaye et de l’église actuelle, et la restauration qu’il a faite des 14 tableaux du chemin de croix.
En traversant le pont de Saône, à l’église de Saint-Jean-de-Losne, le groupe a été accueilli au son de l’orgue historique par Jacques Béraza qui a interprété quelques pièces en avant-première du concert du lendemain. Dans le chœur de l’église spécialement illuminé, Pierre Marie Guéritey a présenté les éléments importants du mobilier : les stalles, le lutrin en forme d’aigle, le maître-autel surmonté d’un grand baldaquin de style classique construit par des artistes italiens en 1784. En commentant le texte biblique de l’Apocalypse, l’Abbé Theuret a expliqué la signification symbolique chrétienne de l’agneau couché sur le livre scellé par les sept sceaux, représenté au sommet du baldaquin.
Les guides de la soirée : Pierre Marie Guéritey, Alain Cessot et le Père Alain Theuret.
Alain Cessot à Losne
Pierre Marie Guéritey à Saint Jean de Losne
Le Père Alain Theuret
Le lendemain, toujours dans le cadre de la Nuit des Eglises, récital exceptionnel donné par l'organiste dolois Jacques Béraza, à l'orgue Bénigne Boillot 1768. Sur cet orgue qu’il connait de longue date et qu’il apprécie particulièrement, Jacques Béraza, organiste à Dole depuis 1955, avait choisi d’interpréter des musiques qu’il aime et qu’il sait faire apprécier par la qualité de son interprétation. Sous ses doigts, des compositeurs anonymes du XVIe siècle, des musiciens à découvrir comme Hans-Leo Hassler, ou Louis Couperin, ou plus connus comme Jean-Sébastien Bach, servis par les sonorités si attachantes de l’orgue de Saint-Jean-de-Losne ont captivé les auditeurs.

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Prochain concert organisé par Saône Nature & Patrimoine : dimanche 24 août à 17h30, hautbois et orgue avec Tessa Thiéry et Marie Hélène Geispieler (Lunel).

dimanche 15 juin 2014

Losne et Saint Jean de Losne participent à la Nuit des Eglises les 5 et 6 juillet prochains

Les deux églises de Saint-Jean-de-Losne et de Losne, situées de part et d’autre de la Saône, aux deux extrémités du pont, appartiennent à la même paroisse, et vous proposent, dans le cadre de la manifestation nationale La Nuit des Eglises :

Samedi 5 juillet :
- 20 h. Losne : accueil, présentation de la restauration extérieure de l'église et du chemin de croix.
- 21 h.-22h.30 : Saint-Jean-de-Losne, histoire et symboles du chœur de l’église et de son mobilier du XVIIIe s.: les stalles, le maître autel, le baldaquin et l’Agneau de l’Apocalypse.
(Avec la participation du Père Alain Theuret, de Pierre Marie Guéritey et d’Alain Cessot)
 Musique ancienne.
 Vous êtes les bienvenus, l'entrée est libre et gratuite.

Toujours dans le cadre de la Nuit des Eglises : 
Dimanche 6 juillet 18 heures :

Récital d'orgue par Jacques Béraza à l'orgue historique de Saint-Jean-de-Losne (œuvres de Hans Leo Hassler, Louis Couperin, Jean Sébastien Bach).

Pour en savoir, visitez la page Facebook de la Nuit des églises à Losne et Saint Jean de Losne :

et sur la Nuit des Eglises en France : https://www.facebook.com/nuit.des.eglises/info

mardi 10 juin 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (2)


Après deux mois de travaux, tandis que la circulation des véhicules et des piétons se fait toujours sur la moitié aval de la chaussée et le trottoir correspondant, le chantier a avancé rapidement sur la partie amont.
Les nouvelles canalisations de transfert des eaux usées de Saint-Jean-de-Losne vers Losne sont en service et la conduite de gaz a été renouvelée en polypropylène.

 Les bordures du trottoir amont ont été mises en place.
Une première couche d’enrobé a été déposée sur la moitié amont du tablier après traitement d’étanchéité de sa face supérieure.


                                                                                                                 A suivre....
© Photos et texte Pierre Marie Guéritey

mercredi 4 juin 2014

Récital d'orgue Jacques Béraza le 6 juillet

Notez déjà les dates du récital de l'organiste dolois bien connu, Jacques Béraza, à l'orgue historique Bénigne Boillot 1768 de l'église de Saint Jean de Losne, le dimanche 6 juillet 2014 à 18 heures.
Entrée : 8€. (gratuit -14 ans).

vendredi 16 mai 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (1)


Les travaux de réparation du pont de Saint-Jean-de-Losne ont commencé depuis un mois, …

Le pont de Saint-Jean-de-Losne

Le pont de bois
Pendant plusieurs siècles, sous l’ancien Régime la route n° 27 de Dijon à Losne par Longecourt et Brazey franchissait la Saône à Saint-Jean-de-Losne sur un pont de bois, qui traversait la rivière en biais.
Le pont de bois
Ce pont partait de la rive droite un peu en aval du pont actuel et allait à Losne encore plus en aval, pour rejoindre l’  « ancienne » route de Seurre. Le plan ci-dessus (Atlas général des routes de la province de Bourgogne (1756), ADCO, détail) en montre clairement la raison : il fallait contourner les anciens murs et le fossé entourant l’abbaye de Losne.

Le pont de pierre
Maintes fois détruit par les crues et la débâcle des glaces, il a toujours été reconstruit à la même place jusqu’en 1830. Définitivement ruiné, il a été reconstruit en pierre à partir de 1833.
 
L’Atlas Cantonal du département de la Côte-d’Or (1836) montre le nouveau pont. Reconstruit après avoir été coupé pendant la guerre de 1870, ce pont a été dynamité par les français le 16 juin 1940, puis ce qui en restait par les allemands le 7 septembre 1944.

Le pont de pierre détruit pendant la dernière guerre

Le pont actuel : une construction originale en béton armé
Le pont a été reconstruit à la même place en 1950-51. Les deux arches extrêmes ont été refaites en maçonnerie, et on a intercalé une structure en béton armé reposant sur deux anciennes piles intermédiaires conservées et consolidées.

Le tablier du pont est supporté par 8 demi-poutres formant chacune une arche latérale de 34,5 m., et, en porte à faux, 16 m. de l’arche centrale, complétée par une poutre de 20 mètres.

Ces poutres ont été réalisées sur un chantier de préfabrication installé sur la rive gauche, 250 m. en amont du pont : les poutres sont coffrées ferraillées et coulées côte à côte, perpendiculaires au lit de la Saône.

Une fois les poutres construites, il a fallu les mettre en place, et le procédé de transport ne devait pas les soumettre à des efforts différents de ceux pour lesquels elles avaient été calculées. (Chaque demi-poutre d'une longueur de 52 m. a une masse de 185 tonnes pour les poutres intermédiaires et 155 tonnes pour les poutres de rives).

L'entreprise qui avait pris en charge le chantier ayant fait faillite, la société Chanier Bouchard & Vaissac, dirigée par Monsieur Gilbert Bouchard et Monsieur André Vaissac, s’est chargée du transport, en collaboration avec la société Schwartz-Hammont.

Les 8 demi-poutres ont été transportées sur la rivière en septembre 1950. Pour ce faire, une « portière » (ensemble de bateaux attachés entre eux) a été utilisée, dont la hauteur de flottaison pouvait varier grâce à des ballasts remplis d'eau, afin de soulever la poutre, puis de la déposer ensuite en place sur les piles du pont.
Transport d’une demi-poutre sur la rivière (A.M. Saint-Jean-de-Losne)

Les demi-poutres ont été ensuite reliées par les poutres centrales coulées sur place et, entre elles latéralement par des entretoises. Le tablier et la chaussée étant enfin réalisés, on a procédé aux essais en faisant stationner sur le pont deux files de trois camions chargés pesant ensemble 134 tonnes, (essais statiques), puis en les faisant circuler (essais dynamiques).
 (A.M. Saint-Jean-de-Losne)
Le nouveau pont a été inauguré le 1er juillet 1951
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Pierre-Marie Gueritey, Un pont sur la Saône : la reconstruction du pont de Saint-Jean-de-Losne (1947-1951), Office de Tourisme de Saint-Jean-de-Losne, avril 1997.

Guénot, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Pezet, Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, « Reconstruction du Pont de Saint-Jean-de-Losne sur la Saône », dans Annales des Ponts et Chaussées, 122° année, n° 2, mars-avril 1952.
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Actuellement, près de 8000 véhicules par jour (dont un nombre important de poids lourds) franchissent la Saône sur cet ouvrage, long de 170 m (Route départementale 968). Ce pont dont les trottoirs sont très étroits est emprunté par beaucoup de piétons car il relie Losne et Saint-Jean-de-Losne qui font partie d’une même agglomération (bien que constituant deux communes différentes).

Le chantier de rénovation
Après plus de 60 ans, le béton a subi une importante carbonatation, les armatures sont donc menacées par la corrosion et un traitement était indispensable pour assurer la pérennité de l’ouvrage. La largeur de la chaussée sera réduite de 7 à 6 m. avec un trottoir plus large en amont.

Une circulation alternée a été mise en place, avec modification du plan de circulation dans Saint-Jean-de-Losne (rue de la Liberté en double sens).
Aujourd’hui, le chantier concerne la moitié amont : Les garde-corps et les trottoirs ont été arasés, un garde-corps provisoire a été installé et le revêtement de la chaussée décapé. Une chape d’étanchéité a été coulée sur le tablier pour préserver les armatures du béton. Les réseaux d’adduction d’eau et de transfert des eaux usées sont rénovés.
 
 

 
La base technique est installée sur le quai Lafayette interdit à la circulation. Les nouvelles bordures de trottoirs en granit y sont entreposées…
A suivre….

Pierre Marie Guéritey

© Photos et texte Pierre Marie Guéritey, mai 2014

dimanche 4 mai 2014

Saint-Jean-de-Losne, ville d’Art et d’Histoire…

La saison touristique a commencé dès le 9 avril avec l’accueil d’un groupe de 48 retraités de l’éducation nationale de Dole : déjeuner à l’auberge du Paradis à Maison-Dieu, visite du musée, visite de la ville en alternance, et découverte de la gare d’eau avec Pierre Marie Guéritey.

Après de nombreux passages dans notre ville en 2013, la péniche hôtel « Jeanine » de la Société Croisereurope revient à Saint-Jean-de-Losne en 2014, avec aussi une nouvelle péniche « Anne-Marie ».

L’offre de l’office de tourisme Rives de Saône a séduit cette compagnie et chaque fois, les passagers sont enchantés de leur escale à Saint-Jean-de-Losne.

Le débarquement sur le quai à gradins de Losne permet d’expliquer la situation de la ville et de ses villages environnants, et d’évoquer l’histoire du port de Saint-Jean-de-Losne et du pont de Saône (actuellement en grande réparation), pont de bois jusqu’en 1830, puis pont de pierre dont la construction et celle des quais à gradins des deux rives ont apporté de grands changements à Losne et à Saint-Jean-de-Losne au milieu du XIXe s..
Enfin le pont actuel en béton armé reconstruit en 1951 après les destructions de 1940 et 1944…
Après un coup d’œil au monument commémoratif du siège de 1636, construit en 1891, et dont le grand monolithe en pierre de Damparis se dresse à l’endroit même où les échevins ont proclamé leur décision de continuer à résister aux assiégeants, on entre à l’église.
Les visiteurs sont surpris par la taille de cet édifice pour une si petite ville… les explications sur la construction de l’église au XVIe s, le rôle de la paroisse, des prêtres familiers, le comportement des Saint-Jean-de-Losnais pendant la Révolution permettent de comprendre la présence dans cet édifice d’un riche mobilier antérieur à la Révolution (fonts baptismaux, chaire à prêcher, stalles, orgue, confessionnaux, baldaquin du maître autel) entièrement classé Monument historique ainsi que l’église.
La visite de l’Hôtel de ville révèle les détails de la « belle défense » de Saint-Jean-de-Losne en 1636 face à l’armée du général Gallas. Le grand tableau de Godefroy et Badin exposé dans la salle du conseil permet de faire revivre cet épisode glorieux de l’histoire locale. Ancien Hôtel particulier du XVIIe s. agrandi au XVIIIe et acquis par la ville en 1829, le bâtiment renferme bien d’autres objets intéressants : un rare poêle en terre vernissée de la fin du XVIIIe s. et le décor complet du salon d’honneur en papier peint à arabesques de la manufacture Réveillon (vers 1780).
Le temps manque en général pour présenter les tableaux exposés dans la petite salle : « l’arrivée des ministres à Saint-Jean-de-Losne 23 juillet 1905, inauguration de la ligne de Saint-Jean-de-Losne à Lons le Saunier » toile du peintre Louis Dumontant, né à Saint Jean de Losne en 1881, et aussi, le grand tableau du peintre Pierre-Joseph Givry « la rade de Saint-Vaast-la-Hooghe le soir », exposé à Paris au salon de 1892 et donné à la ville en 1916.
Après une petite collation, dégustation de produits régionaux, et l’achat de quelques souvenirs proposés par l’Office de tourisme,
les visiteurs n’ont qu’à traverser la rue pour entrer au musée de la batellerie qui leur propose un vaste panorama de la vie batelière à Saint-Jean-de-Losne.
C’est un vrai plaisir de présenter les édifices chargés d’histoire et les nombreux objets d’art : mobilier de l’église, statues de l’école bourguignonne, tableaux, papier imprimé à la planche, placés dans le contexte de l’histoire de la petite ville, qui constituent l’attrait principal de cette promenade, et que les visiteurs peuvent compléter en allant faire quelques achats en ville et en allant flâner un peu au bord de la « gare d’eau », actuel port de plaisance, avant de remonter à bord de leur péniche-hôtel pour l’apéritif du soir…

Voir l’offre de l’Office de tourisme pour les groupes : http://www.saone-tourisme.fr/visites-commentees
Pierre Marie Guéritey, 4 mai 2014
 © pour le texte et toutes les photos

mercredi 30 avril 2014

Le 1er bulletin Histoire et Patrimoine du Val de Saône est paru

En créant les Journées d’études Histoire et Patrimoine du Val de Saône, l’objectif de l’association Saône Nature et Patrimoine, dont le siège est à Saint-Jean-de-Losne, était de faire se rencontrer des personnes intéressées par l’Histoire et le Patrimoine sous toutes ses formes : monuments, nature, histoire, arts, mémoire collective, traditions, dans le Val de Saône, d’Auxonne à Seurre en passant par Saint-Jean-de-Losne, voire au-delà, et en mettant aussi en valeur le travail de ceux qui font des recherches sur ces sujets.


Ce premier bulletin annuel vient de paraître, sous la direction de Pierre Marie Guéritey rédacteur en chef, et la mise en page de Claude Feuillebois, et comprend une partie des conférences faites lors des deux premières journées d’études 2013.
Le lecteur y trouvera le résumé des deux première Journées d’études et six conférences : « Réédification d’une croix de chemin au lieu-dit La Croix Girard » à Maison Dieu (Alain Cessot), le barrage d’Auxonne (Martine Speranza), Pagny la Ville avant 1960… (Jean-Louis Rousselet, Le bateau suspendu dans l’église, et la bannière de la Société de Secours mutuels de Saint Jean de Losne : souvenirs d’une innovation sociale au début du XIXe s. (Pierre Marie Guéritey), Un maire du Val de Saône [Les Maillys] victime de l’arbitraire préfectoral sous la Restauration (Michel Jovignot) et le cimetière intercommunal de la paroisse de Saint-Jean-de-Losne (Michelle Guéritey).
Ce 1er Bulletin a été présenté lors la 3e Journée d’études Histoire et Patrimoine du Val de Saône le 12 avril  dernier à Seurre, et une cinquantaine d’exemplaires ont déjà été vendus.
Descr. : 32 pages, format 21 x 29,7,  illustrations quadri, prix : 12€ (frais de port en sus 2,65€) .
Commande par courrier adressé à Saône Nature et Patrimoine (mairie – 21170 Saint-Jean-de-Losne) avec chèque à l’ordre de l’association.
Des exemplaires sont également en vente à l’Office de Tourisme Rives de Saône, antenne de Saint-Jean-de-Losne.

La prochaine Journée de Rencontres Histoire et Patrimoine aura lieu à Brazey-en-Plaine en novembre.

mardi 15 avril 2014

12 avril : une 3e Journée de Rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône dense et passionnante

Histoire et Patrimoine du Val de Saône, à Seurre : 
Samedi 12 avril dernier, l’association Saône Nature & Patrimoine avait choisi d’organiser à Seurre la 3e journée de rencontres « Histoire et Patrimoine du Val de Saône ».
Pendant cette journée, préparée par Pierre Marie Guéritey, vice-président de l’association, huit conférenciers se sont succédé pour présenter leurs sujets de recherche devant un public attentif, d’une quarantaine de personnes venant des cantons de Seurre, Saint-Jean-de-Losne, Auxonne…mais aussi de Dijon, Beaune et Dole.
La salle de réception de l’Hôtel de ville offrait un cadre idéal pour ces exposés sur des sujets divers : la forêt de Mondragon (Michel Jovignot), quelques figures du monde médical à Auxonne (Martine Speranza), images anciennes de Seurre (Anne-Marie Constancias), la chapelle patronale d’Echenon (Pierre Marie Guéritey), les « cherches de feux » au moyen-âge (Alain Cessot), une loge maçonnique à Saint-Jean-de-Losne au début du XIXe siècle (Robert Michelin), présentation des ouvrages « Seurre 1939-1945 » (Gérard Michéa et Tifenn Chauvin).

Les participants ont été accueillis par Jean-Louis Rousselet, adjoint aux affaires culturelles, et membre de l’association, qui a aussi animé une visite du musée des gens de la Saône, après le repas pris en commun au restaurant.
Monsieur Alain Becquet, maire de Seurre retenu le matin, a pu assister à plusieurs des exposés de l’après-midi.
L’association Saône Nature & Patrimoine tient à remercier la municipalité de Seurre pour son accueil chaleureux. 
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L'association a présenté lors de cette journée son premier Bulletin (2013) "Histoire et Patrimoine du Val de Saône" qui comporte 6 communications :
- Réédification d'une croix de chemin au lieu-dit  "La Croix Girard" à Maison-Dieu (Losne)
par Alain Cessot.
- Le barrage d'Auxonne
par Martine Speranza
- Pagny la Ville avant 1960 ...
par Jean-Louis Rousselet
- Le bateau suspendu dans l'église et la bannière de la Société de Secours Mutuels de Saint-Jean-de-Losne : souvenirs d'une innovation sociale au début du IXIe siècle.
par Pierre Marie Guéritey
- Un maire du Val de Saône victime de l'arbitraire préfectoral sous la Restauration.
par Michel Jovignot
- Le cimetière intercommunal de la paroisse de Saint-Jean-de-Losne.
par Michelle Guéritey

Ce bulletin, de 32 pages, format 21x29,7, photos et documents quadri, peut être obtenu au prix de 12€, soit auprès de l'association Saône Nature & Patrimoine (Mairie - 21170 Saint Jean de Losne). Port : 2,65€. Soit auprès de l'Office de Tourisme Rives de Saône à Saint jean de Losne (rue de la liberté).

jeudi 10 avril 2014

12 avril à Seurre : 3e Journée de Rencontre Histoire et Patrimoine du Val de Saône

Après Saint-Jean-de-Losne et Auxonne, les participants aux Journées Rencontre Histoire et Patrimoine du Val de Saône se retrouveront à Seurre.

Au programme :
10h, La forêt de Mondragon, par Michel Jovignot (Soirans) :
Bien moins connue que sa soeur la forêt de Citeaux, pourtant deux fois moins étendue, la forêt de Mondragon  constitue un vaste massif, essentielement constitué de chênes pédonculés, sur  les terrasses alluviales de la rive droite de la Saone. Elle concerne une vingtaine de communes des cantons de Pontailler et Auxonne qui y possèdent, depuis le haut moyen âge, d'importantes forêts affouagères communales; deux forêts domaniales y ont remplacé  depuis deux cents ans,celles exploitées au profit des ordres religieux. On étudiera tout particulièrement comment on est passé, pour une bonne part, d'une forêt ducale à une forêt privée et dans quelles conditions la famille de Mondragon a pu se constituer un vaste domaine forestier au XIXe siècle, au point que le massif tout entier a pris le nom de ce ce riche et puissant personnage.

10h45, des professions de santé à Auxonne : quelques figures, par Martine Speranza (Auxonne) :
Auxonne autrefois était une ville importante, centre de ressources en matière de soins et de santé pour toute une population rurale avoisinante. On y trouve un Hôpital civil et militaire, des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, un herboriste, un dentiste et même un médecin des pauvres, sans oublier les vétérinaires.
 Quelques figures ont laissé des traces de leur activité souvent multiple, elles appartiennent à la classe des notables : ce sont des praticiens, voire des artistes, ou bien des commerçants plus ou moins doués, et parmi eux certains ont engendré des célébrités …


11h30, images anciennes de Seurre par Anne-Marie Constancias (Seurre).
Le jésuite Etienne Martellange a laissé plusieurs dessins de la ville de Seurre, mais il y a bien d'autres représentations anciennes de cette ville. Une importante collection de plans, gravures, dessins et peintures, ... de la ville de Seurre sera présentée...




15h, La communauté d'Echenon et sa chapelle patronale, par Pierre Marie Guéritey (Saint-Jean-de-Losne).
Les villages d'Echenon et Saint-Usage font partie de la paroisse de Saint-Jean-de-Losne "depuis des temps immémoriaux". Les habitants d'Echenon ont nénanmoins cherché depuis très longtemps à construire un lieu de culte sur le territoire de leur commune. Le projet grandiose de 1853 dégage une forte odeur d'esprit de clocher. Il a été abandonné et 'l'église d'Echenon" à côté de la mairie-école est encore la "chapelle patronale", modeste édifice construit en 1670, maintes fois réparé et reconstruit.


15h45, Les cherches de feux : premiers recensements de la population au moyen-âge, par Alain Cessot (Losne).
Les cherches de feux sont les premiers recensements systématiques effectués principalement aux XIVe, XVe et XVIe siècles. Leur objectif était la levée de l'impôt (aide) au bénéfice des Etats de Bourgogne. Elles servaient au financement des guerres, à la défense et à la gestion du territoire bourguignon. Elles sont antérieures aux registres d'état civil et paroissiaux et aux premiers documents notariés. C'est donc une mine de renseignements pour le généalogiste et le passionné d'histoire locale : on peut y observer l'évolution des noms de famille, et à l'échelle de chaque village la liste des habitants, leur profession et leur catégorie sociale. Ces listes sont de plus magnifiquement calligraphiées et permettent d'aborder au moyen de quelques clés l'étude des anciennes écritures (la paléographie). Une source de renseignements à ne pas manquer donc !

16h30, Une loge maçonnique à Saint-Jean-de-Losne sous le 1er Empire et la Restauration, par Robert Michelin (Pagny-la-Ville).
Comme les abeilles, symbole de l'époque, les maçons dijonnais essaimèrent à saint-Jean-de-Losne où une loge fut créée sous le titre distinctif  "Les amis de l'ordre et de la Bienveillance". Née trop tard, elle n'a pu bénéficier longtemps du contexte favorable de l'Empire, mais, comme ses consœurs, a dû en payer le prix et suspendre ses travaux vers 1816. A leur différence, elle tenta un réveil sous la Restauration en 1818. Squelettique, cette loge se traîna non sans plusieurs interruptions jusque vers 1824, époque où elle sombre définitivement dans les ténèbres.





17h15, "Seurre et ses environs dans la tourmente 1939-1945" : la collecte et l'exploitation des témoignages,
par Gérard Michéa et Tifenn Chauvin (Seurre).
Présentation de l'ouvrage (2 volumes) réalisé en grande partie à l'aide des témoignages des habitants de Seurre et des environs, exposé de la méthode de collecte et d'exploitation de ces témoignages.




Les Rencontres Histoire et patrimoine du Val de Saône, organisées par Saône Nature & Patrimoine, samedi 12 avril 2014, 10h-18h, Seurre (mairie, salle de réception au 1er étage). Entrée libre et gratuite.
Rens. 03 80 79 08 33.