A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

jeudi 10 mars 2016

Une visite incontournable en Val de Saône : le Salon Photo Nature les 18-19-20 mars

L'association Saône Nature et Patrimoine vous attend nombreux à la 9e édition du Salon Photo Nature du Val de Saône.

Où ?
Salle Polyvalente de Saint Jean de Losne - Place du Port Bernard
21170 Saint Jean de Losne 
Localisation GPS :
Latitude : 5.26622000
Longitude : 47.10417000
La salle polyvalente se situe près du château d'eau.






Quand ?
Vendredi 18 mars 2016, de 13h30 à 18h.
Samedi 19 mars 2016, de 10h à 18h.
Dimanche 20 mars 2016 : de 10h à 18h.

Entrées :
Tarif unique : 2€
Gratuit pour les moins de 14 ans.

Grand parking devant la salle. Buvette pendant toute la durée du Salon.


Pour venir à Saint Jean de Losne :

Le Salon Photo Nature du Val de Saône organisé par l’association Saône Nature et Patrimoine :

14 photographes et le Photo Club de Chevigny-Saint-Sauveur exposent sur le thème de la faune, la flore et les paysages.
Rémi Masson est l’invité d’honneur de ce Salon. Originaire d’Annecy, il explore depuis plus de 15 ans les profondeurs des grands lacs alpins, torrents et rivières de sa région natale. Ses plongées dans des milieux souvent peu explorés sont l’occasion d’en apprendre plus sur le comportement de certains poissons d’eau douce.
Photographes présents :
Amaro Jean Michel
Berger Marc
Boutolleau Monique
Brocard André
Delon Samuel
Galand Gilles
Masson Rémi, invité d’honneur
Hézard Reynald
Mathieu Serge
Mathieu Marie Thérèse
Migliani Dominique
Podorgorska Sebastien
Poncet Julien
Vandroux Christiane
Club de Chevigny Saint Sauveur
Le Salon est donc placé sous le signe de l’eau, mais la chouette sera aussi à l'honneur. L'association La Choue sera présente et fera mieux connaître ses buts. Patryck Vaucoulon présentera ses planches aquarellées sur les chouettes et dédicacera ses publications.
L'association La Gaule de Belle Défense présentera les poissons de la Saône.
Prix attribués après vote du public adultes et enfants. Tombola après tirage parmi les bulletins de vote.
Une projection de films et diaporamas animaliers aura lieu le samedi 19 mars à 18h30 dans une des salles du Salon.
Stage photo sous la direction de Jean Luc Pierson le samedi de 10h à 18h (initiation à la photographie et remise à niveau). 


Vous pourrez trouver tous les matériels photos sur place en visitant le Stand de IMAGES PHOTO DIJON (ancien magasin PHOX) que nous vous recommandons.


Pour en savoir plus sur les exposants : Suivez nous sur Facebook :
Voir aussi le blog pour en savoir plus sur les exposants :

Rens. Saône Nature & patrimoine : 03 80 79 08 33, et mi.gueritey@yahoo.fr


vendredi 26 février 2016

La misère à Saint-Symphorien-sur-Saône

Sous l’ancien Régime venir au secours des miséreux n’était pas facile. l’Administration exerçait déjà un strict contrôle sur les comptes des communes.
le curé de Saint-Symphorien est ému par la misère de pauvres orphelins… les maigres revenus de sa cure ne lui permettent pas de prendre entièrement à sa charge ces « pauvres innocents ». Les habitants de la commune, pour la plupart également dans la misère, sont disposés à aider leur curé. Mais il leur faut l’autorisation de l’administration : le subdélégué (sorte de sous-préfet qui se trouvait alors à Saint-Jean-de-Losne) et l’Intendant de la Province de Bourgogne (en quelque sorte l’équivalent du préfet…)
 
 Voici la lettre du curé de Saint-Symphorien, adressée à l’intendant :

« Monseigneur,
Un homme de ma paroisse s’est noyé l’an passé dans la Saône.
Sa veuve, âgée de trente ans, par cet accident réduite à la mendicité, enceinte, chargée de plus de deux enfants, vient de mourir, le puiné est mort quinze jours avant elle, il en reste encore deux : l’ainée est âgée de huit ans, le dernier un garçon de cinq mois.
Aucun parent capable de leur procurer les moindres secours.
Dans tout son mobilier il ne s’est trouvé qu’un méchant lit et une pétrissoire où elle faisait son pain et couchait ses enfants.
Ma paroisse est très petite n’étant composée que d’une trentaine de feux.
Hors trois habitants qui sont d’une fortune médiocre, les autres, si ce n’était la honte ou la crainte, iraient chercher leur pain.
Ils sont tous néanmoins touchés de compassion pour ces pauvres innocents, ils voudraient pouvoir faire quelque chose en leur faveur mais ils sont déjà trop chargés par cette multitude de mendiants de religion et de vagabonds de profession qui inondent ces pays.
La communauté a environ cinq à six cents Livres de revenus annuels sur les Pâquiers de Losne.
Je ne me sens pas assez fort pour supporter cette charge seul je voudrais pouvoir de tout mon cœur ne la partager avec personne ni importuner personne je connais trop le prix d’une pareille œuvre.
Je m’engage à payer la moitié des mois de nourrice de l’enfant de cinq mois et de le vêtir tout le temps qu’il aura besoin de secours étranger. S’il vous plaisait, Monseigneur, de permettre à la communauté de payer conjointement avec moi l’autre moitié des mois de nourrice, nos habitants m’ont paru tout disposés, s’ils avaient votre consentement.
Ils sont si fort touchés de compassion à l’égard de ce pauvre petit innocent que ni eux ni moi ne se soucient de le faire placer ailleurs.
J’ai l’honneur d’être avec un très profond respect
Monseigneur
Votre très humble et très obéissant serviteur
Godard curé de St Symphorien
Rel[igieux] de St Vivant
St Symphorien proche St Jean de Losne
Ce 4 avril 1773 »
 
Pour réaliser cette bonne action, les habitants et leur curé ont dû en référer au subdélégué à Saint-Jean-de-Losne, qui a transmis la demande à l’intendant de la province, Amelot de Chaillou. Eu égard aux faibles revenus de la commune (cinq à six cents Livres de revenus annuels), le subdélégué Martène a fixé la générosité communale à 12 écus par an (36 Livres) pendant quatre ans, cette somme, versée au curé devant figurer dans ses comptes….
 
 
 
 

dimanche 7 février 2016

Un concert à ne pas manquer : Polyphonies corses et Orgue en l'église de Saint-Jean-de-Losne

Un concert unique en Bourgogne, du célèbre groupe a Vuciata, à ne pas manquer, en l'église de Saint-Jean-de-Losne le samedi 9 avril à 20h30, organisé en partenariat et avec le soutien de Saône Nature & Patrimoine qui met très souvent en valeur la voix et l'orgue de l'église paroissiale.


Pour ce concert, l'orgue sera tenu par Jean-Jacques Tournebise Ceruti, organiste de Forcalquier.
Il est des musiques qui touchent, émeuvent plus que d’autres, parlent autant aux sens qu’au cœur et à l’âme. Il est des chants qui conversent avec le sacré, tutoient le spirituel tout en racontant une identité. Avec les polyphonies corses, A Vuciata se fait le porte-parole d’une culture, de la mémoire éternelle d’un peuple fier et debout.



Prix des places : 15€ (gratuit - 15 ans)
Rens. Saône Nature & Patrimoine : 03 80 79 08 33

mercredi 30 décembre 2015

Bonne année 2016 !

Gallas, la batellerie, la Légion d’honneur et les canons donnés par Napoléon : les incontournables de Saint-Jean-de-Losne… le tout bien souvent présenté dans des approximations construites pour célébrer la gloire et la prospérité passées de la ville.
En 2014, le bicentenaire du siège de Saint-Jean-de-Losne par les armées autrichiennes en janvier 1814 :
est passé complètement inaperçu… C’est pourtant par sa résistance courageuse mais infructueuse à l’invasion des coalisés que Saint-Jean-de-Losne a mérité d’être une des trois villes décorées de la Légion d’honneur par l’Empereur pendant les Cent-jours.
Et ce n’est qu’en septembre 2015 que cette distinction, accordée en mars 1815, et confirmée par décret impérial du 22 mai 1815 a été fêtée à Saint-Jean-de-Losne.
On a aussi à cette occasion fêté le retour après restauration des deux canons qui ornent le monument commémoratif du siège de 1636, donnés à la ville en 1901 en remplacement des deux canons promis par Napoléon  le 27 avril 1815.
Avant de terminer 2015, vous pouvez lire, les détails de la résistance à l’invasion de janvier 1814 sous la conduite du maire Pierre Coste, de l’attribution de la Légion d’honneur à Saint-Jean-de-Losne, et des canons donnés à la ville … par le roi Louis-Philippe, en cliquant sur ce lien :
(communication présentée lors de la 6e journée de rencontres histoire et Patrimoine du Val de Saône),
Attention, 2016 sera l’année d’un autre bicentenaire, que l’administration et les habitants des communes voisines ne devraient pas laisser passer inaperçu, en s’unissant et en intégrant Saint-Jean-de-Losne comme centre-ville d’une commune nouvelle : c’est la demande de la fusion des communes par le sous-préfet de Beaune en avril 1816, plusieurs fois rappelée dans ces pages… http://saint-jean-de-losnetourisme.blogspot.fr/2015/01/la-fusion-des-communes-une-opportunite.html
Alors, bonne année 2016 aux habitants de Brazey-en-Plaine, Saint-Usage, Echenon, Losne et Saint-Jean-de-Losne, enfin rassemblés (?).
 
Pierre Marie Guéritey 29 12 2015

mercredi 11 novembre 2015

Monuments aux Morts du canton : Trouhans

Le conseil municipal de Trouhans par délibération du 2 mars 1919 décide « d’élever un monument commémoratif des enfants de la commune morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 » et vote un crédit de 2000 F, auquels viendront s’ajouter 13127,30 F. recueillis par souscription.
Le comité du monument était ainsi constitué :
« Président : M. Edouard Droin, maire
Trésorier : Chaussier Marcel, conseiller municipal
Secrétaire : Guénot Irénée, instituteur
Membres : les conseillers municipaux, les instituteurs, et MM. Martin Jean-Baptiste, Pauthier Théophile, Mouillon Gabriel, Dejeux Jules, Gavignet Auguste, Mlle de Vesvrotte, Lombard Louis, M. Ernest de Vesvrotte, M.Marchal, M. Naigeon, Defaux Bernard, M. Eaton Marcel, M. Bompy-Deher ».
Le 28 juillet 1921, le monument commandé au sculpteur parisien Ernest Dubois (15 rue Mansart), se compose « d’un socle supportant une pyramide sur la face de laquelle se trouvera « un poilu » statue en haut relief de deux mètres de hauteur, le tout mesurant environ cinq mètres de hauteur, en pierre de Chauvigny.
Ce monument sera exécuté à Paris dans l’atelier de Monsieur Dubois et rendu en gare de Trouhans pour la somme forfaitaire globale de treize mille cent soixante dix francs »
 
Le monument -probablement déjà réalisé par le sculpteur- arrive en gare dans les jours suivants et le 10 août, la municipalité passe un marché de 7056 F. avec Louis Didier, entrepreneur à Saint-Jean-de-Losne pour le transport depuis la gare, le terrassement, la fourniture et la gravure des plaques de marbre, et la pose d’une grille autour du monument.
La réception définitive a lieu le 20 avril 1922. Le coût total de la construction du monument s’élève à 20226 F, couvert par la souscription (13127,30F) et une somme de 7098 F payée par la mairie sur ses fonds disponibles (y compris les 2000 F alloués en 1919).
 
 
L’auteur du monument aux morts de Trouhans, Ernest-Henri Dubois est né le 16 mars 1863 à Dieppe, mort le 30 décembre 1930 à Paris. A l'Ecole des Beaux-Arts de Paris il a été l’élève de Alexandre Falguière et Henri Chapu. Il est aussi l'élève de Jules Chaplain (1839-1909) et d'Antonin Mercié.

Il a exposé régulièrement au Salon de Paris à partir de 1892 et a obtenu de nombreuses distinctions.

Ernest-Henri Dubois a réalisé les monuments aux morts de Dieppe (Saint Maritime, 1925) et Valognes (Manche, 1927). Il est aussi l’auteur des bustes de Sophie et Henri Grangier (Vougeot, Dijon)


 

 
 
 

On peut s’étonner de trouver dans ce village qui comptait 625 habitants en 1921 une œuvre de ce prix et de cette qualité. Le propriétaire du château de Trouhans, Ernest de Vesvrotte, dont le frère, le lieutenant Just de Vesvrotte a été tué le 9 juin 1918, et Alfred Marchal, le patron de la filature, qui employait la moitié de la population active du village ont certainement été les inspirateurs et les principaux financeurs de ce beau monument.


(Archives municipales (avec nos remerciements à Madame Gossens, maire de Trouhans) et ADCO IIO 645-9)
 
© Pierre Marie Guéritey, 2015.
 
 
 



dimanche 8 novembre 2015

Monuments aux Morts du Canton : Brazey-en-Plaine

Comme la plupart des communes, Brazey-en-Plaine a décidé d’honorer les morts de la grande guerre en érigeant un monument commémoratif. Le 23 mars 1919, la municipalité nomme un comité pour ce faire. La nouvelle municipalité issue des élections de décembre 1919 remanie ce comité, placé sous la présidence d’honneur de Maurice Magnin (fils de Joseph Magnin), et dirigé par le nouveau maire René Tissot.
Le Monument aux Morts de Brazey-en-Plaine
La réalisation du monument est confiée à l’Architecte Auguste Drouot (1881-1958), il est d’un dessin très semblable à celui que cet architecte a signé en à 1920 à Gevrey-Chambertin (1920).
Le monument aux Morts de Gevrey-Chambertin
Comme ce dernier, il est orné d’une mosaïque sur une des faces. A Gevrey, la mosaïque dont l’auteur est explicitement désigné sur le monument : “E. Bonnotte peintre”, représente une vendangeuse. A Brazey c’est une paysanne portant un panier de fleurs.

 

 
Gevrey-Chambertin                                     Brazey-en-Plaine
 
Ernest Lucien Bonnotte (1973-1954), est né à Dijon,
« Bonnotte est un Bourguignon lucide et caustique d’une belle vitalité. Après avoir reçu à Dijon l’enseignement de Dameron, il s’inscrit à Paris chez Bonnat et chez Glaize, expose au salon dès 1900, revient à Dijon. Il brosse des paysages aux petites touches denses, pures et curieusement contractées dans les notes graves, des portraits où s’affirme sa technique divisionniste et des esquisses légèrement estompées où s’affirme sa sensibilité aux effets variés de l’atmosphère. »
( Schurr, Gérald et Cabanne, Pierre, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture 1820-1920, les éditions de l’amateur, 2008, p. 106-107.)
Le monument de Brazey est surmonté du coq gaulois, Drouot l’a sous-traité à un sculpteur que les documents ne nomment pas…
 
L’endroit où devait être érigé le monument a donné lieu à de nombreuses discussions avant le choix de sa place actuelle.
Un an après sa construction, le monument a été entouré par une grille, dont l’exécution a été aussi confiée à Auguste Drouot.
 
 
 A suivre : le monument aux morts de Trouhans.
 
© documents et texte P.M. Guéritey


 
 
 

vendredi 9 octobre 2015

Tapage nocturne et incivilités à Saint-Jean-de-Losne

L’été, la ville de Saint-Jean-de-Losne est le théâtre de graves incivilités et tapages nocturnes, si on en croit les deux rapports suivants :
 « Ce jourd’hui onze juillet …
La chambre de l’hôtel de ville de St-Jean-de-Losne assemblée
Me Charles Oudry procureur syndic a remontré que depuis longtemps il lui a été porté des plaintes que différents particuliers de cette ville n’ayant pas soin de renfermer leurs chiens pendant la nuit, les laissent coucher dans les rues et font des hurlements qui épouvantent les habitants et troublent leur repos, invite la chambre de délibérer sur le parti à prendre sur cet objet en requérant à ce que la délibération qui sera prise sur cet objet soit publiée et affichée à ce que personne n’en ignorent.
…la chambre en renouvelant ses précédentes ordonnances a fait très expressément inhibition et défense à toutes personnes de telles condition et qualité qu’elles soient de laisser coucher dehors leurs chiens à peine de dix livres d’amende contre chacun contrevenant, et demeure néanmoins permis à toutes personnes qui en seraient incommodées de tirer ou faire tirer dessus et sera la présente ordonnance publiée et affichée aux carrefours de cette ville a ce que personne n’en ignore ».
 
Et encore :
« Ce jourd’hui vingt-trois juillet …
La chambre de police de la ville de St-Jean de-Losne assemblée
Me Charles Oudry procureur syndic a remontré que plusieurs personnes lui ont porté plainte qu’il y a quelques temps pendant la nuit les deux fils de Pierre Demougeot maréchal en cette ville accompagné d’autres jeunes gens dont on n’a pu décliner les noms au procureur syndic ont chanté et fait du bruit dans les rues dont plusieurs personnes ont été éveillées et s’en sont trouvé être incommodées.
Que la nuit de dimanche dernier vingt de ce mois au lundi 21 sur environ les onze et demi et minuit les nommé Hugues Gimelet fils d’Hugues Gimelet patron sur la rivière de Saône, Gervais Bouhey fils de la dlle Claude Bouhey, Soieux fils de Jean Baptiste Soieux portefaix, Charles fils de Claude Charles Maréchal et Boulée fis de Jacques Boulée cordonnier, tous résidants en cette ville ont chanté dans les rues et particulièrement dans la rue du Saule et sur le pont de cette ville des chansons obscènes et si malhonnêtes que les personnes qui étaient sur le pont à se promener et à prendre l’air furent obligées de se retirer ; qu’ils firent un si grand bruit en chantant que plusieurs personnes en furent éveillées et que le bruit occasionna l’aboiement et l’hurlement des chiens, que les personnes les plus profondément endormies en furent éveillées, que la même nuit l’on a déplacé un gros pied en pierre qui portait aussi une table en pierre qui était appuyée contre le mur du domicile de M. l’abbé Coindey, lequel pied en pierre fut roulé jusqu’au milieu de la rue que l’on ne peut présumer pour auteurs de ce déplacement que les dits Gimelet, Bouhey, Charles, Soieux et Boulée, qu’il et du plus grand intérêt et du devoir du ministère publique de faire cesser de pareils bruits et de pareils scandales qui ne sont que trop fréquents et maintenir le bon ordre et par là assurer le repos et la tranquillité des citoyens, que les particuliers ci-devant dénommés sont d’autant plus répréhensibles que les règlements de police qui font défenses de faire du bruit la nuit leur sont connus pour avoir été publiés et affichés différentes fois ; qu’en conséquence il avait fait citer par billets de citations portés le jour d’hier par le sergent de service à comparaître ce jourd’hui en la chambre en la présente heure d’une de relevée… »
 Les contrevenants (des mineurs, qui ont évidemment tout nié en bloc) ont été condamnés à une amende, payée par leurs parents…. on n’a quand-même pas invité les honnêtes citoyens à tirer dessus….
 C’était en 1783. Maintenant, il y a des caméras et des voisins vigilants partout, de tels actes scandaleux ne devraient plus se reproduire !

mercredi 9 septembre 2015

Orgue et chants grégoriens à Saint-Jean-de-Losne, dimanche 27 septembre 17h30

Les thèmes du chant grégorien ont nourri le répertoire de la musique d’orgue pendant des siècles, dans tous les pays de tradition catholique.
Ainsi, quoi de plus évident que d’associer pour un concert, dans une église, l’orgue et les chants grégoriens ?
 
Le chant grégorien (ou « plain-chant »), dont le répertoire s’est constitué sur plusieurs siècles, et la musique d’orgue qu’il a inspirée sont des composantes de la civilisation de nos contrées, c’est un « patrimoine immatériel » qu’il faut préserver et faire connaître au même titre que les édifices, les tableaux, les statues, et différents objets d’origine religieuse que l’on classe « Monuments historiques » et qu’on admire comme tels.
L’orgue de Saint-Jean-de-Losne, construit de 1765 à 1768, et qui n’a jamais subi de transformations importantes conserve toutes ses sonorités d’origine ; il est contemporain de la production musicale inspirée par le plain-chant, d’organistes comme Michel Corette (1707-1795) et Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier (1734-1794).
 
Au cours des siècles, de nombreux compositeurs ont créé des polyphonies autour du chant grégorien pour les voix d’hommes, de femmes ou pour chœurs mixtes.
Jean-Jacques Griesser et le chœur grégorien de Giromagny proposent un aperçu de cet immense répertoire musical autour de l’orgue de Saint-Jean-de-Losne dimanche 27 septembre à 17h30.
 
 
La première partie présentera d’abord un Magnificat alterné entre un  chœur d’hommes et l’orgue, comme c’était l’usage dans les églises à l’époque de la construction de l’orgue de Saint-Jean-de-Losne, avec des versets d’orgue de Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier.
La suite du programme est organisée en s’inspirant librement du déroulement d’une messe :
 
Gloria Laus et Honor tibi sit (à 2 chœurs)                 Chants des 3 évêchés             
Ecce advenit                                                              Introït de l’Epiphanie                 
Kyrie XVI                                                                                                                    
Kyrie Corse                                                                Manuscrits franciscains XVII-XVIIIe  s.
Gaudens in Domino                                                   Conduit à 2 voix . XIIe s  
Alleluia Sapientia                                                       Liturgie de la Cathédrale d’Auxerre 
 Pièce d’orgue (Offertoire)                                         Fugue de J.J. Beauvarlet-Charpentier        
Sanctus XIV                                                             
Sanctus Corse                                                           Manuscrits Franciscains XVII-XVIIIe s.
Agnus XV                                                     
Agnus Corse                                                              Manuscrits Franciscains XVII-XVIIIe s.
O Frondens Virga                                                      Hildegard von Bingen  XIIe s.  
Ite Iam sine Tristicia                                                  Trope d’Ite Missa est  XIIe s.           
 
Dialogue (orgue)        J.J. Beauvarlet-Charpentier
 Enfin des polyphonies anciennes et contemporaines inspirées par des hymnes grégoriennes viendront conclure ce concert :
Rorate coeli                                                               Liturgie de l’Avent
Puer natus in Bethleem                                             Liturgie de Noël
Tantum Ergo                                                              M. Duruflé, XXe s.
Congaudeant Catholici                                              Vêpres de St Jacques de Compostelle
Magnificat de Giromagny                                          J.J. Griesser (2007)  
Ce concert est organisé par l’Association Saône Nature et Patrimoine.
Libre participation aux frais
 
Pierre Marie Guéritey