A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

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mercredi 6 mai 2026

Notre 27e Journée de rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône le 30 mai 2026 à Saint-Jean-de-Losne

Cinq conférences, à entrée libre et gratuite pour les amateurs d'histoire et de patrimoine, du Val de Saône, avec la participation de Pierre Marie Guéritey, Michel Contesse, Marie Odile Bernez et Michelle Guéritey, Joël Blanquart, Robert Michelin.

Au programme de ces  Rencontres organisées par l'association Saône Nature et Patrimoine :

9h45, accueil, salle à usage multiple, place du port Bernard à Saint-Jean-de-Losne

10h, Pierre Marie Guéritey : Le passage de la Saône à Saint-Jean-de-Losne (1940-2026),

10h45, Marie-Odile Bernez et Michelle Guéritey : Un exemple d'herbier à Saint-Jean-de-Losne, L'herbier de Jacques Gaillard (1940-42),

11h30, Michel Contesse  : Les Hernoux, une famille d'édiles et de parlementaires, 

Pour ceux qui le désirent, déjeuner à l'auberge du Paradis à  17 route de Dole à Losne (sur inscription avant le 20/5/2026, et règlement de 35€ à l'ordre de Saône Nature et Patrimoine).

14h45, P. M. Guéritey : Le point sur la restauration de l'église de Saint-Jean-de-Losne, et prochaines manifestations de l'association Saône Nature et Patrimoine, 

15h, Joël Blanquart : Les débuts du port de plaisance de Saint-Jean-de-Losne dans la gare d'eau,

16 h, Robert Michelin : Une fête phallique dans le Val de Saône : la tradition des "maies".

Entrée libre et gratuite.

Renseignement : Michelle Guéritey, 06 40 90 65 89 ou mi.gueritey@yahoo.fr 

dimanche 9 octobre 2022

Les petits galets du Salon De Fil en Aiguille !

 Une façon originale de communiquer pour le Salon : des petits galets peints par une équipe de bénévoles qui viennent d'être "semés" dans les villes et villages proches de Saint Jean de Losne. Si vous en trouvez un rapportez le au Salon et vous aurez une entrée gratuite ! Ci-dessous quelques échantillons de galets...







vendredi 9 octobre 2015

Tapage nocturne et incivilités à Saint-Jean-de-Losne

L’été, la ville de Saint-Jean-de-Losne est le théâtre de graves incivilités et tapages nocturnes, si on en croit les deux rapports suivants :
 « Ce jourd’hui onze juillet …
La chambre de l’hôtel de ville de St-Jean-de-Losne assemblée
Me Charles Oudry procureur syndic a remontré que depuis longtemps il lui a été porté des plaintes que différents particuliers de cette ville n’ayant pas soin de renfermer leurs chiens pendant la nuit, les laissent coucher dans les rues et font des hurlements qui épouvantent les habitants et troublent leur repos, invite la chambre de délibérer sur le parti à prendre sur cet objet en requérant à ce que la délibération qui sera prise sur cet objet soit publiée et affichée à ce que personne n’en ignorent.
…la chambre en renouvelant ses précédentes ordonnances a fait très expressément inhibition et défense à toutes personnes de telles condition et qualité qu’elles soient de laisser coucher dehors leurs chiens à peine de dix livres d’amende contre chacun contrevenant, et demeure néanmoins permis à toutes personnes qui en seraient incommodées de tirer ou faire tirer dessus et sera la présente ordonnance publiée et affichée aux carrefours de cette ville a ce que personne n’en ignore ».
 
Et encore :
« Ce jourd’hui vingt-trois juillet …
La chambre de police de la ville de St-Jean de-Losne assemblée
Me Charles Oudry procureur syndic a remontré que plusieurs personnes lui ont porté plainte qu’il y a quelques temps pendant la nuit les deux fils de Pierre Demougeot maréchal en cette ville accompagné d’autres jeunes gens dont on n’a pu décliner les noms au procureur syndic ont chanté et fait du bruit dans les rues dont plusieurs personnes ont été éveillées et s’en sont trouvé être incommodées.
Que la nuit de dimanche dernier vingt de ce mois au lundi 21 sur environ les onze et demi et minuit les nommé Hugues Gimelet fils d’Hugues Gimelet patron sur la rivière de Saône, Gervais Bouhey fils de la dlle Claude Bouhey, Soieux fils de Jean Baptiste Soieux portefaix, Charles fils de Claude Charles Maréchal et Boulée fis de Jacques Boulée cordonnier, tous résidants en cette ville ont chanté dans les rues et particulièrement dans la rue du Saule et sur le pont de cette ville des chansons obscènes et si malhonnêtes que les personnes qui étaient sur le pont à se promener et à prendre l’air furent obligées de se retirer ; qu’ils firent un si grand bruit en chantant que plusieurs personnes en furent éveillées et que le bruit occasionna l’aboiement et l’hurlement des chiens, que les personnes les plus profondément endormies en furent éveillées, que la même nuit l’on a déplacé un gros pied en pierre qui portait aussi une table en pierre qui était appuyée contre le mur du domicile de M. l’abbé Coindey, lequel pied en pierre fut roulé jusqu’au milieu de la rue que l’on ne peut présumer pour auteurs de ce déplacement que les dits Gimelet, Bouhey, Charles, Soieux et Boulée, qu’il et du plus grand intérêt et du devoir du ministère publique de faire cesser de pareils bruits et de pareils scandales qui ne sont que trop fréquents et maintenir le bon ordre et par là assurer le repos et la tranquillité des citoyens, que les particuliers ci-devant dénommés sont d’autant plus répréhensibles que les règlements de police qui font défenses de faire du bruit la nuit leur sont connus pour avoir été publiés et affichés différentes fois ; qu’en conséquence il avait fait citer par billets de citations portés le jour d’hier par le sergent de service à comparaître ce jourd’hui en la chambre en la présente heure d’une de relevée… »
 Les contrevenants (des mineurs, qui ont évidemment tout nié en bloc) ont été condamnés à une amende, payée par leurs parents…. on n’a quand-même pas invité les honnêtes citoyens à tirer dessus….
 C’était en 1783. Maintenant, il y a des caméras et des voisins vigilants partout, de tels actes scandaleux ne devraient plus se reproduire !

dimanche 4 mai 2014

Saint-Jean-de-Losne, ville d’Art et d’Histoire…

La saison touristique a commencé dès le 9 avril avec l’accueil d’un groupe de 48 retraités de l’éducation nationale de Dole : déjeuner à l’auberge du Paradis à Maison-Dieu, visite du musée, visite de la ville en alternance, et découverte de la gare d’eau avec Pierre Marie Guéritey.

Après de nombreux passages dans notre ville en 2013, la péniche hôtel « Jeanine » de la Société Croisereurope revient à Saint-Jean-de-Losne en 2014, avec aussi une nouvelle péniche « Anne-Marie ».

L’offre de l’office de tourisme Rives de Saône a séduit cette compagnie et chaque fois, les passagers sont enchantés de leur escale à Saint-Jean-de-Losne.

Le débarquement sur le quai à gradins de Losne permet d’expliquer la situation de la ville et de ses villages environnants, et d’évoquer l’histoire du port de Saint-Jean-de-Losne et du pont de Saône (actuellement en grande réparation), pont de bois jusqu’en 1830, puis pont de pierre dont la construction et celle des quais à gradins des deux rives ont apporté de grands changements à Losne et à Saint-Jean-de-Losne au milieu du XIXe s..
Enfin le pont actuel en béton armé reconstruit en 1951 après les destructions de 1940 et 1944…
Après un coup d’œil au monument commémoratif du siège de 1636, construit en 1891, et dont le grand monolithe en pierre de Damparis se dresse à l’endroit même où les échevins ont proclamé leur décision de continuer à résister aux assiégeants, on entre à l’église.
Les visiteurs sont surpris par la taille de cet édifice pour une si petite ville… les explications sur la construction de l’église au XVIe s, le rôle de la paroisse, des prêtres familiers, le comportement des Saint-Jean-de-Losnais pendant la Révolution permettent de comprendre la présence dans cet édifice d’un riche mobilier antérieur à la Révolution (fonts baptismaux, chaire à prêcher, stalles, orgue, confessionnaux, baldaquin du maître autel) entièrement classé Monument historique ainsi que l’église.
La visite de l’Hôtel de ville révèle les détails de la « belle défense » de Saint-Jean-de-Losne en 1636 face à l’armée du général Gallas. Le grand tableau de Godefroy et Badin exposé dans la salle du conseil permet de faire revivre cet épisode glorieux de l’histoire locale. Ancien Hôtel particulier du XVIIe s. agrandi au XVIIIe et acquis par la ville en 1829, le bâtiment renferme bien d’autres objets intéressants : un rare poêle en terre vernissée de la fin du XVIIIe s. et le décor complet du salon d’honneur en papier peint à arabesques de la manufacture Réveillon (vers 1780).
Le temps manque en général pour présenter les tableaux exposés dans la petite salle : « l’arrivée des ministres à Saint-Jean-de-Losne 23 juillet 1905, inauguration de la ligne de Saint-Jean-de-Losne à Lons le Saunier » toile du peintre Louis Dumontant, né à Saint Jean de Losne en 1881, et aussi, le grand tableau du peintre Pierre-Joseph Givry « la rade de Saint-Vaast-la-Hooghe le soir », exposé à Paris au salon de 1892 et donné à la ville en 1916.
Après une petite collation, dégustation de produits régionaux, et l’achat de quelques souvenirs proposés par l’Office de tourisme,
les visiteurs n’ont qu’à traverser la rue pour entrer au musée de la batellerie qui leur propose un vaste panorama de la vie batelière à Saint-Jean-de-Losne.
C’est un vrai plaisir de présenter les édifices chargés d’histoire et les nombreux objets d’art : mobilier de l’église, statues de l’école bourguignonne, tableaux, papier imprimé à la planche, placés dans le contexte de l’histoire de la petite ville, qui constituent l’attrait principal de cette promenade, et que les visiteurs peuvent compléter en allant faire quelques achats en ville et en allant flâner un peu au bord de la « gare d’eau », actuel port de plaisance, avant de remonter à bord de leur péniche-hôtel pour l’apéritif du soir…

Voir l’offre de l’Office de tourisme pour les groupes : http://www.saone-tourisme.fr/visites-commentees
Pierre Marie Guéritey, 4 mai 2014
 © pour le texte et toutes les photos

jeudi 1 mars 2012

Une conférence-projection à ne pas manquer sur les Silures

A ne pas manquer si vous aimez la photographie, la nature ou la pêche… la conférence (dans le cadre du 6e Salon de la Photographie animalière) de Rémi Masson sur ces drôles de poissons appelés Silures, le 17 mars prochain à 15 heures, Salle à Usage multiple à Saint Jean de Losne.
L'entrée est libre.
Les explorations ont amené Rémi Masson, photographe qui aime les milieux subaquatiques, jusque dans les eaux troubles du Rhône où il a pu être le témoin privilégié d’un spectacle étonnant : le rassemblement de dizaines de silures en une boule pesant plus d’une tonne, ce qui en fait la plus grosse biomasse de poissons d’eau douce jamais décrite au monde. Sa projection dévoilera la vie de ces silures au fond du fleuve. Un passionnant témoignage en images.  Venez l'écouter et amener vos amis et vos enfants, faites connaître cette conférence ! D'avance merci !

samedi 22 octobre 2011

Saint Jean de Losne et Le monument de la Délibération

Ce monument commémore la « Belle Défense » de Saint-Jean-de-Losne fin octobre 1636. Les troupes du général Gallas, venues au début de l’été au secours des dolois assiégés par l’armée de Louis XIII, se sont répandues dans la campagne après la levée du siège de Dole. Après avoir porté la désolation un peu plus au nord, elles ne parviennent pas à s’emparer de Saint-Jean-de-Losne, petite place forte française vaillamment défendue par ses habitants, et finalement délivrée par leur courageuse défense, aidée par la montée des eaux de la Saône et l’intervention du colonel Rantzau à la tête des troupes françaises.
L’idée de construire un monument pour commémorer cet épisode héroïque est venue quelques années après la célébration du premier centenaire de la « Belle Défense ». La construction du pont sur la Saône (1835-1838), et la surélévation des rues avoisinantes autour de l’église pour en permettre l’accès, ont alors donné à ce quartier de la ville l’aspect que nous lui connaissons, en créant notamment la place de la Délibération à l’endroit même où selon la tradition, les habitants rassemblés ont délibéré et décidé le 2 novembre 1636 de mourir plutôt que de se rendre.
La pompe monumentale de 1850 : comment associer la commémoration et le confort moderne !
Au début de 1850, le conseil municipal de Saint-Jean-de-Losne décide de moderniser l’alimentation en eau : 11 puits à usage public répartis dans la ville seront munis de pompes à balancier ou à manivelle rotative permettant de puiser l’eau en toute hygiène et sécurité et à moindre effort. L’architecte-voyer de la ville François-Xavier Toulot présente le 26 mars 1850 un projet dans lequel la pompe placée au centre de la place de la Délibération sera contenue dans un monument dédié aux héros de 1636. Leurs noms seront gravés sur la construction en pierre surmontée d’un dôme qui doit en abriter le mécanisme :
Le 30 juin, la construction des pompes est confiée à François Malterre, entrepreneur à Saint-Jean-de-Losne, associé à Germain Lenevaitre mécanicien à Dole. Le 8 août 1850, la première pierre de ce monument est posée par le maire Jean Berthaut entouré de ses adjoints et conseillers municipaux.
Un des conseillers, ami de François Rude, s’adresse au célèbre sculpteur pour l’éventuelle réalisation d’une statue destinée à orner le monument. Rude s’empresse de répondre que si les finances de la ville le permettent et « s’il était possible de faire un groupe au lieu d’une seule figure, la chose serait infiniment mieux, votre ville représentée par une jeune vierge protégée par un mâle guerrier dans le costume moitié militaire moitié civil de cette époque pourrait expliquer parfaitement le sujet » … Le conseil municipal, flatté, lance une souscription, qui ne rapporte pas beaucoup d’argent, et, le patriotisme et le désintéressement du sculpteur ayant des limites, c’est sans autre ornement que les inscriptions prévues, que la pompe de la place de la Délibération rappellera la mémoire du siège de 1636. Si l’édifice dessiné par Toulot, qui restera en place jusqu’à la construction du monument actuel, a fière allure dans sa simplicité, le mécanisme de la pompe devra être remplacé dès 1875.
Le monument de 1891 :
Après ce premier essai, la célébration de la Gallas de 1886 relance l’idée d’un « vrai » monument. La proposition du maire Emile Petitjean, approuvée par le conseil municipal le 11 décembre 1886, conduit en quelques années à la réalisation du monument actuel installé au centre de la place de la Délibération.
le projet établi par l’architecte Félix Vionnois, est présenté au conseil municipal le 11 novembre 1890
« le monument se compose :
1° D’un soubassement quadrangulaire percé de créneaux, supportant un canon en pierre à chacun de ses angles, 2° d’un piédestal carré dont deux faces portent des bas-reliefs en bronze et les deux autres des tables en marbre blanc, avec inscriptions, 3° d’une colonne tronconique en porphyre 4° et de la vue perspective d’une ville fortifiée couronnant le tout ».
La construction est confiée par adjudication à l’entreprise Desgranges.
Les bas reliefs devaient être exécutés par « Monsieur Guillaume, membre de l’institut ». Il s’agit de Jean-Baptiste Claude Eugène Guillaume, (Montbard 1822 – † Rome 1905) dont plusieurs œuvre se trouvent à Paris au musée d’Orsay. Mais c’est finalement Mathurin Moreau (Dijon 18 novembre 1822- † Paris 14 février 1912), fils du sculpteur dijonnais Jean-Baptiste Moreau (Dijon 1797- † 1855), qui est préféré pour réaliser ces deux bas-reliefs en bronze ornant les faces du soubassement, représentant du côté de la Saône : la délibération, et du côté de l’église : les combats sur les remparts. Félix Vionnois et Mathurin Moreau ont travaillé ensemble pour le monument de la place du 30 octobre à Dijon (1874), le monument du lycée Carnot à Dijon et le monument commémoratif érigé à Nuits-Saint-Georges à la mémoire de Félix Tisserand.
La colonne centrale du monument prévue en « porphyre rouge » doit être réalisée en pierre de Sampans, elle est finalement en pierre blanche comme le reste du monument.
Le motif formant le couronnement au sommet, réalisé par le sculpteur dijonnais Jules Schanosky a donné lieu à de nombreuses discussions entre les partisans de la représentation de la ville avec son église, et ceux qui, traitant ce projet de clérical, ont préféré l’image générale d’une ville fortifiée.
Les frais de la construction (15000 Francs de l’époque) ont été couverts par de nombreux donateurs qui ont participé à la souscription pour plus de la moitié du coût total. La ville et le département ont participé chacun pour 1000 Francs, et l’état pour 5000 Francs.
La vue générale présentée ici a été prise par Jules Mazillier, photographe à Dijon, juste avant l’inauguration (13 octobre 1891).



Elle montre le monument, comme on ne le voit plus aujourd’hui, entouré d’une grille circulaire (les canons ne viendront qu’en 1902) au milieu de la place complètement dégagée : seuls quelques tables et bancs devant le café du commerce, viennent un peu empiéter sur l’espace au fond. Dans cette présentation, le monument et la place de la Délibération se mettent mutuellement en valeur comme l’avaient voulu les auteurs du projet en exigeant l’abattage des arbres : l’exiguïté réelle de la place est effacée par l’organisation de l’espace autour du monument « aux défenseurs de Saint-Jean-de-Losne 25 octobre 3 novembre 1636 », auquel ont collaboré plusieurs des meilleurs artistes travaillant alors en Bourgogne : Felix Vionnois, Mathurin Moreau et Jules Schanosky.
Le 2 novembre 2011 sera le 375e anniversaire de la célèbre délibération des Echevins de Saint Jean de Losne en 1636, et la prochaine fête de la Gallas aura lieu dans 25 ans, en novembre 2036...
Pierre Marie Guéritey
© Photos Pierre Marie Guéritey

dimanche 25 septembre 2011

Fête de la gastronomie et fantastic picnic

La région Bourgogne avait instauré aujourd'hui, dimanche 25 septembre, l'opération "Un fantastic picnic"… L'antenne de Saint Jean de Losne de l'Office de Tourisme avait répondu à cette invitation et nous avons été une quinzaine à pique-niquer au bord de la Gare d'Eau, dans la bonne humeur et sous un soleil radieux. Septembre est vraiment très agréable cette année et il flotte encore comme un air de vacances qui fait oublier le temps humide de juillet. Le pique nique était composé de différents produits achetés dans les commerces de Saint Jean de Losne. Un quizz (avec notamment des questions sur l'arboretum), établi par Corinne, a permis à Monsieur et Madame Bouquet, de Montbéliard, en vacances au camping Les Herlequins, de gagner un coffet dégustation de produits régionaux.

mercredi 7 septembre 2011

Journées du Patrimoine 2011 : « Le voyage du Patrimoine » …à Saint Jean de Losne




Journées du Patrimoine 2011 : « Le voyage du Patrimoine » …
Un voyage républicain en juillet 1905 : l’inauguration de la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons le Saunier.
Exposition à la mairie de Saint-Jean-de-Losne 17 et 18 septembre 2011.




Après l’exposition sur l’hôpital de Saint-Jean-de-Losne qu’il a présentée en septembre 2009 pour les journées du patrimoine dont le thème régional était « les établissements hospitaliers », Pierre Marie Guéritey a préparé cette année la présentation d’un tableau que possède la mairie de Saint-Jean-de-Losne, et qui n’a jamais été exposé. Celui-ci représente l’ « inauguration de la ligne de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saulnier, 23 juillet 1905 l’arrivée des ministres à Saint-Jean-de-Losne »


(Détail du tableau présenté : le maire de Saint-Jean-de-Losne, Louis Maugras)

Autour de ce tableau, l’exposition présentera des documents sur son auteur – un peintre né à Saint-Jean-de-Losne, sur la ligne de chemin de fer de Saint-Jean-de-Losne à Lons-le-Saunier, et plus généralement sur l’importance économique de la ville, carrefour des voies navigables et de trois lignes de chemin de fer au début du XXe siècle.
Le compte rendu de la journée du 23 juillet 1905 par le Journal « Le Bien Public » sert de fil conducteur pour comprendre le tableau présenté et le voyage républicain des ministres à Saint-Jean-de-Losne. Cette exposition, aussi bien artistique qu’historique et didactique, sera ouverte à la mairie de Saint-Jean-de-Losne les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011 de 10h à 12h et 14h à 17h, et visible également dans le cadre des visites de la ville organisées le samedi à 10 h et à 15h30, et le dimanche à 15h 30. (Rendez-vous à la mairie).
Au cours de ces visites, on pourra découvrir ou revoir l’église Saint Jean-Baptiste, l’Hôtel de ville (poêle en faïence du XVIIIe s. récemment restauré, salon d’honneur avec le papier peint de la manufacture Réveillon (XVIIIe s.) et le tableau « la Belle-Défense de Saint-Jean-de-Losne en 1636 »), et l’ancien Hôpital (Vierge bourguignonne du XVe s.)
Inscriptions à l’office de Tourisme Rives de Saône, antenne de Saint-Jean-de-Losne,
'/Fax 03.80.37.15.70
info@saintjeandelosne.com


Pierre Marie Guéritey

vendredi 26 août 2011

Concert « Claviers d’été » à Saint-Jean-de-Losne ce dimanche 28 août

« Claviers d’été » à Saint-Jean-de-Losne
Eglise Saint Jean-Baptiste - Dimanche 28 août 17 heures - Concert orgue - clavicorde organisé par Promo Saint Jean
Pour certains, ce concert sera une découverte : en effet, on entend rarement le clavicorde. C’est un instrument à cordes, facilement transportable, avec un clavier, comme le piano et le clavecin. Les cordes sont frappées par une sorte de marteau en laiton fixé à chaque touche. Ainsi, le son dépend directement de la manière dont l’artiste enfonce les touches du clavier : cet instrument est donc très sensible et difficile à jouer. Au XVIIe et au XVIIIe s. les organistes et les clavecinistes l’utilisaient comme instrument de travail et aussi pour le concert.
L’organiste Heinrich Walther jouera la première partie du concert sur son clavicorde, copie d’un instrument du XVIIIe siècle, et la 2ème partie sur l’orgue historique de l’église de Saint-Jean-de-Losne. On entendra donc des sons très différents, avec des musiques du XVIe au XVIIIe siècle.
(Entrée 6€, gratuit jusqu'à 14 ans). Renseignements. promostjean@wanadoo.fr

Programme
Première Partie, au clavicorde
Dietrich Buxtehude Suite #12 en Fa majeur
1637-1707 Allemande
Johann Sebastian Bach Sonate en ré mineur BWV 964
1685-1750 Adagio, Fuga, Andante, Allegro
Joseph Haydn Sonate en Sol majeur (Hob XVI:27)
1732-1809 Allegro con brio, Menuett, Presto

Clavicorde de Dietrich Hein, Oldenburg (2009)

Deuxième partie, à l’orgue
William Byrd Variations « O Mistriss myne »
1540-1623
François Couperin Extraits du Gloria
1668-1733 de la Messe pour les Couvents :
Plein Jeu,
Petite Fugue sur le Cromhorne,
Cromhorne en Taille,
Recit de Tierce
Johann Sebastian Bach Extraits de L’Art de la Fugue:
1685-1750 Contrapunctus VI « a la francese »
Contrapunctus VIII
Contrapunctus XI
Orgue historique Bénigne Boillot (1768)

Heinrich Walther
(né en 1959) a étudié le piano et la musique sacrée à la Staatliche Hochschule für Musik à Freiburg (Allemagne) de 1978-1983, avant de continuer ses études d'orgue dans la classe de Xavier Darasse au Conservatoire National de Toulouse (premier prix à l'unanimité en 1983), puis à la Southern Methodist University à Dallas (Texas).
Il a gagné plusieurs concours internationaux (à San Antonio/Texas et à Nuremberg).
Depuis 1989 il fait partie de la faculté de la Staatliche Hochschule für Musik à Freiburg, il était professeur d'orgue à la Staatliche Hochschule für Musik Mendelssohn Bartholdy à Leipzig (1998 à 2000) et il est -professeur à la Hochschule für Kirchenmusik à Rottenburg ; et en même temps, depuis septembre 2002, professeur d'orgue à la Hochschule für Kirchenmusik de la Evangelische Landeskirche Baden à Heidelberg.
Il donne des nombreux concerts dans de nombreux pays du monde, notamment aux Etats-Unis et il a fait des enregistrements et des émissions pour la radio en France, Espagne, au Japon, au Corée, en Ukraine et en Amérique. Il est régulièrement invité à donner des "masterclass" en Europe et aux Etats-Unis (Southern Methodist University de Dallas, University of Wisconsin, Madison, à Milwaukee, en Iowa et en Alaska).
Il a enregistré 20 CD, et il est particulièrement mondialement connu pour ses transcriptions pour orgue des œuvres orchestrales de Mozart, de Mendelssohn (Symphonie "Réformation", "Les Hébrides", et de César Franck (Symphonie en ré mineur; "Psyché et Eros") ainsi que pour ses interprétations de l'œuvre pour orgue et clavier J.S.Bach à l'orgue ainsi qu'au piano et au clavicorde.
Il donne des masterclass pour orgue et des stages pour clavicorde, notamment en Alsace et en Bourgogne.
Depuis 2006 Heinrich Walther est Organiste titulaire à l’Eglise St. Matthieu de Colmar.

mardi 12 juillet 2011

Le poêle en faïence de l’Hôtel de Ville de Saint Jean de Losne : un bel objet enfin restauré au printemps 2011

Acquis par la ville en 1829, l’ancien Hôtel particulier de la famille Hernoux est une bâtisse du XVIIe siècle, remaniée au XVIIIe. L’installation de la Mairie dans ce bâtiment y a apporté de profondes transformations tout au long du XIXe et du XXe s. Cependant, des éléments importants restent présents : Les façades et toitures ; la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; la galerie sur cour du premier étage, y compris la plaque commémorative du siège de 1636 ; la grille et les pavillons de jardin, le salon d'honneur, avec son décor complet de papier peint en arabesques. Ces éléments on justifié le classement de l’ensemble parmi les Monuments Historiques le 17 novembre 2009. Le poêle en faïence qui se trouve au fond de la galerie du premier étage avait été classé Monument historique comme objet le 2 avril 1999.
Description
Ce type d’appareil de chauffage au bois, produit par des manufactures de l’est de la France était présent dans plusieurs demeures bourgeoises à Saint-Jean-de-Losne. Le style Louis XVI de l’objet permet de situer sa date de construction dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Il est constitué de panneaux de terre cuite vernissée assemblés, entourant un bâti en fer forgé format foyer. A la partie supérieure une plaque imitant le marbre supporte le conduit de fumées.
Celui-ci reproduit le thème du « dénicheur », fréquemment utilisé pour ce type d’objet à cette époque : le conduit de fumées surmonté d’un chapiteau affecte la forme d’un arbre avec son tronc et son feuillage. Un nid avec des petits oiseaux s’y trouve qu’un jeune garçon en costume d’époque, délicatement mis en couleurs, cherche à atteindre en escaladant le tronc. Au pied de l’arbre, de chaque côté, un chien et un lièvre affrontés complètent la scène.
Dans sa situation actuelle, ce poêle ne peut pas être fonctionnel, car il ne pas peut être relié à aucun conduit de fumées extérieur. Il a été placé dans la niche où il se trouve dans un but décoratif. Celle-ci présente des graffitis datés (le plus ancien de 1770). Le poêle, avant sa restauration :La restauration
Placé dans un endroit public, dans un passage, le poêle a subi des chocs, des frottements et présentait de nombreuses fissures, certaines parties manquaient. La restauration, sur les conseils de Madame Cécile Ullmann, conservateur des Monuments historiques à la DRAC de Bourgogne a été confiée après un appel d’offres à l’atelier parisien de Juliette Vignier-Dupin, spécialisé dans ce type de travaux.En décembre 2010, le poêle a été démonté et nettoyé. Les pièces ont été entreposées sur place et la restauration et le remontage ont été effectués en mars 2011.Financement :
Montant du devis HT : 11000 €
Subvention Etat : 5500 €
Subvention Conseil général : 2750€
Part restant à la Commune 2750 € + la TVA : 2156 € soit 4906 €.
La niche a été restaurée et repeinte par les ouvriers municipaux, et les portes en chêne de chaque côté qui avaient été sommairement décapées ont été reprises par Pierre Marie Guéritey qui leur a appliqué un vernis à l’alcool.
Quelques images permettent d’apprécier l’état de dégradation de l’objet avant restauration et la qualité du travail effectué par les restauratrices. Pierre Marie Guéritey.© Clichés Pierre Marie et Michelle Guéritey (et Claude Feuillebois pour le cliché n°1).

jeudi 7 juillet 2011

Loisirs nautiques à Saint Jean au début de l’été

Tandis que la construction du nouveau bâtiment du canoë-kayak se poursuit (avancement au 24 juin et au 5 juillet), chacun profite du beau temps.Voici quelques images des bords de Saône
Le vendredi 24 juin à la plage (canoë)Le dimanche 3 juillet sur les quais: challenge Dragon Boat organisé par les pagaies du bord de Saône. Les bateaux des plaisanciers passent tranquillement tandis que sur la terre ferme c’est la fête, et que sur la Saône la compétition est impitoyable….
© Michèle Giroldi pour photos n°1 et 3, et Pierre Marie Guéritey pour les autres photos.

jeudi 16 juin 2011

Un événement nautique attendu : le Challenge Dragon Boat

Challenge Dragon Boat le dimanche 3 juillet 2011, quai national à Saint-Jean-de-Losne.
Pour participer à cet évènement convivial et festif, organisé conjointement par L’ASVBD Canoë-kayak et Pagaies des Bords de Saône il vous suffit de réunir 10 personnes afin de composer un équipage qui portera vos couleurs (les déguisements ou tee-shirts sont les bienvenus et fortement conseillés).
Les régates se dérouleront comme les années précédentes sur 200 m le long du quai.
2 catégories :
- Challenge Equipes Masculines
- Challenge Equipes Mixtes
(présence obligatoire de 4 féminines au minimum)
Rendez-vous : 9 h 30 pour enregistrement des assurances. Début des régates : 10 h
Finales et remise des prix vers 18 h, 18h30.
Contact comité d’organisation : p.faudot@wanadoo.fr pour inscription des équipes avant le 25 juin. Il y aura du spectacle, venez nombreux pour les encourager….

jeudi 26 mai 2011

L’orgue de Saint Jean de Losne

La ville de Saint Jean de Losne possède un orgue historique dans l'église Saint Jean Baptiste. L’orgue, son buffet rococo, la balustrade en fer forgé (due au serrurier Claude Filochot de Saint-Jean-de-Losne) ont été achevés ensemble en juillet 1768. Cet instrument est le seul orgue du facteur Bénigne Boillot (Nuits-Saint-Georges 1725 - †Dijon 1795) qui ait été conservé dans son état d’origine. Il possède 24 jeux. La console, avec deux claviers et pédalier se trouve à l’arrière du buffet. Quelques travaux au XIXe siècle n’ont pas altéré le caractère de l’instrument qui n’a pas subi de réparation importante depuis 1852. Il est régulièrement entretenu et joué pour les offices et des concerts. (Buffet classé le 22/11/1966, partie instrumentale classée le 24/12/1978)Composition :
Grand Orgue (50 n. CD-d''') : Montre 8 - Bourdon 8 - Flûte allemande 8 (c'-d''') - Prestant 4 - Nasard 2 2/3 - Doublette 2 - Tierce 1 3/5 - Plein Jeu V - Trompette 8 - Clairon 4 - Cornet V (c'-d''') -
Positif (50 n. CD-d''') : Bourdon 8 - Prestant 4 - Dessus de Nasard 2 2/3 (c'-d''') - Nasard 2 2/3 - Doublette 2 - Tierce 1 3/5 - Larigot 1 1/3 - Plein Jeu IV - Trompette 4-8 - Cromorne 8 -
Pédale (18 n. CA°-f) : Flûte 8 (CC#-f) - Trompette 8 (CA°-f) - Clairon 4 (CA°-f) -
Tremblant fort -Tremblant doux - Accouplement à tiroir.
Diapason : La 3 = 440 Hz, tempérament inégal (Philippe Hartmann 1963)
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Pour en savoir plus :
GUERITEY, Pierre Marie, L’orgue de Saint Jean de Losne, nouveaux documents sur sa construction, ses modifications et le décor baroque de l’église, in L’orgue francophone, n° 29-30, FFAO, 2001, pp.59-93.
GUERITEY, Pierre Marie, Orgues en Bourgogne, in L’orgue Francophone, 20° congrès de la FFAO, juillet 2003, 251 pages, pp.137-142.
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Les trois enregistrements récents de cet orgue par Michel Chapuis (Plenum Vox, 2003), Daniel Meylan (Editions Hortus, 2005) et Jean Pierre Rolland (Editions Hortus, 2009) sont en vente ainsi qu’une carte postale à la Galerie du Cerf, 10, rue de la Liberté.
Visite de l’orgue : les organistes qui souhaitent visiter l’orgue peuvent s'adresser à l’Office de Tourisme (03 80 37 15 70) ou prendre contact au 03 80 79 08 33.
Pierre Marie Guéritey
© Photos Michelle et Pierre Marie Guéritey