A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

mardi 25 août 2015

Histoire et Patrimoine du Val de Saône : bulletin n°2

Le n°2 du bulletin annuel a été publié à l’occasion de la 5e journée de rencontres Histoire et Patrimoine du val de Saône le 18 avril à Saint-Usage.
On y trouve le compte-rendu des 3e et 4e journées de rencontres à Seurre (12 avril 2014) et Brazey-en-Plaine (15 novembre 2014), ainsi que les textes de plusieurs communications présentées au cours de ces journées :

·        Joseph Magnin, sa carrière en quelques textes, par Pierre Palau
·        Les bâtiments communaux de Brazey-en-Plaine au XIXe s., par Pierre Marie Guéritey
·         La méridienne de temps moyen de la mairie de Brazey-en-Plaine, par Pierre Causeret
·        Du Bois le Duc à la forêt de Mondragon, par Michel Jovignot
·        Les professions de santé à Auxonne, par Martine Speranza
·        D’une guerre à l’autre, par Robert Michelin
·        Images anciennes de Seurre, du xviie au xixe siècle par Anne-Marie Constancias
 
Patrimoine vivant :

·        Un exemple de patrimoine oral sauvegardé des années 1935 à 1965 : le patois, par Catherine Benoît.
·        Tableaux de Saint-Jean-de-Losne au milieu du xxe siècle, par Michelle et Pierre Marie Guéritey

48 pages abondamment illustrées par des photographies et des reproductions de documents d’archives inédits.

 



Cette publication de l’association Saône Nature & Patrimoine bénéficie de l’aide de la fondation AGIR de la caisse régionale Champagne Bourgogne du Crédit Agricole.




On peut se procurer ce bulletin auprès de:

Saône Nature et Patrimoine
Mairie de Saint-Jean-de-Losne
Rue de la Liberté
21170 Saint-Jean-de-Losne

Prix : 12 € + frais de port (voir bulletin de commande)



 Le bulletin n°1:

 
 est encore disponible dans les mêmes conditions:


La 6e journée d’études Histoire et Patrimoine du Val de Saône aura lieu à Pagny-le-Château le samedi 14 novembre 2015.
 
(Gratuit et ouvert à tous, renseignements au 03 80 79 08 33).

mercredi 5 août 2015

Le bastion de pierre : un site archéologique à explorer

L’actuel quai Molière borde d’un côté l’ancien mur de la ville et de l’autre les bâtiments industriels désaffectés de CBV au bord de la Saône.
Ce terrain est l’ancien « bastion de pierre » construit après le siège de 1636.

 

En mai 1636, le roi de France (Louis XIII) qui craignait que les francs comtois ne viennent établir dans l’abbaye de Losne un poste fortifié en face de la place forte française de Saint-Jean-de-Losne, ordonne la démolition de l’abbaye. Ni les habitants de Saint-Jean-de-Losne ni ceux du village de Losne n’ont eu leur mot à dire dans cette affaire.
Les bâtiments et l’église de l’abbaye sont démolis à partir de juin 1636 et les matériaux, qui encombraient le village, transportés sur la rive droite. Après le siège, les Saint Jean de Losnais s’en serviront en 1637 pour réparer les remparts et construire un nouveau bastion en pierres.
Une nouvelle église est construite à Losne partir de 1695 et consacrée le 10 août 1699
 Ce « bastion de pierre », en amont du portail neuf ou port de l’Hôpital est un terrain gagné sur la rivière, adossé au mur de la ville, remblayé à l’aide des démolitions de l’abbaye et entouré d’une muraille construite avec les pierres de celle-ci.
Le cimetière y a été installé de 1792 à 1823. Après le déplacement du cimetière intercommunal sur le territoire de Saint-Usage, ces terrains ont été loués par la ville à des particuliers pour y faire des jardins ou entreposer des matériaux.

 
Situation de l'ancien cimetière sur le bastion de pierre (plan d'alignement 1843)

Dans son ouvrage L'Abbaye de Notre-Dame de Lône et ses succursales, de l'ordre de Cluny : étude historique d'après les documents originaux, avec carte et plan des lieux, (Dijon : Rabutot, 1864), Philippe Dhétel notait, p 176.
« Ce n’est plus aujourd’hui qu’une hideuse ruine d’où l’on voit de temps à autre émerger d’un blocage de mortier une pierre tombale des religieux de Lône Je me rappelle avoir vu il y a vingt ans la partie supérieure d’une de ces belles pierres roses sur laquelle l’image du défunt était gravée au trait La brisure de la pierre ne laissait voir que le buste et les mains jointes sur la poitrine avec un fragment d’arcature ogivale.».
Ainsi, sur ce terrain, dans les années 1840, on voyait des pierres gravées, que Dhétel identifie comme des pierres tombales de l’ancienne abbaye de Losne, mais il pouvait rester aussi des fragments des monuments du cimetière, du début du XIXe s.

Enfin, la société CBV y a installé un ensemble de bâtiments industriels dans les années 1950, repris ensuite par la société Deutz-Marine et aujourd’hui à l’abandon depuis de nombreuses années. (Le bâtiment de l'ancienne chaudronnerie Jovignot, exploité aujourd'hui par l'Atelier Fluvial se trouve aussi sur ce "bastion de pierre", cf. plan de Saint-Jean-de-Losne ci-contre).

vue aérienne (vers 1960) 

 

Autre vue aérienne (Carte postale vers 1960)

Le sol de ce terrain renferme encore certainement des vestiges des bâtiments et de l’église de l’ancienne abbaye de Losne, ainsi que des restes de monuments funéraires de l’époque révolutionnaire et du début du XIXe s. (voire plus anciens, apportés de l’ancien cimetière en 1792), demeurés en place après  le transfert du cimetière en 1823.
Une exploration archéologique préalable devra être programmée avant toute éventuelle opération future d’urbanisme sur ce site, pour recueillir les vestiges de l’Abbaye de Losne et des anciens cimetières de Saint-Jean-de-Losne.

Pierre Marie Guéritey 05 08 2015
 


lundi 20 juillet 2015

Monuments aux morts du canton : Saint-Jean-de-Losne


 
Alors que l'an dernier à pareille époque, on ne parlait que de la commémoration de la guerre de 14-18, il n'en est plus guère question aujourd'hui. Et pourtant, il y a 100 ans, la guerre continuait...
En août 1915, on accorde des permissions



Dès que cette guerre sera enfin terminée, on pensera à honorer la mémoire des morts.
Le 14 novembre 1918, le conseil municipal de Saint-Jean de-Losne décide de faire placer sous le proche de l’Hôtel de Ville une plaque de marbre avec les noms des morts pour la France.
Ce projet est resté sans suite, et le 24 mars 1919, le conseil crée une commission chargée de faire construire un monument aux morts, et d’ouvrir une souscription : la ville souscrit d’emblée pour un premier versement de 2000 F.
Le 18 mars 1921, le conseil décide d’acquérir la maison Saunier frappée d’alignement à l’angle du quai Lafayette et de la place de la marine. Cette maison sera démolie pour laisser la place au monument projeté.
La ville contracte un emprunt de 10000 F pour couvrir l’achat de la maison, la construction du monument et l’aménagement de la place, confiés à l’architecte Auguste Drouot de Dijon (1881-1958).
Une séance artistique est organisée au profit de la construction du monument, avec la participation de la cantatrice Marcelle Demougeot, de l'opéra,  originaire de Saint-Jean-de-Losne .
Depuis 1919, et jusqu’en 1921, les cérémonies commémoratives de l’armistice étaient organisées au cimetière, devant le monument aux morts de la guerre de 1870.

Le monument aux morts de la guerre de 1870 devant la chapelle du cimetière
Le dimanche 13 novembre 1921, l’ordre du cortège qui se rendait au cimetière était le suivant :
1-      Les mutilés
2-      Les enfants des écoles
3-      L’harmonie municipale
4-      Les volontaires de Belle-Défense
5-      Les vétérans
6-      Les chasseurs à pied
7-      Le souvenir Français
8-      Les jeunes de Belle-Défense
9-      La Société de secours mutuels
10-  Le conseil municipal
 
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La nouvelle place s’appelle désormais place de Verdun, et l’inauguration du monument portant les noms des 57 soldats de Saint-Jean-de-Losne morts pour la France a lieu le dimanche 12 novembre 1922.
La place de Verdun aujourd'hui

Le monument aux morts en 1922

Le monument aux morts aujourd'hui
 Aucun document ne désigne le sculpteur, mais la statue est signée d’Eugène Piron
 

Eugène Piron né à Dijon le 30 avril 1875, élèves des Beaux-Arts de Dijon puis de Paris, grand prix de Rome en 1903 a réalisé le célèbre monument aux morts de Salon-de-Provence, où il s’est installé et où il est mort le 17 novembre 1928.
Il a collaboré avec les sculpteurs Paul Gasq (1860-1944), Henri Bouchard (1875-1960), et Jean Dampt (1854-1945) tous anciens élèves de l’école des Beaux-arts de Dijon, pour le monument aux morts de Dijon construit sous la direction d’Auguste Drouot, inauguré le 9 novembre 1925. (situé sur le rond-point Edmond Michelet à l’intersection du cours du parc de la Colombière et du cours général de Gaulle).
 
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les plaques commémoratives des morts des trois communes constituant la paroisse: Saint-Jean-de-Losne, Echenon et Saint-Usage , sont placées en 1924, dans l'église paroissiale, avec l'autorisation des monuments historiques.
  
Pierre Marie Guéritey

à suivre : le monument aux morts de Brazey-en-Plaine

 

 

jeudi 25 juin 2015

Anne Froidebise en concert à Saint-Jean-de-Losne


Dimanche 5 juillet 2015 à 18 heures à l’église

"Bach et la France"

Clavecin et orgue historique (Bénigne Boillot 1768)

Jean Sébastien Bach, Antoine Forqueray,

André Raison, Jacques Champion de Chambonnières

Programme :

1) Suite en do mineur (clavecin)
J.S. Bach (1685-1750) :
Allemande et Courante de la Deuxième Suite française BWV 813

A. Forqueray(1671-1745) : La Sylva, La Boisson
Extraits des Pièces de viole, composées par Mr Forqueray le père, mises en pièces de clavecin par Mr Forqueray le fils ( J.B.A. Forqueray (1699-1782)

2) Kyrie en alternance (orgue)

A. Raison (avant 1650-1719) :
Premier Kyrie, gravement, de la Messe du troisième Ton
J.S. Bach: Kyrie, Gott ,Vater in Ewigkeit BWV 672, de la Clavierübung III
A. Raison : Second Kyrie, fugue grave sur la trompette
J.S. Bach: Fugue en mi mineur BWV 855
J.S. Bach: Christe, aller Welt Trost BWV 673, de la Clavierübung III
A. Raison : Christe, duo
A. Raison : Quatrième Kyrie dessus et basse de trompette,
J.S. Bach: Kyrie,Gott heiliger Geist BWV 674,
A. Raison : Dernier Kyrie, dialogue

3) Suite en sol majeur (clavecin)

J.S. Bach : Allemande, Courante, de la Cinquième Suite française BWV 816.
J. Champion de Chambonnières (1602-1672) :
Sarabande Jeunes Zéphirs, Double de la Sarabande, Menuet.
J.S. Bach : Gavotte et Loure de la Cinquième Suite française
J. Champion de Chambonnières : Gigue, la Villageoise.
J.S. Bach : Gigue de la Cinquième Suite française BWV 816.

 
Anne Froidebise explique ses intentions pour ce programme :

« Le programme de ce concert prend la forme d’un triptyque : clavecin, orgue, clavecin :
Dans la première partie du XVIIIe siècle ces deux instruments sont riches d’un répertoire composé par les plus grands musiciens du temps, en Allemagne comme en France.

On sait que Bach connaissait très bien la musique française. Plusieurs de ses pièces pour l’orgue ou le clavecin portent des titres ou des indications en français. Les suites françaises sont titrées « Suites pour le clavessin »  Des similitudes entre certaines de ses pièces et des pièces de compositeurs français ont été relevées depuis longtemps. Par exemple, le prélude de la première suite anglaise de Bach serait inspiré de la gigue de la première suite de clavecin de Charles Dieupart, le thème de la Passacaille en ut mineur est identique dans sa première moitié à la basse d’un trio d’André Raison.

Ce programme met Bach en perspective avec les compositeurs français Chambonnières, Raison et Forqueray, délaissant volontairement pour ce projet ses deux grands contemporains Couperin et Rameau.

Chaque partie du concert alterne dans un même cycle des pièces de Bach et des pièces françaises. Au clavecin, deux suites ont été assemblées en respectant l’unité tonale et le caractère des pièces d’une suite de danses conventionnelle. C’est ainsi que, dans la suite « recomposée »en do mineur, les pièces pour viole d’Antoine Forqueray, « La Sylva » et « La Boisson », prennent la place d’une sarabande et d’une gigue, alors que leur auteur ne les a pas désignées de la sorte. Dans la suite  « recomposée »en sol majeur, les pièces gardent leur titre de danse mais la confrontation vient de la grande différence d’écriture entre Bach et le claveciniste de la Chambre du Roy, né quatre-vingts ans avant lui.

Le volet destiné à l’orgue prend la forme d’un Kyrie, organisé selon le cérémonial préconisant l’alternance entre versets joués à l’orgue et versets chantés. Les pages de Bach prennent la place des parties chantées.
Ici aussi, il y a confrontation entre les trois chorals de Bach, pièces de la maturité, la fugue à deux voix, issue du Premier livre du Clavier bien tempéré, et le langage volontairement simple, fonctionnel et efficace de l’organiste français ».

 

Anne Froidebise
a fait ses études aux Conservatoire Royaux de Liège et de Bruxelles où elle a été diplômée pour les trois instruments à clavier: piano (classe de Robert Leuridan), orgue (classe de Hubert Schoonbroodt) et clavecin (classe de Charles Koenig). Elle a également reçu les conseils de Xavier Darasse et Bernard Lagacé lors d’académies d’été.
Son intérêt pour toute la littérature de l’orgue lui a permis de se produire sur de nombreux instruments d’esthétiques différentes, anciens et modernes, réputés ou moins connus.
En musique de chambre elle a été associée pendant une vingtaine d’années aux flûtistes Jean-Paul et Emmanuel Pirard avec lesquels elle a donné de très nombreux concerts en Europe et aux Etats –Unis. Comme claveciniste elle a joué à plusieurs reprises l’intégrale des sonates de Bach pour flûte et pour violon. Elle s’est produite en soliste avec l’orchestre philharmonique de Liège  et différents orchestres de chambre.
Sa discographie est importante, plus de vingt enregistrements
L’enseignement représente une grande partie de sa vie de musicienne. Professeur d’orgue au Conservatoire Royal de Liège et professeur d’orgue et de clavecin au Conservatoire de Verviers, elle rencontre chaque semaine des étudiants et élèves de tous âges et de tous niveaux, du débutant enfant ou adulte au jeune professionnel au seuil du métier. 
Soucieuse de faire mieux connaître l’orgue et sa musique, elle poursuit, au sein de l’association « Art et Orgue en Wallonie »une action de sensibilisation du public par l’organisation de concerts, d’exposés et de visites guidées, en collaboration avec différents partenaires.
Membre de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région Wallonne de 1992 à 2014, elle est actuellement vice-présidente de la Fédération Francophone des Amis de l’Orgue (FFAO).
 

dimanche 24 mai 2015

Dijon Saint-Jean-de-Losne à Vélo ?

C'est une longue histoire !
2024, enfin ça y est ! comme le montre cette vue entre Saint-Jean-de-Losne et Brazey-en-Plaine. Profitez en sans modération...

mai 2023: çà se précise...enfin
Dijon Métropole et le Département de la Côte-d’Or vont coopérer pour aménager une voie verte sur le chemin de halage du canal de Bourgogne, entre Ouges et Saint-Usage. Les élus métropolitains ont approuvé à l’unanimité, jeudi 29 septembre, ce projet qui s’inscrit dans le programme 2022 d’aménagements cyclables.« La Métropole prendra à sa charge la totalité des travaux d’aménagement et de création de la voie verte sur son territoire, ce qui représente 5 kilomètres entre Ouges et Bretenière », a précisé Nathalie Koenders (PS), vice-présidente de Dijon Métropole déléguée aux déplacements doux et au plan vélo. « Le Département aura quant à lui à sa charge environ 17 kilomètres sur le territoire hors métropolitain, jusqu’à Saint-Usage, voire Saint-Jean-de-Losne. »

Côte-d'Or Le Mag' MAI 2021, page  18:
"...Une étude est également en cours pour créer une véloroute le long du canal de Bourgogne entre les communes de Bretenière et Saint-Jean-de-Losne."
A suivre ...

Janvier 2020 : entre Saint-Usage et l'écluse de la Viranne, ça s'est bien amélioré... à suivre

Octobre 2017 : Le conseil départemental de la Côte-d'Or s'est engagé à réaliser cet aménagement
L'aménagement de l'ancien chemin de halage du canal de Bourgogne entre Dijon et Saint-Jean-de-Losne devrait être un investissement prioritaire pour le développement du tourisme. 
Le long de la Saône jusqu’à Saint-Symphorien puis du canal du Rhône au Rhin, la voie bleue met Saint-Jean-de-Losne en communication directe avec Dole et au-delà Besançon etc... Le long de la Saône, même si quelques tronçons ne sont pas encore réalisés (Saint-Symphorien à Saint-Seine-en Bâche et Pagny-la-ville à Seurre), on atteint en amont Auxonne, Pontailler…, et Seurre en aval….
Arrivés à Saint-Jean-de-Losne, les cyclistes posent la question « peut-on maintenant aller à Dijon en suivant le canal de Bourgogne ? ».
La réponse devrait être oui, évidemment.
Il suffit de regarder sur une carte le tracé rectiligne de 29,4 km. entre l’écluse 76 et Dijon pour penser que cette liaison, la plus directe entre Dijon et le Val de Saône, est aménagée en piste cyclable sur l’ancien chemin de halage.
Eh bien non !

De Ouges (à 5km de Dijon), jusqu’au-delà de Dijon, à Pont-de-Pany dans la vallée de l’Ouche, la berge du canal est aménagée en enrobé lisse. L’ensemble de la véloroute aménagée le long du canal de Bourgogne s’étend sur 227 km jusqu’à Migennes.











Mais entre Saint-Jean-de-Losne et Dijon, l’ancien chemin de halage, n’est pas entretenu, il est praticable seulement en VTT .... 

....et interdit à tout véhicule


L'écluse de la Viranne à Brazey-en-Plaine

 Ecluse de Longecourt-en-Plaine : maison du garde du canal et maison éclusière
Le long du canal : le château de Longecourt-en-Plaine

En réalisant la piste cyclable Dijon Saint-Jean-de-Losne on pourrait attirer vers Brazey et Saint-Jean-de-Losne des touristes présents à Dijon, et permettre à ceux qui viennent par la Voie Bleue et qui veulent aller à Dijon d’inscrire Saint-Jean-de-Losne et Brazey comme étapes de leur itinéraire.
Il y a beaucoup à voir le long du canal : c'est un parcours naturel attrayant, qui permet de découvrir aussi l'agriculture de la plaine de la Saône. Il y a les maisons éclusières, mais aussi la collégiale de Rouvres-en-Plaine, le château de Longecourt, Brazey-en-Plaine (parc Magnin, architecture urbaine du XIXe s: église (classée MH), mairie-école...) et bien sûr Saint-Usage et Saint-Jean-de-Losne au bord de la Saône.
Puisqu’on affiche la volonté de développer le tourisme dans le val de Saône, notamment à Saint-Jean-de-Losne, il faut s'intéresser au tourisme à vélo, qui est en pleine expansion : les collectivités concernées doivent agir, et s’entendre entre elles et avec VNF pour réaliser cet aménagement au plus vite.

jeudi 9 avril 2015

Sur les traces des Moulins d'Auxonne, au programme de la 5e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône


1ère conférence de la 5e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône  à 10h15 :
Sur les traces des moulins d'Auxonne, par Martine Speranza (Auxonne).
Les moulins d'Auxonne sont à eux seuls toute une histoire : ceux du Moyen Age, Moulin Devant, Froissard et Trottin évoquent le duc, la Saône et sa digue, et les crues qui les ravagent périodiquement.
Les autres plus récents s'adaptent au système des eaux de la place forte, la Petite Saône, la Brisotte, les étangs, sous la houlette de Vauban et l'architecte Antoine.

mardi 7 avril 2015

Le Val de Saône : un passé industriel oublié, sujet de notre 5e Journée de Rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône le 18 avril à Saint Usage

Le Val de Saône, un passé industriel oublié.
Les moulins d’Auxonne, les hauts fourneaux de Brazey, la féculerie de Pagny-le-Château, la société cotonnière de la Côte-d’Or, les chantiers de construction de bateaux en bois… toutes ces entreprises ont disparu il y a plus ou moins longtemps.
Des ruines de bâtiments industriels témoignent encore quelquefois de leur existence passée, mais c’est surtout dans les archives, ou dans la mémoire des anciens pour les plus récentes, qu’on trouve les traces de leur prospérité.
Pour sa 5e journée de rencontres « Histoire et Patrimoine du Val de Saône » qui se tiendra le 18 avril à la salle des Associations à Saint-Usage à partir de 9h45, Saône Nature et Patrimoine propose une rétrospective de ces anciennes activités économiques, avec Martine Speranza, Louis Bonnamour, Aurelia Béns, Robert Michel et Pierre Marie Guéritey.
La participation à la Journée est libre et gratuite. Les auditeurs peuvent assister à une ou plusieurs conférences. Il est possible aussi de s'inscrire pour le déjeuner en commun à L'Ecu (restaurant face à la mairie de Saint Usage). Prix du repas : 15€, vin compris (à régler sur place, mais s'inscrire avant auprès de Saône Nature et Patrimoine).
Rens. Saône Nature et Patrimoine : 03 80 79 08 33.

samedi 21 mars 2015

18 avril 2015 : 5e Journée de rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône


Le 18 avril, nous vous donnons rendez-vous à Saint-Usage à la salle des associations (derrière la mairie) pour la 5e journée de rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône
 
Entrée libre
Au programme :
 
10h - 10h 15
Accueil et Présentation du bulletin n° 2

10h 15 - 11 h
Sur les traces des moulins d’Auxonne
par Martine Speranza (Auxonne)
Auxonne : le moulin du Béchaux
Les moulins d’Auxonne sont à eux seuls toute une histoire : ceux du Moyen Âge, Moulin Devant, Froissard et Trottin  évoquent  le duc, la Saône et sa digue, et les crues qui les ravagent périodiquement. Les autres plus récents s’adaptent au  système des eaux de la place forte, la Petite Saône, la Brisotte, les étangs, sous la houlette de  Vauban et  l’architecte Antoine.

11h-12h Bateaux de Saône traditionnels en bois, typologie et construction,
par Louis Bonnamour (Chalon-sur-Saône)
Enquêtes de terrain auprès des derniers charpentiers en bateaux de la Saône, fouilles subaquatiques dans le lit de la rivière et recherches en archives, nous permettent aujourd’hui d’esquisser une histoire des bateaux qui se sont succédé sur la Saône depuis 3000 ans.
Chalon, Mines de Blanzy 1874

 
12h15-15 h: Déjeuner, Restaurant « l’ECU » (15€, inscription auprès de Saône Nature & Patrimoine avant le 10 avril), puis visite de l’arboretum et vue de la gare d’eau
 
15- 15h45:  L’industrie féculière dans le Val de Saône
par Robert Michelin (Pagny-la-Ville)
A la fin du xixe s. une importante industrie féculière se développe le long de la Saône de Gray jusqu’à Tournus en passant par Pagny-la-Ville, Seurre et Chalon-sur-Saône. Se fondant sur l’histoire de la féculerie de Pagny-la-Ville construite en 1895, modernisée vers 1930 et fermée en 1969, l’auteur fait revivre tout un monde grouillant d’activité à jamais disparu...

15h45- 16h30:  Les débuts de la Société cotonnière de la Côte d'Or (1893-1936),
par Aurelia Bénas (Remiremont).
La filature de Trouhans en 1907
La Société cotonnière de la Côte d'Or voit le jour en 1893 avec pour principal objectif la création d'une filature à Trouhans. Implantée au sein d'un territoire sans grande tradition textile, la société va pourtant se développer, avec la création d'un tissage à Brazey-en-Plaine en 1899, et prospérer sous la houlette de ses deux directeurs successifs et grâce à une main d’œuvre nombreuse venant d'horizons plus ou moins lointains.

16h30- 17h15: Les hauts-fourneaux de Brazey
par Pierre Marie Guéritey (Saint-Jean-de-Losne)
Le haut fourneau de Brazey-en-plaine, coupe, 1825
Fondés en 1826 par les frères Philippon, au bord du canal de Bourgogne, ils s’inscrivaient dans un ensemble d’usines implantées dans le val de Saône, qui produisaient de la fonte avec du charbon de bois à partir de petits gisements de minerai de fer. La concurrence de la fonte anglaise et de l’est de la France leur a été fatale dès 1860.

17h30 apéritif