A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

jeudi 25 juin 2015

Anne Froidebise en concert à Saint-Jean-de-Losne


Dimanche 5 juillet 2015 à 18 heures à l’église

"Bach et la France"

Clavecin et orgue historique (Bénigne Boillot 1768)

Jean Sébastien Bach, Antoine Forqueray,

André Raison, Jacques Champion de Chambonnières

Programme :

1) Suite en do mineur (clavecin)
J.S. Bach (1685-1750) :
Allemande et Courante de la Deuxième Suite française BWV 813

A. Forqueray(1671-1745) : La Sylva, La Boisson
Extraits des Pièces de viole, composées par Mr Forqueray le père, mises en pièces de clavecin par Mr Forqueray le fils ( J.B.A. Forqueray (1699-1782)

2) Kyrie en alternance (orgue)

A. Raison (avant 1650-1719) :
Premier Kyrie, gravement, de la Messe du troisième Ton
J.S. Bach: Kyrie, Gott ,Vater in Ewigkeit BWV 672, de la Clavierübung III
A. Raison : Second Kyrie, fugue grave sur la trompette
J.S. Bach: Fugue en mi mineur BWV 855
J.S. Bach: Christe, aller Welt Trost BWV 673, de la Clavierübung III
A. Raison : Christe, duo
A. Raison : Quatrième Kyrie dessus et basse de trompette,
J.S. Bach: Kyrie,Gott heiliger Geist BWV 674,
A. Raison : Dernier Kyrie, dialogue

3) Suite en sol majeur (clavecin)

J.S. Bach : Allemande, Courante, de la Cinquième Suite française BWV 816.
J. Champion de Chambonnières (1602-1672) :
Sarabande Jeunes Zéphirs, Double de la Sarabande, Menuet.
J.S. Bach : Gavotte et Loure de la Cinquième Suite française
J. Champion de Chambonnières : Gigue, la Villageoise.
J.S. Bach : Gigue de la Cinquième Suite française BWV 816.

 
Anne Froidebise explique ses intentions pour ce programme :

« Le programme de ce concert prend la forme d’un triptyque : clavecin, orgue, clavecin :
Dans la première partie du XVIIIe siècle ces deux instruments sont riches d’un répertoire composé par les plus grands musiciens du temps, en Allemagne comme en France.

On sait que Bach connaissait très bien la musique française. Plusieurs de ses pièces pour l’orgue ou le clavecin portent des titres ou des indications en français. Les suites françaises sont titrées « Suites pour le clavessin »  Des similitudes entre certaines de ses pièces et des pièces de compositeurs français ont été relevées depuis longtemps. Par exemple, le prélude de la première suite anglaise de Bach serait inspiré de la gigue de la première suite de clavecin de Charles Dieupart, le thème de la Passacaille en ut mineur est identique dans sa première moitié à la basse d’un trio d’André Raison.

Ce programme met Bach en perspective avec les compositeurs français Chambonnières, Raison et Forqueray, délaissant volontairement pour ce projet ses deux grands contemporains Couperin et Rameau.

Chaque partie du concert alterne dans un même cycle des pièces de Bach et des pièces françaises. Au clavecin, deux suites ont été assemblées en respectant l’unité tonale et le caractère des pièces d’une suite de danses conventionnelle. C’est ainsi que, dans la suite « recomposée »en do mineur, les pièces pour viole d’Antoine Forqueray, « La Sylva » et « La Boisson », prennent la place d’une sarabande et d’une gigue, alors que leur auteur ne les a pas désignées de la sorte. Dans la suite  « recomposée »en sol majeur, les pièces gardent leur titre de danse mais la confrontation vient de la grande différence d’écriture entre Bach et le claveciniste de la Chambre du Roy, né quatre-vingts ans avant lui.

Le volet destiné à l’orgue prend la forme d’un Kyrie, organisé selon le cérémonial préconisant l’alternance entre versets joués à l’orgue et versets chantés. Les pages de Bach prennent la place des parties chantées.
Ici aussi, il y a confrontation entre les trois chorals de Bach, pièces de la maturité, la fugue à deux voix, issue du Premier livre du Clavier bien tempéré, et le langage volontairement simple, fonctionnel et efficace de l’organiste français ».

 

Anne Froidebise
a fait ses études aux Conservatoire Royaux de Liège et de Bruxelles où elle a été diplômée pour les trois instruments à clavier: piano (classe de Robert Leuridan), orgue (classe de Hubert Schoonbroodt) et clavecin (classe de Charles Koenig). Elle a également reçu les conseils de Xavier Darasse et Bernard Lagacé lors d’académies d’été.
Son intérêt pour toute la littérature de l’orgue lui a permis de se produire sur de nombreux instruments d’esthétiques différentes, anciens et modernes, réputés ou moins connus.
En musique de chambre elle a été associée pendant une vingtaine d’années aux flûtistes Jean-Paul et Emmanuel Pirard avec lesquels elle a donné de très nombreux concerts en Europe et aux Etats –Unis. Comme claveciniste elle a joué à plusieurs reprises l’intégrale des sonates de Bach pour flûte et pour violon. Elle s’est produite en soliste avec l’orchestre philharmonique de Liège  et différents orchestres de chambre.
Sa discographie est importante, plus de vingt enregistrements
L’enseignement représente une grande partie de sa vie de musicienne. Professeur d’orgue au Conservatoire Royal de Liège et professeur d’orgue et de clavecin au Conservatoire de Verviers, elle rencontre chaque semaine des étudiants et élèves de tous âges et de tous niveaux, du débutant enfant ou adulte au jeune professionnel au seuil du métier. 
Soucieuse de faire mieux connaître l’orgue et sa musique, elle poursuit, au sein de l’association « Art et Orgue en Wallonie »une action de sensibilisation du public par l’organisation de concerts, d’exposés et de visites guidées, en collaboration avec différents partenaires.
Membre de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région Wallonne de 1992 à 2014, elle est actuellement vice-présidente de la Fédération Francophone des Amis de l’Orgue (FFAO).
 

dimanche 24 mai 2015

Dijon Saint-Jean-de-Losne à Vélo ?

C'est une longue histoire !
2024, enfin ça y est ! comme le montre cette vue entre Saint-Jean-de-Losne et Brazey-en-Plaine. Profitez en sans modération...

mai 2023: çà se précise...enfin
Dijon Métropole et le Département de la Côte-d’Or vont coopérer pour aménager une voie verte sur le chemin de halage du canal de Bourgogne, entre Ouges et Saint-Usage. Les élus métropolitains ont approuvé à l’unanimité, jeudi 29 septembre, ce projet qui s’inscrit dans le programme 2022 d’aménagements cyclables.« La Métropole prendra à sa charge la totalité des travaux d’aménagement et de création de la voie verte sur son territoire, ce qui représente 5 kilomètres entre Ouges et Bretenière », a précisé Nathalie Koenders (PS), vice-présidente de Dijon Métropole déléguée aux déplacements doux et au plan vélo. « Le Département aura quant à lui à sa charge environ 17 kilomètres sur le territoire hors métropolitain, jusqu’à Saint-Usage, voire Saint-Jean-de-Losne. »

Côte-d'Or Le Mag' MAI 2021, page  18:
"...Une étude est également en cours pour créer une véloroute le long du canal de Bourgogne entre les communes de Bretenière et Saint-Jean-de-Losne."
A suivre ...

Janvier 2020 : entre Saint-Usage et l'écluse de la Viranne, ça s'est bien amélioré... à suivre

Octobre 2017 : Le conseil départemental de la Côte-d'Or s'est engagé à réaliser cet aménagement
L'aménagement de l'ancien chemin de halage du canal de Bourgogne entre Dijon et Saint-Jean-de-Losne devrait être un investissement prioritaire pour le développement du tourisme. 
Le long de la Saône jusqu’à Saint-Symphorien puis du canal du Rhône au Rhin, la voie bleue met Saint-Jean-de-Losne en communication directe avec Dole et au-delà Besançon etc... Le long de la Saône, même si quelques tronçons ne sont pas encore réalisés (Saint-Symphorien à Saint-Seine-en Bâche et Pagny-la-ville à Seurre), on atteint en amont Auxonne, Pontailler…, et Seurre en aval….
Arrivés à Saint-Jean-de-Losne, les cyclistes posent la question « peut-on maintenant aller à Dijon en suivant le canal de Bourgogne ? ».
La réponse devrait être oui, évidemment.
Il suffit de regarder sur une carte le tracé rectiligne de 29,4 km. entre l’écluse 76 et Dijon pour penser que cette liaison, la plus directe entre Dijon et le Val de Saône, est aménagée en piste cyclable sur l’ancien chemin de halage.
Eh bien non !

De Ouges (à 5km de Dijon), jusqu’au-delà de Dijon, à Pont-de-Pany dans la vallée de l’Ouche, la berge du canal est aménagée en enrobé lisse. L’ensemble de la véloroute aménagée le long du canal de Bourgogne s’étend sur 227 km jusqu’à Migennes.











Mais entre Saint-Jean-de-Losne et Dijon, l’ancien chemin de halage, n’est pas entretenu, il est praticable seulement en VTT .... 

....et interdit à tout véhicule


L'écluse de la Viranne à Brazey-en-Plaine

 Ecluse de Longecourt-en-Plaine : maison du garde du canal et maison éclusière
Le long du canal : le château de Longecourt-en-Plaine

En réalisant la piste cyclable Dijon Saint-Jean-de-Losne on pourrait attirer vers Brazey et Saint-Jean-de-Losne des touristes présents à Dijon, et permettre à ceux qui viennent par la Voie Bleue et qui veulent aller à Dijon d’inscrire Saint-Jean-de-Losne et Brazey comme étapes de leur itinéraire.
Il y a beaucoup à voir le long du canal : c'est un parcours naturel attrayant, qui permet de découvrir aussi l'agriculture de la plaine de la Saône. Il y a les maisons éclusières, mais aussi la collégiale de Rouvres-en-Plaine, le château de Longecourt, Brazey-en-Plaine (parc Magnin, architecture urbaine du XIXe s: église (classée MH), mairie-école...) et bien sûr Saint-Usage et Saint-Jean-de-Losne au bord de la Saône.
Puisqu’on affiche la volonté de développer le tourisme dans le val de Saône, notamment à Saint-Jean-de-Losne, il faut s'intéresser au tourisme à vélo, qui est en pleine expansion : les collectivités concernées doivent agir, et s’entendre entre elles et avec VNF pour réaliser cet aménagement au plus vite.

jeudi 9 avril 2015

Sur les traces des Moulins d'Auxonne, au programme de la 5e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône


1ère conférence de la 5e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône  à 10h15 :
Sur les traces des moulins d'Auxonne, par Martine Speranza (Auxonne).
Les moulins d'Auxonne sont à eux seuls toute une histoire : ceux du Moyen Age, Moulin Devant, Froissard et Trottin évoquent le duc, la Saône et sa digue, et les crues qui les ravagent périodiquement.
Les autres plus récents s'adaptent au système des eaux de la place forte, la Petite Saône, la Brisotte, les étangs, sous la houlette de Vauban et l'architecte Antoine.

mardi 7 avril 2015

Le Val de Saône : un passé industriel oublié, sujet de notre 5e Journée de Rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône le 18 avril à Saint Usage

Le Val de Saône, un passé industriel oublié.
Les moulins d’Auxonne, les hauts fourneaux de Brazey, la féculerie de Pagny-le-Château, la société cotonnière de la Côte-d’Or, les chantiers de construction de bateaux en bois… toutes ces entreprises ont disparu il y a plus ou moins longtemps.
Des ruines de bâtiments industriels témoignent encore quelquefois de leur existence passée, mais c’est surtout dans les archives, ou dans la mémoire des anciens pour les plus récentes, qu’on trouve les traces de leur prospérité.
Pour sa 5e journée de rencontres « Histoire et Patrimoine du Val de Saône » qui se tiendra le 18 avril à la salle des Associations à Saint-Usage à partir de 9h45, Saône Nature et Patrimoine propose une rétrospective de ces anciennes activités économiques, avec Martine Speranza, Louis Bonnamour, Aurelia Béns, Robert Michel et Pierre Marie Guéritey.
La participation à la Journée est libre et gratuite. Les auditeurs peuvent assister à une ou plusieurs conférences. Il est possible aussi de s'inscrire pour le déjeuner en commun à L'Ecu (restaurant face à la mairie de Saint Usage). Prix du repas : 15€, vin compris (à régler sur place, mais s'inscrire avant auprès de Saône Nature et Patrimoine).
Rens. Saône Nature et Patrimoine : 03 80 79 08 33.

samedi 21 mars 2015

18 avril 2015 : 5e Journée de rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône


Le 18 avril, nous vous donnons rendez-vous à Saint-Usage à la salle des associations (derrière la mairie) pour la 5e journée de rencontres Histoire et Patrimoine du Val de Saône
 
Entrée libre
Au programme :
 
10h - 10h 15
Accueil et Présentation du bulletin n° 2

10h 15 - 11 h
Sur les traces des moulins d’Auxonne
par Martine Speranza (Auxonne)
Auxonne : le moulin du Béchaux
Les moulins d’Auxonne sont à eux seuls toute une histoire : ceux du Moyen Âge, Moulin Devant, Froissard et Trottin  évoquent  le duc, la Saône et sa digue, et les crues qui les ravagent périodiquement. Les autres plus récents s’adaptent au  système des eaux de la place forte, la Petite Saône, la Brisotte, les étangs, sous la houlette de  Vauban et  l’architecte Antoine.

11h-12h Bateaux de Saône traditionnels en bois, typologie et construction,
par Louis Bonnamour (Chalon-sur-Saône)
Enquêtes de terrain auprès des derniers charpentiers en bateaux de la Saône, fouilles subaquatiques dans le lit de la rivière et recherches en archives, nous permettent aujourd’hui d’esquisser une histoire des bateaux qui se sont succédé sur la Saône depuis 3000 ans.
Chalon, Mines de Blanzy 1874

 
12h15-15 h: Déjeuner, Restaurant « l’ECU » (15€, inscription auprès de Saône Nature & Patrimoine avant le 10 avril), puis visite de l’arboretum et vue de la gare d’eau
 
15- 15h45:  L’industrie féculière dans le Val de Saône
par Robert Michelin (Pagny-la-Ville)
A la fin du xixe s. une importante industrie féculière se développe le long de la Saône de Gray jusqu’à Tournus en passant par Pagny-la-Ville, Seurre et Chalon-sur-Saône. Se fondant sur l’histoire de la féculerie de Pagny-la-Ville construite en 1895, modernisée vers 1930 et fermée en 1969, l’auteur fait revivre tout un monde grouillant d’activité à jamais disparu...

15h45- 16h30:  Les débuts de la Société cotonnière de la Côte d'Or (1893-1936),
par Aurelia Bénas (Remiremont).
La filature de Trouhans en 1907
La Société cotonnière de la Côte d'Or voit le jour en 1893 avec pour principal objectif la création d'une filature à Trouhans. Implantée au sein d'un territoire sans grande tradition textile, la société va pourtant se développer, avec la création d'un tissage à Brazey-en-Plaine en 1899, et prospérer sous la houlette de ses deux directeurs successifs et grâce à une main d’œuvre nombreuse venant d'horizons plus ou moins lointains.

16h30- 17h15: Les hauts-fourneaux de Brazey
par Pierre Marie Guéritey (Saint-Jean-de-Losne)
Le haut fourneau de Brazey-en-plaine, coupe, 1825
Fondés en 1826 par les frères Philippon, au bord du canal de Bourgogne, ils s’inscrivaient dans un ensemble d’usines implantées dans le val de Saône, qui produisaient de la fonte avec du charbon de bois à partir de petits gisements de minerai de fer. La concurrence de la fonte anglaise et de l’est de la France leur a été fatale dès 1860.

17h30 apéritif

 
 

samedi 28 février 2015

8e édition du Salon Photo Nature du Val de Saône 2015/Saint-Jean-de-Losne les 27-28-29 mars prochains



8e édition du Salon Photo Nature du Val de Saône 2015/Saint-Jean-de-Losne

Saint-Jean-de-Losne (21) – Salle polyvalente – 27-28-29 mars 2015

L'association Saône Nature & Patrimoine organise la 8e édition du Salon Photo Nature du Val de Saône les 27, 28 et 29 mars 2015 à la salle polyvalente de Saint-Jean-de-Losne,
avec 14 photographes exposants venus de toute la France, de Belgique et de Suisse, ainsi que l’APRAN (association photo Rhône Alpes Nature), Images Photos Dijon (anciennement PHOX Dijon), des animations scolaires, un stage photo.

Au programme,
 
Jean-Pierre Frippiat sera l’invité d’honneur de ce Salon 2015, placé sous le thème de l’Oiseau.
 
Jérôme Pruniaux exposera une quinzaine de tirages de son exposition « Arbrestraction ».
 
Photographes participants : Jean Pierre Frippiat, invité d’honneur - Caroline Antao - Sylvie Baschung - Marc Berger - Jean Louis Blondeau - Hervé Bocquet - Florian Boucard - André Brocard - Dominique Duyck - Gilles Galand - Antoine Gobat - Julien Monceaux - Monique Morin - Jérôme Pruniaux et l’APRAN (Association Photo Rhône Alpes Nature, avec 7 photographes représentés).
 
Egalement stand de paléontologie et minéralogie pour rappeler « l’empreinte de la Nature » avec la Société de Minéralogie et Paléontologie Dijonnaise, et les photos d’André Brocard et Bruno Saint Yves.
© Photo André Brocard
 
Zoom sur les orchidées, avec notamment une conférence le samedi 28 mars à 15h (Salle à usage multiple, tout proche de la salle polyvalente) sur les « Orchidées sauvages de Bourgogne », par Marie Geneviève et François Poillotte (entrée libre et gratuite),
l’exposition de plusieurs photographies d’orchidées sauvages dues à Monique Morin . On retrouvera les plantes et fleurs présentées en Herbier (avec des planches du Museum de Dijon, et la participation d’Alain Cessot).
 
Patryck Vaucoulon, quant à lui, présentera ses planches aquarellées de fleurs et dédicacera ses dernières publications.
 
Le samedi 28 mars à 19h30, projection gratuite de films et diaporamas animaliers à la salle des fêtes de Losne, comme chaque année, avec la participation des photographes Jean Pierre Frippiat, Jérôme Pruniaux, Gilles Galand et Patryck Vaucoulon.
 
Stage Photo (initiation et remise à niveau) sous la direction du photographe Jean-Luc Pierson (Rouen) : règles de base, apprendre à voir, à bien cadrer,...
 
Prix attribués après vote du public adultes et enfants.  

Ouverture du Salon : vendredi 27 mars de 14h à 18h, samedi 28 et dimanche 29 mars de 10h à 18h non stop. Entrée : 2€ (gratuit – 14 ans). Buvette et petite restauration. Grand parking devant la salle polyvalente.

Pour bien préparer votre venue, rendez vous sur le blog :  http://photosanimalieresduvaldesaone.blogspot.com/


Rens. Saône Nature & patrimoine : 03 80 79 08 33.

mardi 17 février 2015

Le gang des tricoteuses de Rives de Saône...

Depuis quelques mois il est beaucoup question de tricot et de pelotes de laine, en Rives de Saône. En effet partie d’une idée commune de Michelle Guéritey et de Corinne Benoît, l’opération Vill’en laine bat son plein. Déjà 60 tricoteuses s’activent pour habiller de laine les trois communes voisines : Saint-Usage, Saint-Jean-de-Losne et Losne, en donnant ainsi de la couleur aux rues un peu tristounettes juste avant l’hiver. Ce sera le cas en octobre 2015 au bord de la Saône où bancs, lampadaires, barrières, grillages, arbres,…,  s’habilleront de laine comme par magie, grâce aux mains habiles des tricoteuses. Les enfants d’Enfance Jeunesse et les pensionnaires de la maison de retraite l’EHPAD y seront associés.

De la laine il en faut bien sûr beaucoup, un millier de pelotes a déjà été tricoté, Vill’en laine en recherche encore, et toutes les pelotes sont les bienvenues (à déposer à l’Office de Tourisme Rives de Saône antenne de Saint-Jean-de-Losne).
Vill’en laine est un projet de l’Office de tourisme Rives de Saône. Parallèlement un Café tricot a été créé à l’initiative de Saône Nature et Patrimoine. Ainsi, chaque jeudi après-midi une vingtaine de tricoteuses se dirigent vers le Café des Négociants, rue de la Liberté à Saint-Jean-de-Losne pour tricoter de concert soit pour Vill’en laine soit pour elles-mêmes. On peut bien sûr apprendre à tricoter ou à monter ses mailles. Tout se fait dans la bonne humeur et la convivialité, et la participation en est libre.
Les trois communes seront « habillées » dans la semaine du 16 au 25 octobre, et un 1er Salon « Vill’enlaine : laine, fil et Cie » se tiendra les 24 et 25 octobre à la Salle Polyvalente de Saint-Jean-de-Losne, salon organisé en partenariat par l’Office de Tourisme Rives de Saône et Saône Nature et Patrimoine. On y trouvera tout ce qui concerne la laine, le fil, les aiguilles, la décoration, le tricot, la couture, des clubs de point de croix et de patchwork seront présents aussi.
Prises de mesures en juillet 2014....
 
 
 
Premiers essayages en début d'année 2015
 
 
 
 
Renseignements Vill’en laine et Café Tricot  :  Michelle Guéritey au 03 80 79 08 33 et Corinne Benoit au 03 80 37 15 70 (Office de Tourisme Rives de Saône). Et pour en savoir plus : http://villenlaine.blogspot.fr ou la page Facebook de Vill'en laine.

lundi 5 janvier 2015

La fusion des communes : une opportunité à saisir dès 2015

La fusion des communes est plus que jamais une nécessité en ce début d’année 2015. En avril 1816, ce fut une occasion manquée : approuvée par le conseil municipal de Saint-Jean-de-Losne elle a été aussitôt rejetée par les conseils municipaux de Saint-Usage et Echenon.
Il y a un an, j’ai raconté ici cette regrettable histoire :
et :
Peut-on penser que les mentalités ont changé pendant les deux cents ans écoulés et qu’un projet structurant analogue, adapté aux réalités de 2015 puisse aujourd’hui rapidement aboutir en tenant compte de tout ce qui s’est passé depuis 1816 ?
Il s’est passé en effet beaucoup de choses sur ce territoire ne serait-ce qu’au point de vue économique : le transport de marchandises fluvial et ferroviaire  s’est développé puis a périclité.
Des industries se sont développées puis ont disparu : usine de grillage de Saint-Jean-de-Losne, tissage de Brazey, filature de Trouhans, dépôts de pétrole à Saint-Usage...
Les Chantiers navals de Saint-Jean-de-Losne et Saint-Usage ont prospéré puis périclité pour renaître autrement.

 
Les haut fourneaux de Brazey créés en 1824 ont fermé en 1860, remplacés par une sucrerie qui a elle-même périclité, remplacée par une malterie qui se développe.
Les moulins qui existaient à Brazey et Echenon se sont développés puis ont disparu.
Des entreprises associées à la navigation de plaisance fluviale se sont développées à partir de 1976.
Les services offerts aux touristes sous diverses formes se sont développés : centre équestre à Brazey, camping, tourisme fluvial et activités nautiques à Saint-Jean-de-Losne, Saint-Usage; valorisation du patrimoine historique et naturel, hébergements, restaurants… Les collectivités territoriales tentent de favoriser ce développement.
Le commerce traditionnel de centre-ville (Saint-Jean-de-Losne, Losne, Brazey) a des difficultés à se maintenir, comme partout. Une zone commerciale a été créée à Saint-Usage et d’anciens supermarchés sont devenus des supérettes urbaines de proximité à Saint-Jean-de-Losne, Losne, Brazey.
Des zones industrielles et artisanales existent, et l’agriculture occupe toujours une place importante dans l’économie (céréales). Il y a deux collèges (Brazey-en-Plaine et Echenon) qui accueillent au total presque 1000 élèves, une EPHAD à Saint-Jean-de-Losne (capacité 132 résidents) etc.. etc...
 
 
________________
Pour mémoire : Brazey-en-Plaine et Saint-Jean-de-Losne constituent depuis plus de 20 ans une même paroisse, l'usine Bonna Sabla "de Saint-Usage" se trouve sur le territoire de Brazey à moins de 1.5 km de la zone commerciale de Saint-Usage etc...etc...
Les nouveaux contours de la communauté de commune Rives-de-Saône incluant Brazey-en-Plaine depuis janvier 2014, et le nouveau découpage cantonal (décret du 18 février 2014) incitent à de nouvelles réflexions sur ce sujet.
Le projet de Loi déposé par Jacques Pélissard et adopté avec amendements par l’Assemblée nationale le 31 octobre 2014 puis par le Sénat en décembre, mérite l’attention de tous nos élus.

et : http://www.courrierdesmaires.fr/46580/tout-savoir-sur-le-nouveau-regime-des-communes-nouvelles/

 
 
Les procédures existent, ainsi que des mesures incitatives et des structures d’accompagnement.
Cinq communes contiguës à la commune de Saint-Usage (cf. la carte ci-contre) peuvent constituer ensemble une  commune nouvelle :
                                                                  habitants            Surface km2

Brazey-en-Plaine                                         2 588                 25.5
Echenon :                                                     712                    10.7
Losne (Losne, Chaugey, Maison-Dieu) :    1597                  22.8
Saint-Jean-de-Losne :                                  1167                  0.6 
Saint-Usage :                                               1199                  9.5

Total                                                            7263                  69.1
 
La commune nouvelle, (qui pourrait s’appeler Brazey-les-Losne), conservera l’identité des quartiers « historiques » des communes fusionnées :
Brazey (Pont Hemery, Ennevent)
Echenon
Losne (Maison-Dieu, Chaugey)
Saint-Jean-de-Losne
Saint-Usage
Avec presque 7300 habitants, cette  commune nouvelle, à la fois urbaine et rurale, sera mieux proportionnée aux chefs-lieux des cantons voisins : Auxonne : 7726 et Nuits-Saint-Georges : 5600 habitants.
A 28 km de Dijon, la situation géographique de cette petite ville (à 10 km de l’A36, 12 km de l’A39, desservie par le chemin de fer) lui permettra aussi de bénéficier de la fusion projetée des régions Bourgogne et Franche-Comté qui ouvrira plus de possibilités de relations avec Dole et l’aéroport de Dole-Tavaux situé à moins de 20 km.
Au-delà de l’attachement bien normal au passé de chaque village, il sera évidemment plus facile aux élus d’une commune de plus de 7000 habitants de se faire entendre des administrations et des autres collectivités au profit du développement de celle-ci et du bien-être de ses habitants.
Alors, au lieu de souhaiter une bonne année et d’attendre que ça vienne,… élus, administration, habitants, mettons en chantier ce projet …
Bonne année 2015.
 
 
© Pierre Marie Guéritey