A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

samedi 13 septembre 2014

Découverte du patrimoine culturel et naturel de Magny-les-Aubigny

Magny-Les-Aubigny est une commune de 200 habitants, du canton de Saint-Jean-de-Losne. Son territoire de 700 ha comprend 400 ha de terres agricoles cultivées et 200 ha de forêts (foret de cîteaux). Le centre du village est perché sur la côtière, au-dessus de la plaine agricole de la Saône et se trouve à vol d’oiseau à 25 km de Dijon et 8,5 km de Saint-Jean-de-Losne. La Vouge coule à l’est de la commune formant la limite avec Brazey-en-Plaine, avant de traverser Esbarres où elle se jette dans la Saône.

A l’occasion des journées du patrimoine 2014 (thème « patrimoine culturel, patrimoine naturel »), l’office de tourisme Rives-de-Saône en collaboration avec la municipalité de Magny-les-Aubigny propose de découvrir ce charmant village, son patrimoine, sa forêt et la culture du cassis.
Dimanche 21 septembre 2014 : Une balade en vélo à partir de Saint-Jean-de-Losne
Inscription nécessaire/sur réservation
03 80 37 15 70

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir l'itinéraire:

 Le départ est prévu à 15h devant l’antenne de Saint-Jean-de-Losne. Le parcours de 22km, en VTT ou VTC, longe la Saône et traverse les bois et les champs.

Il est également possible de rejoindre directement Magny-les-Aubigny : rendez-vous au tilleul vers 15h45 - 16h.
La visite de Magny-les-Aubigny commentée par des bénévoles du village permettra de découvrir :

- le tilleul de Sully classé parmi les arbres remarquables de France,  

- l’église, entretenue grâce à l’action du CRIEM (Comité pour la Restauration Intérieure de l'Eglise de Magny Les Aubigny) : cloche de 1670, Statue de Sainte Marie Madeleine (XVe s.) http://saint-jean-de-losnetourisme.blogspot.fr/2012/02/la-sculpture-bourguignonne-pres-de.html, deux statuettes d’anges porte-cierge récemment restaurées :

- le parc du château, (construit au XVIIIe s, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques), propriété privée, exceptionnellement ouvert

- le lavoir (construit en 1854)

- une présentation de la culture du cassis.

La visite sera suivie d’une dégustation de nectar de cassis, miel et pain d’épices (2 € sur réservation).

 
voir le site des journées du patrimoine 2014:
 

mardi 2 septembre 2014

Patrimoine vivant à Franxault

«Le Tuchien » : une fête qui renait à Franxault : « Nos aïeux avaient constaté que pendant la période allant du 22 juillet au 23 août, durant laquelle Sirius (la principale étoile de la constellation du Grand Chien) se levait et se couchait avec le soleil, était une période de grande chaleur.
Pour apaiser le soleil et écarter ce sinistre présage, on sacrifiait au Dieu, un chien roux, après quoi on faisait la fête, la fête du chien d’août qui marquait la fin de la canicule ».
Sur cette base historique, le foyer rural « des Ouillottes » a organisé la fête de la moisson
ce samedi 30 août :
 
« Les Ouillottes », c’est le surnom donné jadis aux habitants de Franxault, à cause des oies, nombreuses à Franxault comme d’ailleurs aussi dans beaucoup de villages du val de Saône, (à Echenon, il y a la rue des oies au bout de laquelle se trouvait le « pâtis aux oies » au bord de l’Ouche …).
Les oies étaient élevées pour leur duvet, leur chair, on les vendait lors des foires et elles constituaient ainsi une source de revenus complémentaires. Inconvénient : elles dévastaient et souillaient les pâtures destinées à d’autres animaux, d’où de nombreux procès entre les habitants…
Le succès mérité de la fête du "Tuchien" prouve l’attachement au patrimoine rural, qui ne demande qu’à se montrer, comme les machines agricoles et les tracteurs anciens,
 Le battoir en action (au fond le chien rouge)
 
 

Il y avait aussi un marché artisanal, l’exposition des machines agricoles modernes, des jeux, un grand dîner et le sacrifice du chien rouge brûlé pour terminer la fête…
 
Quelques vieilles mécaniques (tracteurs, faucheuses, au premier plan le "dégrenou" (pour égrener les épis de maîs on tourne la manivelle).

 
La moissonneuse-lieuse...
 
 

                                                                   (Photo site des Ouillottes)
Une bien belle manifestation reliant le présent au passé, dans un village du canton de Saint-Jean-de-Losne où la culture des céréales reste une ressource essentielle.
 

© Pierre Marie Guéritey, septembre 2014
 

jeudi 7 août 2014

Saint Jean de Losne : concert hautbois et orgue le 24 août à 17h30

Dimanche 24 août à 17h30, concert hautbois et orgue, avec Tessa Thiery hautbois, et Marie Hélène Geispieler à l'orgue historique Bénigne Boillot 1768, de l'église de Saint Jean de Losne.
Au programme œuvres de Cabanilles, Exton, Colonna, Tessarini, Bach, Su Mage, Krebs, Meyer, Muffat, Matthison-Hansen et Bartok. 

Née à Londres en 1960, Tessa Thiery commence ses études musicales à l’âge de huit ans avec des cours de piano. Elle débutera au hautbois quelques années plus tard. Après trois ans à l’Université de Birmingham où elle est récompensée du « Barber Scholarship », prix réservé aux meilleurs élèves de leur promotion, elle obtient une licence en musicologie et littérature anglaise, puis se consacre au hautbois et étudie avec Neil Black, hautbois solo du célèbre English Chamber Orchestra à l’époque, et Celia Nicklin, hautbois solo de l’Orchestre de Saint-Martins-in-the-Fields. Vivant en France depuis de nombreuses années, elle joue régulièrement avec l’Orchestre de Chambre des Cévennes et elle est membre de l’ensemble de musique contemporaine et expérimentale Décadanse depuis 2002. Depuis 2009, elle se produit aussi avec l'ensemble de musique de chambre britannique, Musique et Patrimoine. Elle a participé à de nombreux concerts en tant que chambriste, notamment au Festival de l'Orgue à la cathédrale Saint Pierre à Montpellier. Elle est mariée avec le hautboïste Daniel Thiery, premier soliste à l’Orchestre National de Montpellier.



Fille de musiciens, Marie-Hélène Geispieler fait ses études musicales au Conservatoire National de Région de Nice, sous la direction de Pierre Cochereau et René Saorgin, où elle obtient les premiers prix d'orgue et d'harmonie, ainsi que le Grand Prix de la Ville de Nice. Finaliste au concours international d'Innsbruck, lauréate des académies de Nice, Saint-Maximin-en-Provence, Haarlem, Pistoia et Salamanque.
Professeur d'Education Musicale jusqu'en 2003, Marie-Hélène Geispieler est co-titulaire des Grandes Orgues de l'Abbaye Saint-Victor-de-Marseille de 1977 à 2003, et actuelle titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Lunel (Hérault), et Présidente des Amis de l'Orgue.
Elle donne de nombreux concerts en soliste, avec choeur ou orchestre (Saint-Victor de Marseille, Eté musical de la Roya, Soirées de Musique Française de Saint-Maximin, Saint-Rémy-de-Provence, Nice, Monaco, en Languedoc-Roussillon, en Corse, à Paris, à la cathédrale d'Auch, Sainte-Croix de Bordeaux , Territoire de Belfort, en Bourgogne , etc.)
Elle joue dans des formules variées : orgue à 4 mains (avec Claudine Grisi) , violon (M.G. Menenteau, violon baroque, Marie le Carlier, Serguei Kalinine), trompette (Nicolas Planchon), chant (Dany Barraud, Jane Berbié, Christine Demangel, Ernesto Fuentes), avec flûte, hautbois, violoncelle.
Discographie : Orgues historiques de Saint-Chinian (Hérault), La Porta, Olmi-Cappella et Muro (Corse).
Elle est membre du Conseil d'administration de la FFAO (Fédération Francophone des Amis de l'Orgue).

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Billetterie à l'entrée du concert : 8€ (gratuit - 14 ans). 

vendredi 1 août 2014

Les premiers jours de la mobilisation à Saint-Jean-de-Losne en août 1914

« Le premier jour de la mobilisation générale est le 2 août 1914 ».
Ce télégramme  envoyé de Dijon le 1er août 1914 à 16 h. 30 est transcrit et oblitéré à 20 h. 50 au bureau de poste de Saint-Jean-de-Losne.
 
 En même temps, le service de santé informe le maire de la ville qu’il devra mettre l’ensemble des locaux du groupe scolaire de la ville (écoles de filles, de garçons et enfantine) à la disposition du médecin chef et de l’officier d’administration gestionnaire de l’hôpital temporaire n° 49, qui seront sur place le premier jour de la mobilisation. L’hôpital devra être prêt à entrer en fonction dès le jeudi 6 août, 5e jour de la mobilisation. (Cet hôpital territorial temporaire installé dans les locaux scolaires ouvrira en fait le 20e jour de la mobilisation et sera supprimé le 10 novembre 1916).
La surveillance des ouvrages d’art stratégiques s’organise immédiatement, notamment du pont de chemin de fer sur la Saône, gardé dès la nuit du 1er au 2 août par Charles Fleurot, Maurice Marcisieux, Pierre Morais et Louis Semain.

Le télégramme officiel  ci-dessous, envoyé aux gares le 4 août par la compagnie PLM témoigne de la crainte des espions et des saboteurs, dès les premiers jours :

« circulaire à toutes les gares
Faites disparaître les pancartes portant inscription « Bouillon Kub » se trouvant placées auprès des ouvrages d’art.
Ces applications sont placées pour les espions pour faire sauter les ouvrages d’art »



 
 
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Le conseil municipal, réuni le 3 août, approuve la décision du bureau de bienfaisance de distribuer des secours aux familles privées de leurs chefs mobilisés.
Il  publie la déclaration suivante :
«  Proclamation aux habitants de la ville de Saint-Jean-de-Losne
Habitants !
L’Allemagne en signifiant la déclaration de guerre à la France a porté un défi à l’humanité entière.
En même temps qu’elle déchirait les traités garantissant la neutralité du Luxembourg et de la Belgique en envahissant leurs territoires, un de ses navires de guerre bombardait Bône et Philippeville en Algérie.
Désormais rien ne peut arrêter le déchaînement des forces armées. Avec l’appui des puissances alliées et amies, avec les concours que de toute part elle recevra, la France, marchant en tête de la civilisation, rendra vaines les convoitises germaniques et les desseins barbares.
A cette heure décisive, c’est vers l’Est que nos regards doivent se porter, que tous nos efforts doivent tendre, sans défaillance.
Unissons nos forces et concourons tous à la défense du sol natal. Soyons les dignes descendants de nos pères de 1636 et 1814. Notre cause est sacrée : que toutes les bonnes volontés sans distinction de sexe ni d’âge se manifestent ; le devoir et l’Amour de la Patrie nous convient au sacrifice. Ayons confiance.
Vive la France
Saint-Jean-de-Losne le 5 août 1914
Pour le conseil municipal, les conseillers municipaux présents,
J. Astier, Dumontant, Maltet, Gentel, Georges Chédé ».
 
(Arch. Mun St Jean de Losne 1D10 , reg., p. 133 134)
 
Evidemment, dans cette proclamation patriotique, en pareille circonstance, les conseillers municipaux ne pouvaient pas omettre les références au siège de 1636 et à la défense de Saint-Jean-de-Losne contre les armées coalisées poursuivant les troupes de Napoléon 1er en janvier 1814.

© Pierre Marie Guéritey
 

mardi 22 juillet 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (3)


 
 3 mois déjà…,

Il faut bien mesurer tout le travail accompli par l’entreprise DL Equipment de Losne et ses sous-traitants, même si le temps semble long aux Saint-Jean-de-Losnais soumis au double sens de circulation rue de la Liberté et à la circulation alternée sur le pont.
La rénovation de la partie amont du tablier, neutralisée depuis début avril, est achevée.

Les nouvelles canalisations d’eaux usées,  électricité,  gaz,  posées dans le nouveau trottoir élargi ont été fixées en place et recouvertes de béton.

 

Une chape de finition a été coulée sur ce trottoir élargi


et le nouveau garde-corps en acier thermo laqué est  fixé en place.



Des supports sont intégrés pour recevoir le pavoisement du pont, habituel pendant la saison d’été.

 


 
Les nouveaux lampadaires ont été posés et équipés de leurs luminaires.

La moitié amont  de la chaussée a été rendue à la circulation le 17 juillet  et le travail a commencé sur la moitié aval du tablier  : l’ancien enrobé a été enlevé et les garde-corps provisoires sont installés.
 
A suivre ….

© Photos et texte Pierre Marie Guéritey

 

mercredi 9 juillet 2014

Première édition de la Nuit des églises, à Losne et à Saint Jean de Losne : un succès

Les habitants de Losne et de Saint-Jean-de-Losne et des touristes ont répondu largement à l'invitation de visiter samedi 5 juillet les églises de Losne et de Saint Jean de Losne : plus de cinquante personnes se sont retrouvées pour la découverte de ces édifices.
A Losne, Alain Cessot a présenté l’histoire de l’ancienne abbaye et de l’église actuelle, et la restauration qu’il a faite des 14 tableaux du chemin de croix.
En traversant le pont de Saône, à l’église de Saint-Jean-de-Losne, le groupe a été accueilli au son de l’orgue historique par Jacques Béraza qui a interprété quelques pièces en avant-première du concert du lendemain. Dans le chœur de l’église spécialement illuminé, Pierre Marie Guéritey a présenté les éléments importants du mobilier : les stalles, le lutrin en forme d’aigle, le maître-autel surmonté d’un grand baldaquin de style classique construit par des artistes italiens en 1784. En commentant le texte biblique de l’Apocalypse, l’Abbé Theuret a expliqué la signification symbolique chrétienne de l’agneau couché sur le livre scellé par les sept sceaux, représenté au sommet du baldaquin.
Les guides de la soirée : Pierre Marie Guéritey, Alain Cessot et le Père Alain Theuret.
Alain Cessot à Losne
Pierre Marie Guéritey à Saint Jean de Losne
Le Père Alain Theuret
Le lendemain, toujours dans le cadre de la Nuit des Eglises, récital exceptionnel donné par l'organiste dolois Jacques Béraza, à l'orgue Bénigne Boillot 1768. Sur cet orgue qu’il connait de longue date et qu’il apprécie particulièrement, Jacques Béraza, organiste à Dole depuis 1955, avait choisi d’interpréter des musiques qu’il aime et qu’il sait faire apprécier par la qualité de son interprétation. Sous ses doigts, des compositeurs anonymes du XVIe siècle, des musiciens à découvrir comme Hans-Leo Hassler, ou Louis Couperin, ou plus connus comme Jean-Sébastien Bach, servis par les sonorités si attachantes de l’orgue de Saint-Jean-de-Losne ont captivé les auditeurs.

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Prochain concert organisé par Saône Nature & Patrimoine : dimanche 24 août à 17h30, hautbois et orgue avec Tessa Thiéry et Marie Hélène Geispieler (Lunel).

dimanche 15 juin 2014

Losne et Saint Jean de Losne participent à la Nuit des Eglises les 5 et 6 juillet prochains

Les deux églises de Saint-Jean-de-Losne et de Losne, situées de part et d’autre de la Saône, aux deux extrémités du pont, appartiennent à la même paroisse, et vous proposent, dans le cadre de la manifestation nationale La Nuit des Eglises :

Samedi 5 juillet :
- 20 h. Losne : accueil, présentation de la restauration extérieure de l'église et du chemin de croix.
- 21 h.-22h.30 : Saint-Jean-de-Losne, histoire et symboles du chœur de l’église et de son mobilier du XVIIIe s.: les stalles, le maître autel, le baldaquin et l’Agneau de l’Apocalypse.
(Avec la participation du Père Alain Theuret, de Pierre Marie Guéritey et d’Alain Cessot)
 Musique ancienne.
 Vous êtes les bienvenus, l'entrée est libre et gratuite.

Toujours dans le cadre de la Nuit des Eglises : 
Dimanche 6 juillet 18 heures :

Récital d'orgue par Jacques Béraza à l'orgue historique de Saint-Jean-de-Losne (œuvres de Hans Leo Hassler, Louis Couperin, Jean Sébastien Bach).

Pour en savoir, visitez la page Facebook de la Nuit des églises à Losne et Saint Jean de Losne :

et sur la Nuit des Eglises en France : https://www.facebook.com/nuit.des.eglises/info

mardi 10 juin 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (2)


Après deux mois de travaux, tandis que la circulation des véhicules et des piétons se fait toujours sur la moitié aval de la chaussée et le trottoir correspondant, le chantier a avancé rapidement sur la partie amont.
Les nouvelles canalisations de transfert des eaux usées de Saint-Jean-de-Losne vers Losne sont en service et la conduite de gaz a été renouvelée en polypropylène.

 Les bordures du trottoir amont ont été mises en place.
Une première couche d’enrobé a été déposée sur la moitié amont du tablier après traitement d’étanchéité de sa face supérieure.


                                                                                                                 A suivre....
© Photos et texte Pierre Marie Guéritey

mercredi 4 juin 2014

Récital d'orgue Jacques Béraza le 6 juillet

Notez déjà les dates du récital de l'organiste dolois bien connu, Jacques Béraza, à l'orgue historique Bénigne Boillot 1768 de l'église de Saint Jean de Losne, le dimanche 6 juillet 2014 à 18 heures.
Entrée : 8€. (gratuit -14 ans).

vendredi 16 mai 2014

La rénovation du pont de Saint-Jean-de-Losne (1)


Les travaux de réparation du pont de Saint-Jean-de-Losne ont commencé depuis un mois, …

Le pont de Saint-Jean-de-Losne

Le pont de bois
Pendant plusieurs siècles, sous l’ancien Régime la route n° 27 de Dijon à Losne par Longecourt et Brazey franchissait la Saône à Saint-Jean-de-Losne sur un pont de bois, qui traversait la rivière en biais.
Le pont de bois
Ce pont partait de la rive droite un peu en aval du pont actuel et allait à Losne encore plus en aval, pour rejoindre l’  « ancienne » route de Seurre. Le plan ci-dessus (Atlas général des routes de la province de Bourgogne (1756), ADCO, détail) en montre clairement la raison : il fallait contourner les anciens murs et le fossé entourant l’abbaye de Losne.

Le pont de pierre
Maintes fois détruit par les crues et la débâcle des glaces, il a toujours été reconstruit à la même place jusqu’en 1830. Définitivement ruiné, il a été reconstruit en pierre à partir de 1833.
 
L’Atlas Cantonal du département de la Côte-d’Or (1836) montre le nouveau pont. Reconstruit après avoir été coupé pendant la guerre de 1870, ce pont a été dynamité par les français le 16 juin 1940, puis ce qui en restait par les allemands le 7 septembre 1944.

Le pont de pierre détruit pendant la dernière guerre

Le pont actuel : une construction originale en béton armé
Le pont a été reconstruit à la même place en 1950-51. Les deux arches extrêmes ont été refaites en maçonnerie, et on a intercalé une structure en béton armé reposant sur deux anciennes piles intermédiaires conservées et consolidées.

Le tablier du pont est supporté par 8 demi-poutres formant chacune une arche latérale de 34,5 m., et, en porte à faux, 16 m. de l’arche centrale, complétée par une poutre de 20 mètres.

Ces poutres ont été réalisées sur un chantier de préfabrication installé sur la rive gauche, 250 m. en amont du pont : les poutres sont coffrées ferraillées et coulées côte à côte, perpendiculaires au lit de la Saône.

Une fois les poutres construites, il a fallu les mettre en place, et le procédé de transport ne devait pas les soumettre à des efforts différents de ceux pour lesquels elles avaient été calculées. (Chaque demi-poutre d'une longueur de 52 m. a une masse de 185 tonnes pour les poutres intermédiaires et 155 tonnes pour les poutres de rives).

L'entreprise qui avait pris en charge le chantier ayant fait faillite, la société Chanier Bouchard & Vaissac, dirigée par Monsieur Gilbert Bouchard et Monsieur André Vaissac, s’est chargée du transport, en collaboration avec la société Schwartz-Hammont.

Les 8 demi-poutres ont été transportées sur la rivière en septembre 1950. Pour ce faire, une « portière » (ensemble de bateaux attachés entre eux) a été utilisée, dont la hauteur de flottaison pouvait varier grâce à des ballasts remplis d'eau, afin de soulever la poutre, puis de la déposer ensuite en place sur les piles du pont.
Transport d’une demi-poutre sur la rivière (A.M. Saint-Jean-de-Losne)

Les demi-poutres ont été ensuite reliées par les poutres centrales coulées sur place et, entre elles latéralement par des entretoises. Le tablier et la chaussée étant enfin réalisés, on a procédé aux essais en faisant stationner sur le pont deux files de trois camions chargés pesant ensemble 134 tonnes, (essais statiques), puis en les faisant circuler (essais dynamiques).
 (A.M. Saint-Jean-de-Losne)
Le nouveau pont a été inauguré le 1er juillet 1951
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Pierre-Marie Gueritey, Un pont sur la Saône : la reconstruction du pont de Saint-Jean-de-Losne (1947-1951), Office de Tourisme de Saint-Jean-de-Losne, avril 1997.

Guénot, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Pezet, Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, « Reconstruction du Pont de Saint-Jean-de-Losne sur la Saône », dans Annales des Ponts et Chaussées, 122° année, n° 2, mars-avril 1952.
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Actuellement, près de 8000 véhicules par jour (dont un nombre important de poids lourds) franchissent la Saône sur cet ouvrage, long de 170 m (Route départementale 968). Ce pont dont les trottoirs sont très étroits est emprunté par beaucoup de piétons car il relie Losne et Saint-Jean-de-Losne qui font partie d’une même agglomération (bien que constituant deux communes différentes).

Le chantier de rénovation
Après plus de 60 ans, le béton a subi une importante carbonatation, les armatures sont donc menacées par la corrosion et un traitement était indispensable pour assurer la pérennité de l’ouvrage. La largeur de la chaussée sera réduite de 7 à 6 m. avec un trottoir plus large en amont.

Une circulation alternée a été mise en place, avec modification du plan de circulation dans Saint-Jean-de-Losne (rue de la Liberté en double sens).
Aujourd’hui, le chantier concerne la moitié amont : Les garde-corps et les trottoirs ont été arasés, un garde-corps provisoire a été installé et le revêtement de la chaussée décapé. Une chape d’étanchéité a été coulée sur le tablier pour préserver les armatures du béton. Les réseaux d’adduction d’eau et de transfert des eaux usées sont rénovés.
 
 

 
La base technique est installée sur le quai Lafayette interdit à la circulation. Les nouvelles bordures de trottoirs en granit y sont entreposées…
A suivre….

Pierre Marie Guéritey

© Photos et texte Pierre Marie Guéritey, mai 2014