A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

jeudi 26 mai 2011

L’orgue de Saint Jean de Losne

La ville de Saint Jean de Losne possède un orgue historique dans l'église Saint Jean Baptiste. L’orgue, son buffet rococo, la balustrade en fer forgé (due au serrurier Claude Filochot de Saint-Jean-de-Losne) ont été achevés ensemble en juillet 1768. Cet instrument est le seul orgue du facteur Bénigne Boillot (Nuits-Saint-Georges 1725 - †Dijon 1795) qui ait été conservé dans son état d’origine. Il possède 24 jeux. La console, avec deux claviers et pédalier se trouve à l’arrière du buffet. Quelques travaux au XIXe siècle n’ont pas altéré le caractère de l’instrument qui n’a pas subi de réparation importante depuis 1852. Il est régulièrement entretenu et joué pour les offices et des concerts. (Buffet classé le 22/11/1966, partie instrumentale classée le 24/12/1978)Composition :
Grand Orgue (50 n. CD-d''') : Montre 8 - Bourdon 8 - Flûte allemande 8 (c'-d''') - Prestant 4 - Nasard 2 2/3 - Doublette 2 - Tierce 1 3/5 - Plein Jeu V - Trompette 8 - Clairon 4 - Cornet V (c'-d''') -
Positif (50 n. CD-d''') : Bourdon 8 - Prestant 4 - Dessus de Nasard 2 2/3 (c'-d''') - Nasard 2 2/3 - Doublette 2 - Tierce 1 3/5 - Larigot 1 1/3 - Plein Jeu IV - Trompette 4-8 - Cromorne 8 -
Pédale (18 n. CA°-f) : Flûte 8 (CC#-f) - Trompette 8 (CA°-f) - Clairon 4 (CA°-f) -
Tremblant fort -Tremblant doux - Accouplement à tiroir.
Diapason : La 3 = 440 Hz, tempérament inégal (Philippe Hartmann 1963)
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Pour en savoir plus :
GUERITEY, Pierre Marie, L’orgue de Saint Jean de Losne, nouveaux documents sur sa construction, ses modifications et le décor baroque de l’église, in L’orgue francophone, n° 29-30, FFAO, 2001, pp.59-93.
GUERITEY, Pierre Marie, Orgues en Bourgogne, in L’orgue Francophone, 20° congrès de la FFAO, juillet 2003, 251 pages, pp.137-142.
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Les trois enregistrements récents de cet orgue par Michel Chapuis (Plenum Vox, 2003), Daniel Meylan (Editions Hortus, 2005) et Jean Pierre Rolland (Editions Hortus, 2009) sont en vente ainsi qu’une carte postale à la Galerie du Cerf, 10, rue de la Liberté.
Visite de l’orgue : les organistes qui souhaitent visiter l’orgue peuvent s'adresser à l’Office de Tourisme (03 80 37 15 70) ou prendre contact au 03 80 79 08 33.
Pierre Marie Guéritey
© Photos Michelle et Pierre Marie Guéritey

samedi 21 mai 2011

Souvenirs d’Echenon : une carte postale de 1956

Sur cette vue aérienne du printemps 1956 (Carte postale CIM), on observe facilement au centre le monument aux morts, et, en face, la rue des Oies, sur la rive gauche de l’Ouche. La route de Saint Usage aux Maillys franchit la rivière sur le pont de pierre. Le long de cette, route, à l’emplacement de l’actuelle salle des fêtes, on voit le grand hangar Lanvin où étaient entreposées les betteraves en automne. Sur les bords de la rivière, dans toute la traversée du village, il y a des tas de gravier : l’Ouche venait d’être draguée, opération répétée périodiquement à cette époque pour limiter les crues.
Sur la rive droite de l’Ouche, la rue du Port Bernard, avec la mairie-Ecole et « l’église » (qui n’est qu’une chapelle Echenon et Saint Usage appartenant à la paroisse de Saint Jean de Losne). Le clocher de la chapelle qui penchait vers l’avant a été reconstruit sous sa forme actuelle quelques années plus tard.
La plupart des maisons et hébergages subsistent aujourd’hui. La grosse maison de la propriété Platet sur la rue du Port Bernard en face du groupe de sapins a été démolie dans les années 70.
Au centre de la photographie, le moulin, dont le bief rejoint l’Ouche un peu en amont du pont, avec à gauche, derrière les peupliers, la maison Cantenot et derrière, la biscotterie, créée par Eugène Cantenot, et qui produisait alors les biscottes DOR
.
Pierre Marie Guéritey

mercredi 11 mai 2011

Le nouveau bâtiment pour le Canoë-Kayak, c'est parti

Le chantier de construction du nouveau bâtiment, en bord de Saône, en remplacement de l'ancien local du club ASVBD de canoë-kayak, vient de démarrer. La première opération, achevée le 9 mai, a été la confection de pieux qui constitueront la fondation du bâtiment. A suivre ...
Sur http://www.canoekayak-bourgogne.fr/, vous trouverez des informations plus complètes sur les loisirs autour du canoë (Ecopagayeurs…), le club, et sur le Championnat d’Europe de Marathon Euro 2011.
Pierre Marie Guéritey
© Photos Michelle Guéritey

dimanche 8 mai 2011

1er mai : le camping "Les Herlequins" est ouvert

11mai 2016 : changement d'exploitant au camping, consultez:
 
 
Nouvelle ambiance, nouveaux visages, au Camping Les Herlequins, au bord de la Saône (ouvert du 1er mai au 30 septembre).
La sarl CNV, Campioni Norbert et Valérie, à qui la ville de Saint Jean de Losne a confié l'exploitation du camping ont pris possession du domaine et fait un grand ménage : la cuisine est rénovée, les pelouses sont tondues, les haies taillées, de nouveau arbustes sont plantés et la signalétique renouvelée. Plus de voitures : elles devront être garées sur le nouveau parking avant la buvette.
Les campeurs, et les plaisanciers qui s'amarrent au ponton, pourront trouver à la buvette des salades, plats du jour, friture etc.
Les nouveaux concessionnaires, forts de leur expérience réussie au lac de Chour, vont organiser diverses animations pour faire du camping un lieu attractif et convivial.
Tél. 06.22.68.06.72
ou 06.26.74.64.57, site :
http://www.lacdechour.fr/
Pierre Marie Guéritey - © Photos Michelle Guéritey

mardi 3 mai 2011

Le Salon fluvial Saint Jean de Losne – Saint Usage 29 et 30 avril 2011

Vendredi 29 avril, grand beau temps sur la Gare d'Eau, pour les Portes Ouvertes des Entreprises du Fluvial (H2O, Le Boat, Ets Blanquart et l'Atelier Fluvial). Le soir, concert offert par la ville de Saint Jean de Losne, avec le groupe Melody Jazz, de Dole : ambiance, décontraction, buvette … une agréable soirée. Samedi 30 avril, vide grenier organisé par l'Office de Tourisme Rives de Saône (antenne de Saint Jean de Losne), autour de la Gare d'eau, toujours sous le soleil. Les Offices de Tourisme Pontailler, Gray et Auxonne étaient invités ainsi que les associations "La Gaule de Belle Défense" et les "Eco pagayeurs".

Pierre Marie Guéritey - © Photos Michelle et Pierre Marie Guéritey

vendredi 22 avril 2011

Saint Jean de Losne : les cloches sont parties mais reviendront bientôt !

Les cloches partent à Rome chaque année ! C’est ce qu’on dit aux enfants… et elles reviennent le matin de Pâques, dans le clocher, après avoir déversé dans les jardins des œufs décorés ou en chocolat que les enfants vont chercher.
Depuis le XIIe siècle, les cloches des églises se taisent pendant la commémoration de la Passion du Christ (depuis le soir du jeudi Saint, jusqu’à la proclamation de la résurrection au cours de l’office de la nuit pascale).
Dans la tour carrée du clocher de l’église de Saint-Jean-de-Losne se trouvent deux chambres superposées. Au premier niveau, la grosse cloche, à l'étage supérieur, les trois autres.
Avant la Révolution, déjà, les cloches étaient à la fois la voix de l'église, annonçant les offices religieux, et de la ville, servant aussi à convoquer le conseil en séance ou l'assemblée des habitants pour de graves décisions, prévenant la population des dangers, incendies, invasions... .
Vers 1850, la grosse cloche, probablement antérieure à la Révolution, était fêlée. La municipalité s'en inquiète et consulte plusieurs artisans pour la refondre. Le 30 novembre 1870, pendant la guerre, le conseil municipal, dans un grand élan patriotique propose à l'unanimité "d'offrir à la défense nationale la grosse cloche de l'église pour fondre un canon qui porterait le nom de Belle-Défense". On ne sait pas ce qu'il advint de cette généreuse proposition... En 1882, une souscription est ouverte et les quatre cloches que nous entendons aujourd'hui ont été fondues en 1883 par Paintandré Père et Fils fondeurs à Vitry-le-François (Marne).
Un peu de technique :
- Fabrication :
La cloche est un vase de bronze (alliage de cuivre et d'étain) fondu d’une seule pièce en position verticale, l’ouverture en bas, dans un moule de terre et de sable qui, évidemment ne sert qu’une seule fois.
- Fonctionnement :
La cloche est suspendue par ses anses à un joug, pièce de chêne montée sur deux coussinets qui permet son balancement. Ainsi le battant de fer articulé en son centre vient la frapper à l'intérieur alternativement de chaque côté de sa large ouverture. Pour porter cet ensemble, un assemblage de grosses poutres de chêne : le beffroi. Celui-ci n'est pas encastré dans les murs du clocher, mais simplement posé, pour transmettre aux murs le moins possible des efforts créés par le balancement de la cloche. Chaque cloche oscille entre deux poutres qui constituent une voie du beffroi
A Saint-Jean-de-Losne les voies des beffrois sont parallèles à la rue de la Liberté ; les cloches en oscillant déversent leur son alternativement du côté de la ville et du côté de la Saône. Le beffroi de la grosse cloche a deux voies dont une est vide, le beffroi supérieur a trois voies pour les trois petites cloches.
- Tintement et volée :
On utilise aujourd'hui deux manières de faire sonner les cloches :
Le tintement: la cloche est frappée à l'extérieur par un marteau électrique : c'est ainsi que l'on sonne les heures.
La volée, en entraînant les oscillations de la cloche à l'aide d'un moteur électrique avec une transmission par chaîne sur une roue fixée sur l'axe du Joug.
A Saint-Jean-de-Losne, les cloches sonnent en lancé, c'est à dire que le battant vient frapper à chaque oscillation au point le plus haut de l'ouverture. (Si au contraire le battant vient frapper en bas de l'ouverture, la cloche sonne en rétro-lancé). La volée en lancé produit un son plus franc et plus fort, mais les efforts sur le beffroi sont plus grands qu'en rétro-lancé.
Jusque dans les années 60, les cloches étaient sonnées en volée par le marguillier (Louis Bernier) et les enfants de chœur, avec des cordes qui descendaient dans l'église sous le clocher. Chaque cloche sonne sa propre note avec une périodicité d'autant plus longue que son poids est grand : la volée produit donc à la fois un rythme, une mélodie et une harmonie.
Les cloches sont aussi équipées chacune d'un marteau en fer forgé, jadis relié à un clavier rudimentaire qui existe encore et qui permettait de les tinter comme un carillon.
Deux petites cloches très anciennes, qu’on voit depuis la rue de la Liberté au sommet de la tour de l'horloge étaient commandées par celle-ci et, il y a une quarantaine d'années, on les entendait tinter un petit carillon aux quarts, demie et trois quarts...
- Décor et inscriptions :
Bien que peu de gens viennent les admirer, les cloches sont décorées de motifs directement venus de fonderie : des guirlandes de feuillages et des bas-reliefs représentant des saints ou des emblèmes religieux.
Elles portent aussi des inscriptions indiquant les noms du curé et du maire au moment de leur installation et ceux de leurs parrains et marraines. Car on baptise les cloches : avant de les installer dans le clocher, les cloches sont en général présentées dans l'église et "baptisées" au cours d'une cérémonie religieuse spéciale. Les parrains et marraines sont les généreux donateurs qui ont financé la fabrication de la sonnerie. Chacune des cloches porte ainsi, en plus de la mention du nom du fondeur :
Paintandré Père et Fils fondeur à Vitry le François, les noms du curé et du maire :
fondue l'an 1883 m germain louis marie vitteaux étant cure-doyen et m charles gabriel mouillon etant maire de saint jean de losne et les noms de ses parrain et marraine :
1- Grosse cloche (diamètre : 1,48 m, poids approximatif : 1900 kg, note : do3, tinte les heures)
j'ai eu pour parrain m louis coudor ppre negt a saint jean de losne et pour marraine louise aglae boudet dme reussel
2 - Seconde (diamètre : 0,98 m, poids approximatif : 600 kg, note : sol3, tinte les demies)
j'ai eu pour parrain james paul battault, ne a echenon, etudiant et pour marraine marie bienaime fille de monsieur louis bienaime negt a saint jean de losne, dme perrault
3- Troisième (Diamètre : 0,85 m, poids approximatif : 380 kg, note : la3)
j'ai eu pour parrain m. henri boilleau fils, cultivateur, ppre a saint USAGE, etudiant et pour marraine dlle jeanne chenot fille de monsieur charles cultivateur a saint usage.
4- Quatrième (diamètre : 0,78 m, poids approximatif : 300 kg, note : si3, sonne l'Angélus)
j'ai eu pour parrain m ernest guillot etudiant ne a saint jean de losne et pour marraine dlle armande royer nee a saint jean de losne.
Les parrains et marraines sont des habitants de Saint-Jean-de-Losne, Saint Usage et Echenon. Ainsi, les cloches de l’église Saint Jean-Baptiste portent inscrite l’unité des trois communes dans une seule paroisse. Les cloches sonnent l’angélus le matin à 7 heures, à midi et le soir à 19 heures. Les heures sont tintées sur la grosse cloche (le marteau électrique sera bientôt remis en service…) et les demies sur les deux suivantes. (La nuit, la sonnerie des heures est interrompue de 22h30 à 7h.).
Les cloches sonnées en volée annoncent les offices religieux ou avec un tintement spécial, le glas (enterrements).
Pierre Marie Guéritey.





Photos Pierre Marie Guéritey ©

samedi 9 avril 2011

L'Epicerie Miam à Esbarres : plus qu'une épicerie…

Julien et Stéphanie Vantard ont repris le 1er juillet 2010 l'épicerie située place Père Bonichon à Esbarres, épicerie que tenaient M. et Mme Heim. C'est tout d'abord une épicerie traditionnelle, de dépannage avec des produits de première nécessité, mais c'est aussi une épicerie fine avec un rayon confiseries, crèmerie (fromages et yaourts), produits du terroir (salaison, vins, confitures, jus de fruits, moutarde...), et dépôt de pain et du Bien Public. L'épicerie fait aussi bar café, on peut donc le matin, en venant acheter son pain ou son journal, prendre sur place un petit café et un croissant. Stéphanie propose également d'autres services bien appréciés : vente de timbres poste, relais colis, boite à lettres,… la livraison à domicile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Et puis l'Epicerie est aussi là pour animer : soirées à thèmes, concerts comme cet Apéro-Concert (acoustique) organisé à la rentrée, mini marché de Noël,… N'hésitez donc pas à vous arrêter à l'Epicerie Miam d'Esbarres, ne serait-ce que pour y boire un verre et profiter aux beaux jours de l'agréable terrasse (donnant sur la place du village). C'est plus qu'une épicerie, un lieu de vie et de convivialité dont on a de plus en plus besoin actuellement. Bravo pour cette initiative entreprise par ce jeune couple sympathique. MG. L'Épicerie Miam - 1 Place Père Bonichon- 21170 Esbarres Tél : 03 80 29 00 14 - epicerie.miam@yahoo.fr Fermeture le mercredi toute la journée. Le dimanche, ouverture jusqu'à 12h. Vous pouvez aussi vous rendre sur le blog de Stéphanie qui raconte au jour le jour les activités de son Epicerie : epicerie-miam.over-blog.com Michelle Guéritey.



Photos de Michelle Guéritey © sauf photo de l'extérieur de l'Epicerie.

mercredi 30 mars 2011

Ouverture de la Boutique SNCF à Saint Jean de Losne

Enfin la revoilà, la Boutique SNCF… Tout le monde l'attendait avec impatience.
Elle ouvrira le 12 avril prochain à l'Office de Tourisme Rives de Saône, Bureau de Saint Jean de Losne, dans la mairie de Saint Jean de Losne au 2 de la rue de la Liberté.

Notez déjà la date d'ouverture et faites le savoir à tous vos amis.

Afin que cette possibilité de point de vente de billets SNCF perdure dans notre ville, il faut que le public prenne l'habitude de venir acheter ses billets à l'Office de Tourisme. C'est plus convivial que sur Internet et les hôtesses seront là pour vous guider dans l'élaboration de votre voyage par le rail. Qu'on se le dise ! Pierre Marie et Michelle Guéritey.

mardi 29 mars 2011

Le papier peint Réveillon de l'Hôtel de Ville de Saint Jean de Losne

La ville de Saint Jean de Losne acquiert en 1829 l'hôtel particulier de la famille Hernoux pour y installer l’Hôtel de Ville. Au premier étage de cette maison se trouve le salon d'honneur (actuelle salle des mariages) qui est orné d'un magnifique papier dû à la maison Réveillon de Paris et qui date des années 1790.

Procédé de fabrication

Ce papier est imprimé "à la planche", feuille par feuille. Dans ce procédé, le motif correspondant à chaque couleur est gravé en relief sur une planche de bois (en général du noyer). On applique autant de planches sur la même feuille qu'il y a de couleurs dans le dessin.

Pose du papier peint «flottant» Le papier est collé sur un papier vert lui même collé sur une toile de jute tendue sur un cadre.


Décor Le décor est pré-classique. Chaque panneau forme un ensemble dit "à la paire" avec soit des lions, soit des sphinges (féminin de sphinx) et tout un décor floral, avec de magnifiques bouquets, des insectes, des oiseaux, des dauphins.


On appelle ce type de papier " papier peint à arabesques" .

On trouve ce motif dans l'Antiquité (Pompéi) mais il revient à la mode à la Renaissance puis à partir des années 1770.

Le musée du papier peint de Rixheim en donne une définition intéressante :

"Il se caractérise par un axe vertical le long duquel médaillons et rinceaux d’échelles diverses s’organisent dans un jeu savant de pleins et de vides, sans autre souci que la séduction graphique".

Chaque panneau est complété par "une bordure". Les couleurs (d'origine minérale) ont conservé toute leur fraîcheur.

La manufacture Réveillon

La maison Réveillon, d'un très haut niveau de qualité, est parisienne et obtient en 1783 le privilège de manufacture royale. C'est depuis les jardins de sa propriété (La Folie Titon) que s'envole la première montgolfière habitée. La manufacture subit en 1789 les émeutes révolutionnaires puis reprend malgré tout ses activités mais en 1792 elle est vendue à Jacquemart et Bénart. C'est une des plus célèbres manufactures de papier peint. L'actuelle maison Zuber a conservé beaucoup de planches de cette manufacture et peut refabriquer à la demande aujourd'hui des panneaux Réveillon, notamment les paires de lions, sphinx ou sphinges.Un ensemble unique

L'intérêt du papier Réveillon du Salon d'honneur de la mairie de Saint Jean de Losne est incontestable car c'est un des seuls exemples en France d'une pièce entièrement ornée de ce papier magnifique. Il est en assez bon état de conservation, montre quelques tâches d'humidité ; conservé à l'abri de la lumière, il est encore un beau sujet d'émerveillement pour les visiteurs de passage. On peut signaler également dans ce salon d'honneur un lustre imposant du XIXe s., de la verrerie du Creusot (on peut voir encore son équipement au gaz), des hauts de portes en stuc dans le style d’Attiret, représentant les 4 saisons, et également deux muses (de la musique : Euterpe et de la poésie : Thalie).

Michelle et Pierre Marie Guéritey

©Photos Michelle Guéritey

samedi 26 mars 2011

Petites histoires de l’ancien temps : l’horloge communale et la méridienne : une querelle de clocher au XIXe siècle.

Chacun porte au poignet une montre et a en plus, dans sa poche, un téléphone portable qui donne l’heure et bien d’autres choses encore… mais il y a moins d’un siècle, la référence de l’heure était l’horloge communale installée au sommet du clocher, sur laquelle chacun réglait sa montre ou son horloge.
L’horloge communale
Les documents relatifs à la construction de l’église paroissiale au 16e siècle indiquent clairement qu’une des fonctions principales du clocher est de «recevoir l’horloge de la ville». Il suffit de regarder comment il est fait pour s’en rendre compte : la plus grosse des deux tourelles qui flanquent le clocher porte l’horloge dans sa partie supérieure avec le cadran placé pour être visible de toute la rue de la Liberté. Elle contient l’escalier qui mène à l’horloge. Mais à un certain niveau, cette tourelle était occupée par les poids qui devaient descendre d’une hauteur suffisante pour assurer le fonctionnement pendant une semaine (comme les horloges comtoises…). L’escalier passe donc à l’extérieur dans la petite tourelle qui, coiffée d’ardoises comme sa voisine, donne au clocher sa silhouette si caractéristique ; tout en haut se trouvent deux petites cloches très anciennes commandées jadis par l’horloge pour tinter les quarts d’heure. L’accès oblige à passer par l’église, et une fois par semaine, c’est le chemin qu’empruntait le «conducteur» de l’horloge, employé municipal chargé de remonter l’horloge et d’effectuer l’entretien courant. Aujourd’hui, l’horloge est électronique et il n’y a plus besoin de la remonter, mais pendant plusieurs siècles il a fallu ainsi chaque semaine lui redonner de l’énergie pour huit jours.
L’horloge, en fer forgé, date de l’époque de la construction de l’église et peut-être est-elle même plus ancienne car il existait des horloges bien avant le seizième siècle. Indispensable à la vie de la cité elle a été souvent réparée par des horlogers venant en général de Dijon pour la remettre en fonctionnement ou effectuer des réglages délicats quand elle était vraiment en panne.
Ceci arrivait souvent car le mécanisme, très ancien et exposé aux variations de température était très souvent détraqué, le mauvais fonctionnement de l’horloge provoquait les plaintes des habitants et c’était un poste important des dépenses municipales.
La méridienne
Contrairement à ce qu’on peut penser, le « cadran solaire » qui se trouve sur le mur du pignon sud de l’église (place de la Délibération)est beaucoup plus récent : c’est une méridienne installée en 1851 et dont l’histoire mérite d’être contée.Au milieu du XIXe siècle, il y avait à Saint-Jean-de-Losne deux horlogers concurrents : Guilleminot et Petitjean (Emile). Ce dernier avait un grand magasin rue de la Liberté en face du clocher (devenu « Galeries Modernes », aujourd'hui disparu) et il était chargé de l’entretien de l’horloge. Guilleminot ne cessait – évidemment !- de déposer des plaintes devant le conseil municipal au sujet du mauvais fonctionnement de l’horloge. C’est à la suite de ces plaintes que la construction d’une « méridienne » a été décidée en mai 1850. Ce « cadran solaire » calculé et réalisé pour indiquer précisément l’heure de midi au soleil permet de disposer d’une référence absolue. Evidemment dès sa mise en place en 1851, Guilleminot, qui pouvait ainsi se référer à cette indication n’a pas manqué de redoubler de critiques envers Petitjean. Celui-ci ayant été élu au conseil municipal en 1852, Guilleminot demande et obtient qu’il renonce à l’entretien de l’horloge qui faisait de lui un employé municipal. Petitjean sera à nouveau chargé de l’entretien de l’horloge en 1871 et, encore élu conseiller municipal en 1875, il doit à nouveau abandonner sa charge…
Aujourd’hui, la méridienne indique toujours midi au soleil, l’horloge électronique du clocher est à l’heure, les horlogers n’ont plus de prétexte pour se quereller, d’ailleurs il n’y a plus d’horloger…
Pierre Marie Guéritey

Clichés église et méridienne, Michelle Guéritey ©