A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

vendredi 14 novembre 2014

4e Journée Etudes Histoire et Patrimoine du Val de Saône : programme de l'après-midi

15h - 15h45 : Pierre Causeret (Esbarres)
Le cadran solaire de l’Hôtel de Ville de Brazey
Réalisé au milieu du xixe siècle, le cadran solaire situé sur le fronton de la mairie de Brazey-en-Plaine n'indique pas d'autre heure que l'heure du midi. Mais il donne deux midis, le midi vrai et le midi moyen, grâce à l'étrange courbe en huit qui y est tracée. L'heure moyenne est plus régulière que l'heure solaire vraie, et donc plus utile pour les mécanismes d'horlogerie. Les habitants venaient régler leur montre au cadran solaire.  L'heure indiquée est une heure locale, l'heure de Brazey. C'est plus tard, en 1891, que l'on décida d'adopter l'heure de Paris pour toute la France ; vingt ans après, ce fut l'heure de Greenwich.
Le cadran de Brazey donne de nombreuses autres indications comme les coordonnées de Brazey-en-Plaine, la longitude étant mesurée par rapport au méridien de Paris comme on le faisait à l'époque en France.













15h 45 - 16h 15 : Robert Michelin (Pagny-la-Ville)
D’une guerre à l’autre…
A travers deux anecdotes terribles et émouvantes, la vie de deux conscrits « ordinaires » de Pagny-la-Ville, l’un né en 1891 et l’autre en 1898, qui eurent la malchance d’être mobilisés lors des deux conflits mondiaux.





16h 15 - 17h : Patrick Chopelain (INRAP Dijon)
Les habitats mérovingiens (fin VI-début VIII e s.) de Rouvre-Marliens
De 2004 à 2011, une série de sondages  archéologiques et une fouille ont révélé la présence de plusieurs habitats du haut Moyen-âge caractérisés notamment par de très grandes maisons (de 150 à 200  m² ) en bois et argile. Le plan en rangées très organisées de ces agglomérations se différencie nettement des habitats contemporains connus par ailleurs dans le Dijonnais. Il révèle une occupation très dense et courte (150 ans au maximum) par des populations vraisemblablement spécialisées dans l’élevage de bovins et marque la dernière période d’occupation habitée de cette vaste plaine qui sera par la suite uniquement consacrée à des activités agraires. Les  villages seront désormais installés sur les pourtours de cet espace…












17h-17h 30 : Catherine Benoît (ARhial, Brazey-en-Plaine)
Un patrimoine vivant : le patois
L’association ARhial (Association de recherche historique et archéologique locale), a pour objectif entre autres la sauvegarde du patois local. Des enregistrements de contes tirés de l’ouvrage de Rémy-Joseph François, Histoire et autres histoires de ma campagne bourguignonne , ont ainsi été réalisés. Des membres de l’atelier patois viendront dire quelques uns de ces contes.


mardi 11 novembre 2014

La chapelle des combattants de l’église de Saint-Jean-de-Losne

Pour la fête du 11 novembre, en 1924, 10e anniversaire du début de la Grande Guerre, la paroisse de Saint-Jean-de-Losne a honoré les morts des trois communes qui la constituent :
les plaques commémoratives où sont gravés les noms des soldats morts pendant la Grande Guerre, des communes de Saint-Jean-de-Losne, Saint-Usage et Echenon, qui ne forment qu’une seule paroisse, ont été posées pour le 11 novembre 1924 sur les murs de la chapelle de Jeanne d’Arc.
Les morts de Saint-Jean-de-Losne :
« mourir courageusement à la guerre pour Dieu et la Patrie »

Les morts de Saint-Usage et Echenon :
 « que leurs noms soient vainqueurs à jamais »

L’église étant classée Monument historique depuis le 4 août 1921, l’abbé Charles, curé de Saint-Jean-de-Losne a demandé à Jules Tillet, architecte en chef des Monuments historiques l’autorisation de poser, aux frais de la paroisse, ces plaques commémoratives sur les murs de la « chapelle des morts », à l’occasion du 10e anniversaire du début de la grande guerre.
 
Emplacement désigné pour l’une des plaques commémoratives sur le mur de la chapelle

La chapelle de sainte Jeanne d’Arc dans l’église de Saint-Jean-de-Losne
 Il n’y avait pas de meilleur endroit dans l’église que la chapelle de sainte Jeanne d’Arc pour placer ces plaques commémoratives. En effet, le culte de Jeanne d’Arc s’est développé à la fin du XIXe s., après la défaite de 1870 : c’était un moyen d’exalter le patriotisme en célébrant les exploits de celle qui est connue pour avoir assuré la victoire de la France à la fin de la guerre de 100 ans et qui a fini brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431. Au terme d’une longue instruction, l’église catholique l’a déclarée Bienheureuse le 8 avril 1909, puis Sainte (canonisée) le 16 mai 1920. La république la fête le 2e dimanche de mai et l’église catholique le 30 mai.

 

Cette chapelle à plan pentagonal, s’ouvre dans l’église sur la chapelle latérale de Saint-Joseph (côté épitre). En 1906, elle était encore dédiée à Saint Crépin patron des cordonniers. Dédiée ensuite à Jeanne d’Arc, (dont la statue de pierre se trouvait sur la console qui supporte aujourd’hui la statue de Saint-Marcou), elle est éclairée par deux fenêtres dans lesquelles se trouvent quelques fragments de vitraux.

 Vue générale de la chapelle

Statue de Jeanne d’Arc


En haut de la fenêtre centrale, sous le blason de Jeanne d’Arc, (Un escu en champ d'azur, avec deux fleurs-de-lys d'or, et une épée la pointe en haut féruë en une couronne), un ange présente une banderole sur laquelle est inscrite la devise « de par le Roy du ciel ». En dessous, autant qu’on peut le voir sur la photographie de 1924 était représentée Jeanne d’Arc gardant les moutons et entendant les « voix ».

Dans la fenêtre de gauche, un ange tient aussi une banderole sur laquelle est inscrite une date : « VIII mai MCDXXIX », (8 mai 1429). C’est la date de la libération d’Orléans par Jeanne d’Arc.
Ces fragments sont les restes de vitraux représentant des épisodes de la vie de Jeanne d’Arc, détruits par l’explosion du pont en 1940.

La chapelle des combattants est peut-être la partie la plus ancienne de l’église :
 Evidemment, la date inscrite sur le fragment de vitrail n’est pas du tout la preuve que cette chapelle aurait été construite au XVe siècle ! Néanmoins, le plan pentagonal de la chapelle, les consoles figurées qui portent les arcs de la voute, le profil de ceux-ci et le dessin des deux fenêtres suggèrent le remploi d’une partie de l’ancienne église, en l’occurrence, la chapelle des fonds baptismaux de celle-ci, placée au bas de la nef latérale du côté de l’évangile, indiquant à la fois la dimension de cette église dans son dernier état avant la construction de l’église actuelle et démontrant que contrairement à celle-ci, cette ancienne église était orientée.

© Pierre Marie Guéritey pour le texte et les photographies

mercredi 5 novembre 2014

Joseph Magnin et les bâtiments communaux de Brazey en Plaine au programme de la 4e Journée d'études du 15 novembre 2014



4e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône, organisée par l'association Saône Nature et Patrimoine présidée par Pierre Marie Guéritey.









10h-11h,

1ère conférence : par Pierre Palau (Dijon),



Joseph Magnin, sa carrière en quelques textes.
 La carrière de Joseph Magnin sera évoquée à partir de plusieurs documents. Successivement: un rapport au Conseil général de la Côte-d'Or; sa doctrine budgétaire au Corps législatif de l'Empire; lettre sur la décentralisation; correspondances et arrêtés ministériels en 1870-71; discours pour la défense de la République en 1879; le bimétallisme, discours à la Confé-rence internationale de Paris en 1881.

11h - 12h,
2e conférence : par Pierre Marie Guéritey (Saint-Jean-de-Losne)

Les bâtiments communaux de Brazey au XIXe siècle.
Entre 1820 et 1865, le centre de Brazey, jadis d’aspect  très rural autour d’une église vétuste, s’est radicalement transformé pour devenir le centre ville que nous connaissons: église, mairie-école, presbytère. Plusieurs architectes dijonnais  renommés ont travaillé à ces grands projets ….

12h15, déjeuner en commun pour ceux qui le désirent, sur réservation jusqu'au 6 novembre.

14h, visite de l'église et de l'Hôtel de Ville.
15h, reprise des conférences au Château Magnin. Entrée libre.

vendredi 31 octobre 2014

4e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône à Brazey en Plaine le 15 novembre

Samedi 15 novembre, l’association Saône Nature & Patrimoine organise à Brazey-en-Plaine ses 4es Rencontres « Histoire et Patrimoine du Val de Saône ». Pendant cette journée, préparée par Pierre Marie Guéritey, président de l’association, six conférenciers se succéderont pour présenter leurs sujets de recherche. Le public attendu pour ces Rencontres vient des cantons de Seurre, Saint-Jean-de-Losne, Auxonne, et du Jura tout proche.
Les conférences auront lieu au château Magnin à Brazey-en-Plaine, de 9h45 à 18h.
Une visite de l’église et de l’hôtel de ville est prévue à 14h, avant la reprise des conférences.
Les auditeurs peuvent prendre part au déjeuner en commun dans un restaurant de la ville s’ils le souhaitent (sur réservation).

La participation à ces Rencontres est libre et gratuite, et les auditeurs peuvent assister à tout ou partie de la journée (voir programme et bulletin d'inscription en bas du message).

Au programme :

9h 45  : accueil des participants  au Château Magnin.         

* 10h  : Pierre Palau  (Dijon)
           Joseph Magnin, sa carrière en quelques textes.

* 11h : Pierre Marie Guéritey  (Saint-Jean-de-Losne)
           Les bâtiments communaux de Brazey au xixe siècle
    
12 h 15 : Déjeuner (15 € )(sur inscription uniquement)

14h : Visite de l’église et de l’Hôtel de Ville

* 15h - 15h45 : Pierre Causeret (Esbarres)
Le cadran solaire de l’Hôtel de Ville de Brazey

* 15h 45 - 16h 15 : Robert Michelin (Pagny-la-Ville)
D’une guerre à l’autre…

* 16h 15 - 17h : Patrick Chopelain (INRAP Dijon)
Les habitats mérovingiens (fin VI-début VIII e s.) de Rouvres-Marliens

* 17h-17h 30 : Catherine Benoît (ARhial, Brazey-en-Plaine)
Un patrimoine vivant : le patois

* 17h 30 Apéritif

Exposition de photographies anciennes de Brazey-en-Plaine

« Participation libre et gratuite à tout ou partie de la journée.
Pour le bon déroulement, merci de confirmer votre présence au 03 80 79 08 33 ou par mail à pierre.gueritey@orange.fr ou mi.gueritey@yahoo.fr, et éventuellement réserver votre repas.

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BULLETIN D’INSCRIPTION
aux 4es Rencontres "Histoire et Patrimoine du Val de Saône"
Samedi 15 novembre  2014 – 9h45-18h
à Brazey-en-Plaine, Château Magnin.

à retourner à Saône Nature & Patrimoine
Mairie, rue de la Liberté – 21170 Saint-Jean-de-Losne
ou (de préférence) par mail à mi.gueritey@yahoo.fr
avant le 4 novembre 2014
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Je soussigné,
NOM ……………………………………….….PRENOM …………………………….

ADRESSE……………………………………………………………………..………………………………………………………………………………………………………

Tél.…………………………… E-mail : …………………………………………………

q Je soussigné(e), m’inscris aux 4es Rencontres "Histoire et Patrimoine du Val de Saône". (inscription gratuite) qui aura lieu à Brazey-en-Plaine (au Château Magnin).

q  Je serai accompagné(e) de  ….……personnes.

q Présence :
¡ le matin       ¡ l’après-midi       ¡ toute la journée.


q Souhaite déjeuner au restaurant « Au bon accueil » 3 place de l’Hôtel de Ville à Brazey-en-Plaine (prix, 15€ par personne, tout compris, à régler directement sur place au restaurateur).
Nombre de repas à réserver : …………

A ……………………… …………                       Le …………………………………
Signature ,



jeudi 16 octobre 2014

Losne : restauration de l’église Notre-Dame

L’église de Losne a été restaurée en 2013-2014 (couverture du clocher et enduits) à l’initiative de la commune. Celle-ci est constituée de trois villages Losne, Chaugey, et Maison-Dieu (surface totale : 2260 ha), et compte environ 1650 habitants.
Jadis, cette paroisse, indépendante de celle de Saint-Jean-de-Losne, était attachée à une abbaye. Le pont qui enjambe la Saône, large à cet endroit d’environ 150 m. relie Losne à Saint-Jean-de-Losne. Ainsi, à 200 m de l’église de Saint-Jean-de-Losne, se trouve une autre église: Saint-Jean-de-Losne, avec les villages de Saint-Usage et Echenon forment une seule paroisse « depuis des temps immémoriaux ».
L'église Notre-Dame de Losne (septembre 2014)
Quelques mots d’histoire :

L’ancienne abbaye :
613 : Fondation de l’abbaye Notre-Dame de Losne. L’église de l’abbaye, à trois nefs, orientée, était flanquée d’un clocher au nord du côté de la Saône, et de 5 chapelles latérales au sud. Elle avait une longueur d’environ 30 mètres et la nef principale était large de 8 mètres ; L’autel de la paroisse en haut de la nef était adossé aux stalles des moines qui occupaient le chœur.
1636 : démolition de l’église et des bâtiments de l’abbaye sur ordre de Louis XIII. (pour éviter que les comtois ne viennent y installer de l’artillerie pour bombarder Saint-Jean-de-Losne pendant le siège de Dole).

L’église actuelle :
1695-1699 : reconstruction de l’église par le maçon Jean Rigolier d’Auxonne (coût : 3000 Livres), financée en majeure partie sur le produit de la vente des anciennes cloches de l’abbaye et le produit des amendes infligées pour contraventions aux règlements des bois de l’abbaye. par Jacques Dufaure-Ferier prieur commendataire de St. Vivant et Losne, qui achète aussi aux moines de Cîteaux le bois pour la charpente. La nouvelle église, orientée, construite en briques et couverte en tuiles, avait une seule nef de 19.5 m. de long par 7.15 de large et un clocher sur le porche avec une petite flèche.

Le 1er septembre 1768 la foudre tombe sur le clocher qui est gravement endommagé, un enfant est tué. L’ingénieur Pierre Joseph Antoine, dresse un devis des réparations, qui révèle que l’église et le presbytère étaient alors pratiquement en ruines ! une longue procédure s’ensuit entre les habitants, les propriétaires forains et les deux décimateurs : l’abbaye de Citeaux et le prieuré de Saint-Vivant, pour déterminer qui devra payer les travaux. Les réparations ne sont achevées qu’au début de 1771…
_________________

1818-1820 : Construction d’une sacristie. Devis : Toussaint Pignant, entrepreneur : Claude Fleutelot (Saint-Jean-de-Losne) 6850 frs.

1827-1829 : allongement de l’église : construction de chapelles latérales et reconstruction du chœur. Nouveau maître autel en pierre de Ladoix, plafond plat en planches, peint en bleu dans la nef, en jaune dans le chœur. Couverture en tuiles. Devis : Toussaint Pignant, entrepreneur : Antoine Marquetty (Saint-Jean-de-Losne) ; 7950 frs. .)

1869-1870 : transformation des chapelles latérales en transept, construction du nouveau clocher sur une travée supplémentaire en bas de la nef. Remplacement du plafond plat par une voute en bois plâtré. Couverture en ardoises de l’église et de la flèche du clocher. Architecte : Claude Phal-Perron (Auxonne), entrepreneur : Maltet (Longchamp) ; 42420 frs. .
Dimensions principales actuelles de l’église :
Longueur de la nef : 27.25 m.
Largeur de la nef : 7.5 m
Hauteur de la nef : 8.4 m.
Hauteur totale du clocher (sommet de la croix) : 36.6 m.
Hauteur de la flèche : 14 m.

1913-1914 : réfection de la couverture du clocher
Etc.
 
Le 30 juin 2012, un orage de grêle endommage la couverture en ardoises et particulièrement la flèche du clocher, la commune de Losne  décide la restauration extérieure de l’église.
Les travaux de restauration : Réfection du clocher (charpente et couverture) et des enduits extérieurs des murs par l’entreprise Contet-Bourotte (Flagey-les-Auxonne)
sont maintenant achevés:
Coût total des travaux: 159.634,57 € HT 
Financement:
Etat : 47.890,97 €
Réserve parlementaire du sénateur F. Rebsamen : 15.000 €
Région : 15.000 € 
Conseil général: 44.809,98 € 
Commune de Losne : 36.933, 62 € 

Voici quelques images de ce chantier :
Installation de l'échafaudage, juin 2013
 
 

Pose du lambris, juillet 2013


pose des ardoises, août 2013

juillet 2013


 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

Les murs de l'abside et du transept nord avant restauration (août 2013)



Le nouvel enduit (Août 2014)

Façade ouest: le tympan du portail (1869)
 

A voir dans l’église de Losne :

Le maitre-autel en, pierre de Ladoix de 1827,  les 14 tableaux du chemin de croix restaurés par Alain Cessot,
Deux des 14 tableaux du chemin de Croix
 
le tableau de Saint Joseph (S. Michelot ,1868) :

 
Le grand tableau de l’Assomption de la Vierge Marie (d’après l’Assomption de Rubens ?,  XIXe siècle.).
 
_____________________

Sources :
Archives Départementales de la Côte-d’Or : 21 H 7, 4E7 51, C1600, 6Z 2O 101, IIO 353.

Références :
Dhetel, Philippe, L’abbaye Notre-Dame de Lône et ses succursales, Dijon, 1864.
Cessot, Alain, L’église de Losne, dans Les cahiers de Losne Chaugey Maison-Dieu, hors série n°3, 2012.
Cessot, Alain, L’abbaye Notre-Dame de Losne, dans Les cahiers de Losne Chaugey Maison-Dieu,  n°9, 10, 11 et 12 , 2006-2010.



 
© Texte et photos Pierre Marie Guéritey

samedi 13 septembre 2014

Découverte du patrimoine culturel et naturel de Magny-les-Aubigny

Magny-Les-Aubigny est une commune de 200 habitants, du canton de Saint-Jean-de-Losne. Son territoire de 700 ha comprend 400 ha de terres agricoles cultivées et 200 ha de forêts (foret de cîteaux). Le centre du village est perché sur la côtière, au-dessus de la plaine agricole de la Saône et se trouve à vol d’oiseau à 25 km de Dijon et 8,5 km de Saint-Jean-de-Losne. La Vouge coule à l’est de la commune formant la limite avec Brazey-en-Plaine, avant de traverser Esbarres où elle se jette dans la Saône.

A l’occasion des journées du patrimoine 2014 (thème « patrimoine culturel, patrimoine naturel »), l’office de tourisme Rives-de-Saône en collaboration avec la municipalité de Magny-les-Aubigny propose de découvrir ce charmant village, son patrimoine, sa forêt et la culture du cassis.
Dimanche 21 septembre 2014 : Une balade en vélo à partir de Saint-Jean-de-Losne
Inscription nécessaire/sur réservation
03 80 37 15 70

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir l'itinéraire:

 Le départ est prévu à 15h devant l’antenne de Saint-Jean-de-Losne. Le parcours de 22km, en VTT ou VTC, longe la Saône et traverse les bois et les champs.

Il est également possible de rejoindre directement Magny-les-Aubigny : rendez-vous au tilleul vers 15h45 - 16h.
La visite de Magny-les-Aubigny commentée par des bénévoles du village permettra de découvrir :

- le tilleul de Sully classé parmi les arbres remarquables de France,  

- l’église, entretenue grâce à l’action du CRIEM (Comité pour la Restauration Intérieure de l'Eglise de Magny Les Aubigny) : cloche de 1670, Statue de Sainte Marie Madeleine (XVe s.) http://saint-jean-de-losnetourisme.blogspot.fr/2012/02/la-sculpture-bourguignonne-pres-de.html, deux statuettes d’anges porte-cierge récemment restaurées :

- le parc du château, (construit au XVIIIe s, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques), propriété privée, exceptionnellement ouvert

- le lavoir (construit en 1854)

- une présentation de la culture du cassis.

La visite sera suivie d’une dégustation de nectar de cassis, miel et pain d’épices (2 € sur réservation).

 
voir le site des journées du patrimoine 2014:
 

mardi 2 septembre 2014

Patrimoine vivant à Franxault

«Le Tuchien » : une fête qui renait à Franxault : « Nos aïeux avaient constaté que pendant la période allant du 22 juillet au 23 août, durant laquelle Sirius (la principale étoile de la constellation du Grand Chien) se levait et se couchait avec le soleil, était une période de grande chaleur.
Pour apaiser le soleil et écarter ce sinistre présage, on sacrifiait au Dieu, un chien roux, après quoi on faisait la fête, la fête du chien d’août qui marquait la fin de la canicule ».
Sur cette base historique, le foyer rural « des Ouillottes » a organisé la fête de la moisson
ce samedi 30 août :
 
« Les Ouillottes », c’est le surnom donné jadis aux habitants de Franxault, à cause des oies, nombreuses à Franxault comme d’ailleurs aussi dans beaucoup de villages du val de Saône, (à Echenon, il y a la rue des oies au bout de laquelle se trouvait le « pâtis aux oies » au bord de l’Ouche …).
Les oies étaient élevées pour leur duvet, leur chair, on les vendait lors des foires et elles constituaient ainsi une source de revenus complémentaires. Inconvénient : elles dévastaient et souillaient les pâtures destinées à d’autres animaux, d’où de nombreux procès entre les habitants…
Le succès mérité de la fête du "Tuchien" prouve l’attachement au patrimoine rural, qui ne demande qu’à se montrer, comme les machines agricoles et les tracteurs anciens,
 Le battoir en action (au fond le chien rouge)
 
 

Il y avait aussi un marché artisanal, l’exposition des machines agricoles modernes, des jeux, un grand dîner et le sacrifice du chien rouge brûlé pour terminer la fête…
 
Quelques vieilles mécaniques (tracteurs, faucheuses, au premier plan le "dégrenou" (pour égrener les épis de maîs on tourne la manivelle).

 
La moissonneuse-lieuse...
 
 

                                                                   (Photo site des Ouillottes)
Une bien belle manifestation reliant le présent au passé, dans un village du canton de Saint-Jean-de-Losne où la culture des céréales reste une ressource essentielle.
 

© Pierre Marie Guéritey, septembre 2014