A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

jeudi 22 août 2013

« Musique au temps de Shakespeare » : thème du prochain concert à l'église de Saint Jean de Losne le 25 août

Un parcours dans la musique baroque Européenne… Pour le 2e concert de l’été, l’association Saône Nature et Patrimoine réunira autour de l’orgue historique de Saint-Jean-de-Losne trois artistes pour une formation originale : Marie Hervé : flûtes à bec, Vincent Maurice : luth et théorbe, et Jean-Pierre Rolland : orgue. La « musique au temps de Shakespeare » sera le point de départ d’un véritable tour d’horizon de la musique baroque européenne des 17e et 18e siècle avec des compositeurs très connus comme Jean-Sébastien Bach ou Haendel et d’autres à découvrir comme l’anglais John Bull.

John Bull (1563-1628)
Chanteur et organiste, diplômé d’Oxford. En 1613, il doit quitter l’Angleterre à cause de ses « débordements sexuels » (ou de ce qui était considéré comme tel à l’époque), émigré aux Pays-Bas, il a été organiste à Anvers.

Jakob van Eyck (1589-1657)
Aveugle, carillonneur de la cathédrale d’Utrecht, il a laissé un important recueil de musique pour la flûte à bec : « le jardin du plaisir de la flûte »





Giovanni Girolamo Kapsberger (1580-1651)
Fils d’un officier italien, né à Venise, virtuose et compositeur pour le luth et le Chitarrone (Théorbe), il est
mort à Rome








Matthew Locke (1621-1677)
Choriste à la cathédrale d'Exeter entre 1638 et 1641, il semble avoir voyagé pendant quelques années aux Pays-Bas. Il fut compositeur de la musique privée du roi d’Angleterre, ami de Henry Purcell, qui lui succéda à la cour du roi comme compositeur attitré. Il a composé une musique de scène pour la tempête de Shakespeare (1667)

Henry Purcell (1659-1695)
Créateur de l’opéra anglais (« Didon et Enée » ; « The fairy Queen », d’après « le songe d’une nuit d’été » de Shakespeare ; « le Roi Arthur »), Purcell est connu pour sa musique vocale, il était aussi organiste de l’Abbaye de Westminster, il a composé aussi beaucoup de musique de chambre et instrumentale, et la musique de scène pour plusieurs pièces de Shakespeare.

Jean-Sebastien Bach (1685-1750)
Né à Eisenach, il ne s’est jamais beaucoup éloigné de son pays natal, ce qui ne l’a pas empêché de recueillir les influences de la musique italienne et française, qu’il assimile dans sa propre musique. Organiste et claveciniste virtuose, il a laissé une ?uvre monumentale pour ces instruments, mais aussi beaucoup d’?uvres vocales (cantates religieuses, passions …) et de la musique pour la plupart des instruments solistes en usage à son époque (violon, violoncelle, flûte….)

Georg-Friedrich Haendel (1685-1759)
Né à Halle en Saxe, après une première formation dans sa ville natale, il débute à Hambourg où il fait déjà représenter plusieurs opéras entre 1703 et 1706. Ensuite, il va en Italie, où il reste jusqu’en 1710, séjournant à Rome, à Naples et à Venise. Il acquiert une grande renommée comme organiste et claveciniste et compose plusieurs oratorios. En 1710, il revient en Allemagne, à Hanovre où il est maître de Chapelle. Il ne reste que deux ans et part en 1712 s’installer en Angleterre. C’est là qu’il poursuivra sa carrière à Londres où il va créer le genre de l’Oratorio anglais (« le Messie » …). Sa renommée est internationale, et ses ?uvres jouées et publiées dans plusieurs pays européens. Organiste et claveciniste virtuose, en plus de ses oratorios et opéras, il a écrit une grande quantité d’airs, de musique de chambre et pour le clavier (notamment ses concertos pour orgue et orchestre).

La qualité des interprètes, professeurs de conservatoires régionaux, et la diversité de ces musiques garantit un concert qui devrait satisfaire un large public.

Marie Hervé

Vincent Maurice

Jean-Pierre Rolland

et l'orgue de Saint-Jean-de-Losne (Bénigne Boillot 1768), classé M.H.

Dimanche 25 août à 17 heures
Saint-Jean-de-Losne, Eglise Saint Jean-Baptiste
Entrée 6 €, moins de 14 ans : gratuit.


mercredi 7 août 2013

Le Bateau de l’église de Saint-Jean-de-Losne est de retour

Le Bateau est revenu, magnifiquement restauré par le CRRCOA de Vesoul http://crrcoa.free.fr
Le bois a été traité par un procédé spécial de désinsectisation pour éviter toute attaque par les vers dans le futur, les parties métalliques ont subi un traitement de passivation contre la rouille, le grand mât a été réparé, le gréement a été restauré et complété, l’ensemble dépoussiéré, et la voilure en toile nettoyée.
Le coût total de cette restauration est de 6 506,50 €, la DRAC a accordé une subvention de 3 253 € et le conseil général 1627 €. La commune prend en charge le reste (1626,50€).

Vue d'ensemble par l'avant
Le bateau sera à nouveau suspendu à sa place dans l’église à l’occasion de la fête de Saint-Nicolas.
En attendant, il mérite d’être vu de près, c’est pourquoi il sera exposé à la mairie à l’occasion des journées du Patrimoine le 15 septembre prochain.

Voici quelques détails du bateau  (entreposé provisoirement dans le Salon d'Honneur de la mairie de Saint-Jean-de-Losne sur les supports qui ont servi à le transporter).

 La figure de proue restaurée

 L'équipage sur la dunette arrière

 Vue d'ensemble arrière
En plus de l’intérêt de l’objet, les papiers retrouvés dans ce bateau apportent des informations importantes au sujet de l’organisation des métiers liés à la navigation fluviale au début du XIXe s. à Saint-Jean-de-Losne : lors de sa création en 1823, la confrérie de Saint Nicolas constituait une structure mutualiste dont il existait alors peu d’exemples.

Dans le cadre de la 2ème journée d’études sur l’histoire et le patrimoine dans le Val de Saône à Auxonne le 19 octobre 2013 (*), Pierre Marie Guéritey présentera un exposé sur ce sujet :
« Mariniers, portefaix, crocheteurs, mesureurs, voituriers par eau… : structuration des métiers de la rivière dans la société de Saint-Jean-de-Losne au début du XIXe s. ».

Trois dates à retenir :
-Dimanche 15 septembre 2013 : mairie de Saint-Jean-de-Losne 15h-18h : Journées du Patrimoine 
-Samedi 19 octobre 2013 : 2ème journée d’études sur l’histoire et le patrimoine dans le val de Saône, à Auxonne.
-Dimanche 8 décembre 2013 : fête de Saint Nicolas, Saint-Jean-de-Losne.
_____________
(*) organisée par l’association Saône Nature et Patrimoine ; la première journée d’études le 6 avril 2013 à Saint-Jean-de-Losne a été largement évoquée dans ce blog
© Texte et Photos, Pierre Marie Guéritey

Saint Jean de Losne : le 25 août, concert flûtes, luth, théorbe et orgue

Notez le prochain concert organisé par Saône Nature & Patrimoine, dans le cadre de claviers d'été, à l'église paroissiale de Saint Jean de Losne :

Dimanche 25 août 2013, 17 heures, église de Saint-Jean-de-Losne, concert flûtes, luth, théorbe et orgue "Musique au temps de Shakespeare", avec Marie Hervé, Vincent Maurice et Jean-Pierre Rolland.
Œuvres de Haendel, Purcell, Bull, Van Eyck, Kapsberger, Locke et Bach. Entrée 6€ (gratuit - de 14 ans). Organisation : Saône Nature & Patrimoine.

lundi 8 juillet 2013

Saint-Jean-de-Losne : week-end bien rempli les 6 et 7 juillet

Un week-end bien rempli à Saint Jean de Losne :
- samedi : Dragon boats sur la Saône…

Artisan de la journée, Patrick Faudot, au micro, dirige les opérations...


- dimanche après midi, arrivée de Tour Cycliste de Côte d'Or à Saint Jean de Losne... C'est la dernière étape du Tour.
Maillot jaune en tête.

L'arrivée du vainqueur de l'étape.
et du peloton...
C'est l'Erythréen Merhawi Kudus qui remporte le Tour de Côte d'Or 2013, devant Guihlaume Barillot (SCODijon) et le belge Dimitri Claeys.
- Toute autre ambiance, dimanche en fin d'après midi à l'église de Saint-Jean-de-Losne : un joli concert chant et orgue, avec Blandine et Jean Claude Raupp, dans un programme de musique baroque. Le public, nombreux, a été conquis par les artistes.

lundi 1 juillet 2013

Concert orgue et chant à l'église de Saint Jean de Losne dimanche 7 juillet 2013

Eglise de Saint-Jean-de-Losne, dimanche 7 juillet 18h30, concert de musique baroque, orgue et chant, avec Jean-Claude et Blandine Raupp. Entrée libre.
L'association Saône Nature & Patrimoine organise, dans le cadre de ses "Claviers d'été" un premier concert de musique baroque, orgue et chant, à l'église paroissiale de Saint-Jean-de-Losne dimanche 7 juillet à 18h30.
Pour mettre en valeur l'orgue de Saint-Jean-de-Losne, on trouvera aux claviers Jean-Claude Raupp, organiste titulaire du grand orgue de l'église saint Bernard de Dijon.
Jean-Claude Raupp a effectué ses études musicales au CNR de Dijon dans les classes d'André Fleury et de Suzanne Chaisemartin et a obtenu un premier prix d'orgue à l'unanimité du jury. Il complète ensuite sa formation, à Paris, avec Marie Claire Alain pour l'orgue, et Laurence Boulay pour le clavecin.

Sa fille, la jeune chanteuse Blandine Raupp a fait partie du chœur de la Maîtrise de la cathédrale de Dijon où elle s'est produite en soliste à de nombreuses occasions. Elle a ensuite continué la pratique du chant au sein du Chœur des Fiori Musicali où elle a affirmé son talent et son goût pour le chant baroque.
Au programme : des œuvres de Frescobaldi, Marchand, Vivaldi, Pachelbel et Jean Sébastien Bach.
En raison de l'arrivée du Tour cycliste de Côte d'Or, le concert initialement prévu à 17 heures 30 est repoussé à 18h30. L'entrée en est libre.

Le deuxième concert de "Claviers d'été" 201, organisé par Saône Nature & Patrimoine, aura lieu le dimanche 25 août à 17h avec Marie Hervé, flûtes, Maurice Vincent, luth et théorbe, et Jean-Pierre Rolland, orgue, dans un programme "Musique au temps de Shakespeare".

dimanche 9 juin 2013

Les aigles-lutrins


Saint-Jean-de-Losne, Auxonne, Nuits-Saint-Georges, Beaune

Quelques notes sur les aigles-lutrins de nos églises

Le thème de la journée d’études du 9 novembre 2012, organisée aux archives départementales à Dijon par le Comité départemental pour l’histoire de la Révolution en Côte-d’Or, était : « Emblèmes et symboles de la Révolution en Côte-d’Or ».
De nombreux objets d’art religieux, considérés par les sans-culottes comme des « insignes du fanatisme et de la suprématie du culte » ont été détruits.
La communication que j’ai présentée, intitulée : « le massacre des gros oiseaux par les sans-culottes » traite de la destruction des coqs, anges et aigles-lutrins.
Quelques-uns de ces aigles-lutrins sont encore heureusement présents dans des églises.
La recherche menée à cette occasion dans de nombreux fonds d’archives permet d’apporter des informations inédites pour l’histoire de quelques-uns de ces objets remarquables, que l’on peut voir encore dans les églises d’Auxonne, de Saint-Jean-de-Losne, dans l’église Saint-Symphorien de Nuits-Saint-Georges et à Beaune, dans la collégiale Notre-Dame et la chapelle de l’Hôtel-Dieu.

Accédez au texte complet de la communication de Pierre Marie Guéritey :

 « le massacre des gros oiseaux par les sans-culottes » : AIGLES-LUTRINS




 
L'aigle-lutrin de l'église d'Auxonne (1562)
Pierre Marie Guéritey

mercredi 15 mai 2013

Les inondations du mois de mai 2013 dans la basse vallée de l’Ouche et de la Tille


L’Ouche et la Tille sont deux affluents qui se jettent dans la Saône sur sa rive droite entre Auxonne et Saint-Jean-de-Losne, respectivement sur le territoire des communes d’Echenon et des Maillys.
En ce début du mois de mai, ces deux rivières ont été en crue et pendant plus d’une semaine les communes situées dans la plaine de la Saône : Genlis, Varanges, Tréclun, Champdôtre, les Maillys, Echenon ont subi de graves inondations.
Echenon, rue du Port Bernard
Echenon, rue du Moulin
Echenon : un jardin inondé 
Les débits maximum de l’Ouche : plus de 65 m3/s, et de la Tille : 57,5 m3/s observés le 4 mai sont environ 10 fois la moyenne habituelle.
Echenon, le pont sur l'Ouche

Ces communes ont une forte proportion de terres cultivées, les champs et les prés inondés à cette période de l’année ne produiront pas grand-chose, et les dégâts dans les habitations inondées sont très importants.
Les Maillys, aval du pont
La Saône et le Doubs heureusement ne sont pas entrés en crue en même temps, évitant une crue de printemps historique comme on en a connue en 1983. (La Saône n’a pas vraiment débordé ni à Mailly-le-Port au bord de la Saône, ni à Saint-Jean-de-Losne).
Saint-Jean-de-Losne, quai Lafayette
La Saône a atteint quand même le 6 mai un débit de 1240 m3/s à Chalon-sur-Saône pour une cote de 5,3 m (contre 7,32 m en mai 1983)
Dans le passé, tous ces villages n’ont pas été épargnés par les catastrophes : les incendies (les maisons étaient encore en grande partie couvertes en chaume), la grêle, les épidémies et les inondations de printemps, qui sont les plus dommageables pour les agriculteurs.
Mailly le Port, crue de 1910

 A titre d’exemple : le village des Maillys au milieu du XIXe s. : 
« qui ne se rappelle donc pas les nombreuses calamités qui se sont succédées depuis quelques années :
1843 et 1844 : l’incendie détruit pour ainsi dire le village de Mailly-le-Château, 56 batiment sont détruits par les flammes
1853 : la grêle qui anéantit les récoltes sur la moitié du territoire
1854 : l’épidémie du choléra Morbus qui enlève un douzième de la population dont un grand nombre de chefs de famille.
1855 : la grêle qui ne laisse trace de récolte.
1856 : l’inondation qui couvre au mois de juin les 4/5 du territoire en en détruisant toutes les récoltes.
1859 : l’inondation qui couvre la moitié du territoire : le cultivateur se trouve dans la necesité de réensemencer les terres au mois de juin.
1861 : l’incendie qui détruit presque totalement le village de Mailly l’Eglise.
Il résulte des différentes évaluations qui ont eu lieu à chaque époque de ces nombreux sinistres que les pertes éprouvées se sont encore élevées en dehors des secours et assurances à plus de 660 000 frs …. »
(Archives municipales des Maillys, déposées aux Archives départementales de la côte d’Or)
Pierre Marie Guéritey, mai 2013.
Un jardin près de la Saône à Mailly
© Photos : Pierre Marie et Michelle Gueritey -  Textes : Pierre Marie Gueritey

lundi 15 avril 2013

La mémoire collective à Pagny-la-Ville et à Saint-Jean-de-Losne

Les deux derniers exposés de la journée procèdent de cette méthode qui permet de collecter et de conserver les sources de l’histoire contemporaine. Elle s’applique aux traditions populaires, aux patois, aux chants et à la musique, et à l’histoire récente des villages.

Pagny-la-Ville : c’est vers 1960 que tout a changé / Jean-Louis Rousselet

Attentif à l’histoire et au patrimoine de son village dès son plus jeune âge, Jean-Louis Rousselet raconte Pagny-la-Ville tel qu’il l’a connu avant les grands bouleversements de la vie à la campagne. Il s’appuie sur une présentation très soignée où les photographies de collections privées complètent les nombreuses cartes postales anciennes. Son exposé concis et très vivant évoque la plupart des aspects de la vie quotidienne, l’économie rurale, les entreprises et les commerces, la rivière avec la pêche et la navigation, l’école, les conscrits,  …


Vestiges de la féculerie de Pagny-la-Ville (mars 2013)

Jean-Louis Rousselet a rédigé, entre autres, une monographie de Pagny-la-Ville, en vente à l’antenne de Seurre de l’Office de Tourisme Rives de Saône.


«Racontez-nous Saint-Jean-de-Losne» ou «Saint-Jean-de-Losne raconté par ses rues » / Michelle Guéritey
L'exposé de Michelle Guéritey termine cette première journée d’études en présentant les réunions de collecte de la mémoire qu’elle a réalisées à Saint-Jean-de-Losne au début des années 2000 dans le cadre des soirées « Racontez-nous Saint-Jean-de-Losne » de l’association « Promo Saint-Jean » dont elle était la présidente.
Des réunions entre quelques personnes ressources particulièrement intéressées par la mémoire de la ville ont précédé des séances publiques où chacun pouvait apporter sa contribution. Ces réunions étaient très fréquentées, des enregistrements audio et vidéo ont été réalisés et sont conservés.
Parmi les nombreux thèmes traités dans ces réunions, Michelle Guéritey développe celui des commerces de Saint-Jean-de-Losne et des nombreuses boutiques qui se trouvaient le long des rues jusque dans les années 80. L’interrogation de la mémoire collective a permis de reconstituer l’histoire de ces boutiques, la succession des commerces qui les ont animées.
La boulangerie Jeandot, lors de la Gallas 1936.
Pour la plupart, des photos de diverses époques ont été rassemblées rue par rue sur des panneaux dont quelques-uns sont présentés. Une exploitation systématique dont la forme reste à définir permettrait de mettre en valeur ces documents qui attestent de l’importance de la ville en tant que chef-lieu de canton.
______________

Une partie de l'assistance lors de la première journée d'études Histoire et Patrimoine
du Val de Saône du 6 avril 2013

Textes Pierre Marie Guéritey, 2013.

Pour lire le n°1 de "Patrimoine du val de saône" cliquez sur le lien ci-dessous

Eglises de Saint-Jean-de-Losne, des Maillys, et Croix Girard à Losne au programme de la 1ère journée d'études Histoire et Patrimoine

Coups d’œil sur des églises :
L’église de Saint-Jean-de-Losne se signale par son mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, que les habitants ont su conserver pendant le Révolution et ensuite enrichir au XIXe siècle. Construite en briques au XVIe siècle, cette grande église utilise au mieux l’espace disponible dans la petite ville, elle est un exemple de gothique flamboyant où la renaissance s’invite par les colonnes inspirées de l’antique remplaçant les piliers de la nef.
Lors de la visite, Pierre Marie Guéritey a insisté entre autres sur l’intérêt de l’ensemble de la chaire à prêcher réalisée par Hugues le Rupt en 1604, et munie d’un nouvel abat son en 1782 par les stucateurs italiens qui travaillaient au maître-autel. Antoine Marquetty, originaire de Mollia dans le Val Sesia a créé de 1781 à 1784 un décor complet pour le chœur avec un baldaquin monumental qui met en valeur la symbolique religieuse de l’agneau. L’idée originale de ce décor grandiose est la mise en lumière à contre-jour par les verrières de l’abside garnies à l’époque de verres colorés. L’orgue historique du facteur Bénigne Boillot, construit en 1768 a aussi été préservé et reste aujourd’hui dans un état proche de son état d’origine.
Pierre Marie et Michelle Guéritey publient régulièrement des articles sur le patrimoine de Saint Jean de Losne et de la Communauté de Communes Rives de Saône, sur le présent blog :

L’église des Maillys / Pierre Marie Guéritey
L'église des Maillys, dont Pierre-Marie Guéritey présente ensuite l’histoire des deux reconstructions au XIXe siècle est dans sa forme néogothique actuelle, achevée en 1869, un des meilleurs exemples de la production de l’architecte auxonnais Phal-Perron. On lui doit la construction de nombreux bâtiments municipaux dans tout le Val de Saône au milieu du XIXe s. Les églises de Lamarche-sur-Saône, de Pagny-le-Château et de Labergement-les-Seurre sont des œuvres de cet architecte. Aux Maillys, une église ancienne restaurée après la Révolution, puis une église presque entièrement reconstruite dans le style néoclassique de 1823 à 1834 ont précédé l’église actuelle. Ce dossier est l’occasion pour Pierre-Marie Guéritey d’évoquer d’une manière plus générale la question de la reconstruction des églises qui s’inscrit parmi les actions d’urbanisme dans les villages au XIXe : évolution du style architectural, cadre religieux et administratif, influence des évêques bâtisseurs et des notables (aux Maillys, madame de Berbis), sans oublier la question du financement…
L’église actuelle a coûté 170000 frs, la commune des Maillys, malgré l’étendue de son territoire et de ses bois, et la générosité de la châtelaine a peiné à financer ce grand chantier auquel une partie de la population était opposée…
Pierre-Marie Guéritey en profite pour rendre hommage au travail de Paul Jovignot, habitant des Maillys qui a réalisé en 2006 une monographie du village (« Si Mailly m’était conté »). Cet ouvrage contient une synthèse de l’histoire du village et des témoignages précieux pour la mémoire du passé proche.

La Croix-Girard à Losne (Maison-Dieu) / Alain Cessot
Alain Cessot, qui travaille depuis de nombreuses années sur l’histoire de l’abbaye et du village de Losne, présente une réalisation concrète intéressante effectuée avec l’appui de la municipalité.
Les anciens terriers qu’il a analysés attestent l’existence de cette croix en bordure de chemin. Seul un arbre restait à ce carrefour…
A l’occasion de la reprise des sépultures au cimetière communal, il a pu sauvegarder en février 2009 une stèle de pierre surmontée d’une croix en fonte.
Il a nettoyé, regravé cette stèle, réparé la croix et placé l’ensemble sur un socle réalisé avec l’aide des employés municipaux.
Cette croix qui a repris la place de l’ancienne au carrefour a été inaugurée et bénite par le père Joseph N’Kouka le 23 octobre 2010 en présence du maire de Losne Yvan Zadoinoff.

Les cahiers de Losne Chaugey Maison-Dieu hors Série n°2, Alain Cessot 2010
http://alain.cessot-losne.pagesperso-orange.fr

Textes de Pierre Marie Guéritey, 2013

vendredi 12 avril 2013

Le Saint Nicolas bientôt restauré …


A propos du bateau  « Le Saint Nicolas » suspendu depuis le 6 décembre 1826 dans l’église, à plus de 6 mètres au dessus de l’ancien autel de Saint-Nicolas, nous indiquions dans notre message du 18 août 2012, que
« classé monument historique en 1962, le bateau s’est dégradé rapidement ces dernières années (rupture d’un mât vermoulu, affaissement partiel du gréement), sa restauration va être bientôt entreprise »

Dès 2008, nous avions appelé l’attention sur l’état de cet objet….ce mardi 9 avril 2013, il a été descendu par les employés municipaux et pris en charge par le CRCOOA de Vesoul. Il reviendra dans quelques mois - peut-être pour la Saint-Nicolas 2013- dépoussiéré et restauré…. http://crrcoa.free.fr/
 Au sol, on se rend mieux compte à la fois des dimensions du bateau (longueur environ 2m, hauteur, environ 1,6 m), de la qualité de cet objet unique, emblème de la confrérie de Saint-Nicolas et de la nécessité d’intervenir pour le sauver d’un naufrage inévitable et définitif…

Nicolas et ses collègues ont descendu le St Nicolas dans l’église


 De près, on voit bien les détails






Mais aussi les ravages du temps



et la poussière



comme une sorte de vaisseau fantôme,...
 Souhaitons le revoir bientôt ….

© Textes et photos Pierre Marie Guéritey, 12 04 13