A mi-chemin entre Dijon et Dole, Saint-Jean-de-Losne n'a pas comme seul titre de gloire d'être une des plus petites communes de France!... Son patrimoine évoque un passé glorieux et prospère. Des manifestations notamment culturelles s'y déroulent, qui méritent d'être découvertes. Il ne suffit pas d'y passer en bateau ou en vélo, il faut s'y arrêter...

mercredi 5 novembre 2014

Joseph Magnin et les bâtiments communaux de Brazey en Plaine au programme de la 4e Journée d'études du 15 novembre 2014



4e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône, organisée par l'association Saône Nature et Patrimoine présidée par Pierre Marie Guéritey.









10h-11h,

1ère conférence : par Pierre Palau (Dijon),



Joseph Magnin, sa carrière en quelques textes.
 La carrière de Joseph Magnin sera évoquée à partir de plusieurs documents. Successivement: un rapport au Conseil général de la Côte-d'Or; sa doctrine budgétaire au Corps législatif de l'Empire; lettre sur la décentralisation; correspondances et arrêtés ministériels en 1870-71; discours pour la défense de la République en 1879; le bimétallisme, discours à la Confé-rence internationale de Paris en 1881.

11h - 12h,
2e conférence : par Pierre Marie Guéritey (Saint-Jean-de-Losne)

Les bâtiments communaux de Brazey au XIXe siècle.
Entre 1820 et 1865, le centre de Brazey, jadis d’aspect  très rural autour d’une église vétuste, s’est radicalement transformé pour devenir le centre ville que nous connaissons: église, mairie-école, presbytère. Plusieurs architectes dijonnais  renommés ont travaillé à ces grands projets ….

12h15, déjeuner en commun pour ceux qui le désirent, sur réservation jusqu'au 6 novembre.

14h, visite de l'église et de l'Hôtel de Ville.
15h, reprise des conférences au Château Magnin. Entrée libre.

vendredi 31 octobre 2014

4e Journée d'études Histoire et Patrimoine du Val de Saône à Brazey en Plaine le 15 novembre

Samedi 15 novembre, l’association Saône Nature & Patrimoine organise à Brazey-en-Plaine ses 4es Rencontres « Histoire et Patrimoine du Val de Saône ». Pendant cette journée, préparée par Pierre Marie Guéritey, président de l’association, six conférenciers se succéderont pour présenter leurs sujets de recherche. Le public attendu pour ces Rencontres vient des cantons de Seurre, Saint-Jean-de-Losne, Auxonne, et du Jura tout proche.
Les conférences auront lieu au château Magnin à Brazey-en-Plaine, de 9h45 à 18h.
Une visite de l’église et de l’hôtel de ville est prévue à 14h, avant la reprise des conférences.
Les auditeurs peuvent prendre part au déjeuner en commun dans un restaurant de la ville s’ils le souhaitent (sur réservation).

La participation à ces Rencontres est libre et gratuite, et les auditeurs peuvent assister à tout ou partie de la journée (voir programme et bulletin d'inscription en bas du message).

Au programme :

9h 45  : accueil des participants  au Château Magnin.         

* 10h  : Pierre Palau  (Dijon)
           Joseph Magnin, sa carrière en quelques textes.

* 11h : Pierre Marie Guéritey  (Saint-Jean-de-Losne)
           Les bâtiments communaux de Brazey au xixe siècle
    
12 h 15 : Déjeuner (15 € )(sur inscription uniquement)

14h : Visite de l’église et de l’Hôtel de Ville

* 15h - 15h45 : Pierre Causeret (Esbarres)
Le cadran solaire de l’Hôtel de Ville de Brazey

* 15h 45 - 16h 15 : Robert Michelin (Pagny-la-Ville)
D’une guerre à l’autre…

* 16h 15 - 17h : Patrick Chopelain (INRAP Dijon)
Les habitats mérovingiens (fin VI-début VIII e s.) de Rouvres-Marliens

* 17h-17h 30 : Catherine Benoît (ARhial, Brazey-en-Plaine)
Un patrimoine vivant : le patois

* 17h 30 Apéritif

Exposition de photographies anciennes de Brazey-en-Plaine

« Participation libre et gratuite à tout ou partie de la journée.
Pour le bon déroulement, merci de confirmer votre présence au 03 80 79 08 33 ou par mail à pierre.gueritey@orange.fr ou mi.gueritey@yahoo.fr, et éventuellement réserver votre repas.

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BULLETIN D’INSCRIPTION
aux 4es Rencontres "Histoire et Patrimoine du Val de Saône"
Samedi 15 novembre  2014 – 9h45-18h
à Brazey-en-Plaine, Château Magnin.

à retourner à Saône Nature & Patrimoine
Mairie, rue de la Liberté – 21170 Saint-Jean-de-Losne
ou (de préférence) par mail à mi.gueritey@yahoo.fr
avant le 4 novembre 2014
________
Je soussigné,
NOM ……………………………………….….PRENOM …………………………….

ADRESSE……………………………………………………………………..………………………………………………………………………………………………………

Tél.…………………………… E-mail : …………………………………………………

q Je soussigné(e), m’inscris aux 4es Rencontres "Histoire et Patrimoine du Val de Saône". (inscription gratuite) qui aura lieu à Brazey-en-Plaine (au Château Magnin).

q  Je serai accompagné(e) de  ….……personnes.

q Présence :
¡ le matin       ¡ l’après-midi       ¡ toute la journée.


q Souhaite déjeuner au restaurant « Au bon accueil » 3 place de l’Hôtel de Ville à Brazey-en-Plaine (prix, 15€ par personne, tout compris, à régler directement sur place au restaurateur).
Nombre de repas à réserver : …………

A ……………………… …………                       Le …………………………………
Signature ,



jeudi 16 octobre 2014

Losne : restauration de l’église Notre-Dame

L’église de Losne a été restaurée en 2013-2014 (couverture du clocher et enduits) à l’initiative de la commune. Celle-ci est constituée de trois villages Losne, Chaugey, et Maison-Dieu (surface totale : 2260 ha), et compte environ 1650 habitants.
Jadis, cette paroisse, indépendante de celle de Saint-Jean-de-Losne, était attachée à une abbaye. Le pont qui enjambe la Saône, large à cet endroit d’environ 150 m. relie Losne à Saint-Jean-de-Losne. Ainsi, à 200 m de l’église de Saint-Jean-de-Losne, se trouve une autre église: Saint-Jean-de-Losne, avec les villages de Saint-Usage et Echenon forment une seule paroisse « depuis des temps immémoriaux ».
L'église Notre-Dame de Losne (septembre 2014)
Quelques mots d’histoire :

L’ancienne abbaye :
613 : Fondation de l’abbaye Notre-Dame de Losne. L’église de l’abbaye, à trois nefs, orientée, était flanquée d’un clocher au nord du côté de la Saône, et de 5 chapelles latérales au sud. Elle avait une longueur d’environ 30 mètres et la nef principale était large de 8 mètres ; L’autel de la paroisse en haut de la nef était adossé aux stalles des moines qui occupaient le chœur.
1636 : démolition de l’église et des bâtiments de l’abbaye sur ordre de Louis XIII. (pour éviter que les comtois ne viennent y installer de l’artillerie pour bombarder Saint-Jean-de-Losne pendant le siège de Dole).

L’église actuelle :
1695-1699 : reconstruction de l’église par le maçon Jean Rigolier d’Auxonne (coût : 3000 Livres), financée en majeure partie sur le produit de la vente des anciennes cloches de l’abbaye et le produit des amendes infligées pour contraventions aux règlements des bois de l’abbaye. par Jacques Dufaure-Ferier prieur commendataire de St. Vivant et Losne, qui achète aussi aux moines de Cîteaux le bois pour la charpente. La nouvelle église, orientée, construite en briques et couverte en tuiles, avait une seule nef de 19.5 m. de long par 7.15 de large et un clocher sur le porche avec une petite flèche.

Le 1er septembre 1768 la foudre tombe sur le clocher qui est gravement endommagé, un enfant est tué. L’ingénieur Pierre Joseph Antoine, dresse un devis des réparations, qui révèle que l’église et le presbytère étaient alors pratiquement en ruines ! une longue procédure s’ensuit entre les habitants, les propriétaires forains et les deux décimateurs : l’abbaye de Citeaux et le prieuré de Saint-Vivant, pour déterminer qui devra payer les travaux. Les réparations ne sont achevées qu’au début de 1771…
_________________

1818-1820 : Construction d’une sacristie. Devis : Toussaint Pignant, entrepreneur : Claude Fleutelot (Saint-Jean-de-Losne) 6850 frs.

1827-1829 : allongement de l’église : construction de chapelles latérales et reconstruction du chœur. Nouveau maître autel en pierre de Ladoix, plafond plat en planches, peint en bleu dans la nef, en jaune dans le chœur. Couverture en tuiles. Devis : Toussaint Pignant, entrepreneur : Antoine Marquetty (Saint-Jean-de-Losne) ; 7950 frs. .)

1869-1870 : transformation des chapelles latérales en transept, construction du nouveau clocher sur une travée supplémentaire en bas de la nef. Remplacement du plafond plat par une voute en bois plâtré. Couverture en ardoises de l’église et de la flèche du clocher. Architecte : Claude Phal-Perron (Auxonne), entrepreneur : Maltet (Longchamp) ; 42420 frs. .
Dimensions principales actuelles de l’église :
Longueur de la nef : 27.25 m.
Largeur de la nef : 7.5 m
Hauteur de la nef : 8.4 m.
Hauteur totale du clocher (sommet de la croix) : 36.6 m.
Hauteur de la flèche : 14 m.

1913-1914 : réfection de la couverture du clocher
Etc.
 
Le 30 juin 2012, un orage de grêle endommage la couverture en ardoises et particulièrement la flèche du clocher, la commune de Losne  décide la restauration extérieure de l’église.
Les travaux de restauration : Réfection du clocher (charpente et couverture) et des enduits extérieurs des murs par l’entreprise Contet-Bourotte (Flagey-les-Auxonne)
sont maintenant achevés:
Coût total des travaux: 159.634,57 € HT 
Financement:
Etat : 47.890,97 €
Réserve parlementaire du sénateur F. Rebsamen : 15.000 €
Région : 15.000 € 
Conseil général: 44.809,98 € 
Commune de Losne : 36.933, 62 € 

Voici quelques images de ce chantier :
Installation de l'échafaudage, juin 2013
 
 

Pose du lambris, juillet 2013


pose des ardoises, août 2013

juillet 2013


 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

Les murs de l'abside et du transept nord avant restauration (août 2013)



Le nouvel enduit (Août 2014)

Façade ouest: le tympan du portail (1869)
 

A voir dans l’église de Losne :

Le maitre-autel en, pierre de Ladoix de 1827,  les 14 tableaux du chemin de croix restaurés par Alain Cessot,
Deux des 14 tableaux du chemin de Croix
 
le tableau de Saint Joseph (S. Michelot ,1868) :

 
Le grand tableau de l’Assomption de la Vierge Marie (d’après l’Assomption de Rubens ?,  XIXe siècle.).
 
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Sources :
Archives Départementales de la Côte-d’Or : 21 H 7, 4E7 51, C1600, 6Z 2O 101, IIO 353.

Références :
Dhetel, Philippe, L’abbaye Notre-Dame de Lône et ses succursales, Dijon, 1864.
Cessot, Alain, L’église de Losne, dans Les cahiers de Losne Chaugey Maison-Dieu, hors série n°3, 2012.
Cessot, Alain, L’abbaye Notre-Dame de Losne, dans Les cahiers de Losne Chaugey Maison-Dieu,  n°9, 10, 11 et 12 , 2006-2010.



 
© Texte et photos Pierre Marie Guéritey

samedi 13 septembre 2014

Découverte du patrimoine culturel et naturel de Magny-les-Aubigny

Magny-Les-Aubigny est une commune de 200 habitants, du canton de Saint-Jean-de-Losne. Son territoire de 700 ha comprend 400 ha de terres agricoles cultivées et 200 ha de forêts (foret de cîteaux). Le centre du village est perché sur la côtière, au-dessus de la plaine agricole de la Saône et se trouve à vol d’oiseau à 25 km de Dijon et 8,5 km de Saint-Jean-de-Losne. La Vouge coule à l’est de la commune formant la limite avec Brazey-en-Plaine, avant de traverser Esbarres où elle se jette dans la Saône.

A l’occasion des journées du patrimoine 2014 (thème « patrimoine culturel, patrimoine naturel »), l’office de tourisme Rives-de-Saône en collaboration avec la municipalité de Magny-les-Aubigny propose de découvrir ce charmant village, son patrimoine, sa forêt et la culture du cassis.
Dimanche 21 septembre 2014 : Une balade en vélo à partir de Saint-Jean-de-Losne
Inscription nécessaire/sur réservation
03 80 37 15 70

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir l'itinéraire:

 Le départ est prévu à 15h devant l’antenne de Saint-Jean-de-Losne. Le parcours de 22km, en VTT ou VTC, longe la Saône et traverse les bois et les champs.

Il est également possible de rejoindre directement Magny-les-Aubigny : rendez-vous au tilleul vers 15h45 - 16h.
La visite de Magny-les-Aubigny commentée par des bénévoles du village permettra de découvrir :

- le tilleul de Sully classé parmi les arbres remarquables de France,  

- l’église, entretenue grâce à l’action du CRIEM (Comité pour la Restauration Intérieure de l'Eglise de Magny Les Aubigny) : cloche de 1670, Statue de Sainte Marie Madeleine (XVe s.) http://saint-jean-de-losnetourisme.blogspot.fr/2012/02/la-sculpture-bourguignonne-pres-de.html, deux statuettes d’anges porte-cierge récemment restaurées :

- le parc du château, (construit au XVIIIe s, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques), propriété privée, exceptionnellement ouvert

- le lavoir (construit en 1854)

- une présentation de la culture du cassis.

La visite sera suivie d’une dégustation de nectar de cassis, miel et pain d’épices (2 € sur réservation).

 
voir le site des journées du patrimoine 2014:
 

mardi 2 septembre 2014

Patrimoine vivant à Franxault

«Le Tuchien » : une fête qui renait à Franxault : « Nos aïeux avaient constaté que pendant la période allant du 22 juillet au 23 août, durant laquelle Sirius (la principale étoile de la constellation du Grand Chien) se levait et se couchait avec le soleil, était une période de grande chaleur.
Pour apaiser le soleil et écarter ce sinistre présage, on sacrifiait au Dieu, un chien roux, après quoi on faisait la fête, la fête du chien d’août qui marquait la fin de la canicule ».
Sur cette base historique, le foyer rural « des Ouillottes » a organisé la fête de la moisson
ce samedi 30 août :
 
« Les Ouillottes », c’est le surnom donné jadis aux habitants de Franxault, à cause des oies, nombreuses à Franxault comme d’ailleurs aussi dans beaucoup de villages du val de Saône, (à Echenon, il y a la rue des oies au bout de laquelle se trouvait le « pâtis aux oies » au bord de l’Ouche …).
Les oies étaient élevées pour leur duvet, leur chair, on les vendait lors des foires et elles constituaient ainsi une source de revenus complémentaires. Inconvénient : elles dévastaient et souillaient les pâtures destinées à d’autres animaux, d’où de nombreux procès entre les habitants…
Le succès mérité de la fête du "Tuchien" prouve l’attachement au patrimoine rural, qui ne demande qu’à se montrer, comme les machines agricoles et les tracteurs anciens,
 Le battoir en action (au fond le chien rouge)
 
 

Il y avait aussi un marché artisanal, l’exposition des machines agricoles modernes, des jeux, un grand dîner et le sacrifice du chien rouge brûlé pour terminer la fête…
 
Quelques vieilles mécaniques (tracteurs, faucheuses, au premier plan le "dégrenou" (pour égrener les épis de maîs on tourne la manivelle).

 
La moissonneuse-lieuse...
 
 

                                                                   (Photo site des Ouillottes)
Une bien belle manifestation reliant le présent au passé, dans un village du canton de Saint-Jean-de-Losne où la culture des céréales reste une ressource essentielle.
 

© Pierre Marie Guéritey, septembre 2014
 

jeudi 7 août 2014

Saint Jean de Losne : concert hautbois et orgue le 24 août à 17h30

Dimanche 24 août à 17h30, concert hautbois et orgue, avec Tessa Thiery hautbois, et Marie Hélène Geispieler à l'orgue historique Bénigne Boillot 1768, de l'église de Saint Jean de Losne.
Au programme œuvres de Cabanilles, Exton, Colonna, Tessarini, Bach, Su Mage, Krebs, Meyer, Muffat, Matthison-Hansen et Bartok. 

Née à Londres en 1960, Tessa Thiery commence ses études musicales à l’âge de huit ans avec des cours de piano. Elle débutera au hautbois quelques années plus tard. Après trois ans à l’Université de Birmingham où elle est récompensée du « Barber Scholarship », prix réservé aux meilleurs élèves de leur promotion, elle obtient une licence en musicologie et littérature anglaise, puis se consacre au hautbois et étudie avec Neil Black, hautbois solo du célèbre English Chamber Orchestra à l’époque, et Celia Nicklin, hautbois solo de l’Orchestre de Saint-Martins-in-the-Fields. Vivant en France depuis de nombreuses années, elle joue régulièrement avec l’Orchestre de Chambre des Cévennes et elle est membre de l’ensemble de musique contemporaine et expérimentale Décadanse depuis 2002. Depuis 2009, elle se produit aussi avec l'ensemble de musique de chambre britannique, Musique et Patrimoine. Elle a participé à de nombreux concerts en tant que chambriste, notamment au Festival de l'Orgue à la cathédrale Saint Pierre à Montpellier. Elle est mariée avec le hautboïste Daniel Thiery, premier soliste à l’Orchestre National de Montpellier.



Fille de musiciens, Marie-Hélène Geispieler fait ses études musicales au Conservatoire National de Région de Nice, sous la direction de Pierre Cochereau et René Saorgin, où elle obtient les premiers prix d'orgue et d'harmonie, ainsi que le Grand Prix de la Ville de Nice. Finaliste au concours international d'Innsbruck, lauréate des académies de Nice, Saint-Maximin-en-Provence, Haarlem, Pistoia et Salamanque.
Professeur d'Education Musicale jusqu'en 2003, Marie-Hélène Geispieler est co-titulaire des Grandes Orgues de l'Abbaye Saint-Victor-de-Marseille de 1977 à 2003, et actuelle titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Lunel (Hérault), et Présidente des Amis de l'Orgue.
Elle donne de nombreux concerts en soliste, avec choeur ou orchestre (Saint-Victor de Marseille, Eté musical de la Roya, Soirées de Musique Française de Saint-Maximin, Saint-Rémy-de-Provence, Nice, Monaco, en Languedoc-Roussillon, en Corse, à Paris, à la cathédrale d'Auch, Sainte-Croix de Bordeaux , Territoire de Belfort, en Bourgogne , etc.)
Elle joue dans des formules variées : orgue à 4 mains (avec Claudine Grisi) , violon (M.G. Menenteau, violon baroque, Marie le Carlier, Serguei Kalinine), trompette (Nicolas Planchon), chant (Dany Barraud, Jane Berbié, Christine Demangel, Ernesto Fuentes), avec flûte, hautbois, violoncelle.
Discographie : Orgues historiques de Saint-Chinian (Hérault), La Porta, Olmi-Cappella et Muro (Corse).
Elle est membre du Conseil d'administration de la FFAO (Fédération Francophone des Amis de l'Orgue).

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Billetterie à l'entrée du concert : 8€ (gratuit - 14 ans). 

vendredi 1 août 2014

Les premiers jours de la mobilisation à Saint-Jean-de-Losne en août 1914

« Le premier jour de la mobilisation générale est le 2 août 1914 ».
Ce télégramme  envoyé de Dijon le 1er août 1914 à 16 h. 30 est transcrit et oblitéré à 20 h. 50 au bureau de poste de Saint-Jean-de-Losne.
 
 En même temps, le service de santé informe le maire de la ville qu’il devra mettre l’ensemble des locaux du groupe scolaire de la ville (écoles de filles, de garçons et enfantine) à la disposition du médecin chef et de l’officier d’administration gestionnaire de l’hôpital temporaire n° 49, qui seront sur place le premier jour de la mobilisation. L’hôpital devra être prêt à entrer en fonction dès le jeudi 6 août, 5e jour de la mobilisation. (Cet hôpital territorial temporaire installé dans les locaux scolaires ouvrira en fait le 20e jour de la mobilisation et sera supprimé le 10 novembre 1916).
La surveillance des ouvrages d’art stratégiques s’organise immédiatement, notamment du pont de chemin de fer sur la Saône, gardé dès la nuit du 1er au 2 août par Charles Fleurot, Maurice Marcisieux, Pierre Morais et Louis Semain.

Le télégramme officiel  ci-dessous, envoyé aux gares le 4 août par la compagnie PLM témoigne de la crainte des espions et des saboteurs, dès les premiers jours :

« circulaire à toutes les gares
Faites disparaître les pancartes portant inscription « Bouillon Kub » se trouvant placées auprès des ouvrages d’art.
Ces applications sont placées pour les espions pour faire sauter les ouvrages d’art »



 
 
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Le conseil municipal, réuni le 3 août, approuve la décision du bureau de bienfaisance de distribuer des secours aux familles privées de leurs chefs mobilisés.
Il  publie la déclaration suivante :
«  Proclamation aux habitants de la ville de Saint-Jean-de-Losne
Habitants !
L’Allemagne en signifiant la déclaration de guerre à la France a porté un défi à l’humanité entière.
En même temps qu’elle déchirait les traités garantissant la neutralité du Luxembourg et de la Belgique en envahissant leurs territoires, un de ses navires de guerre bombardait Bône et Philippeville en Algérie.
Désormais rien ne peut arrêter le déchaînement des forces armées. Avec l’appui des puissances alliées et amies, avec les concours que de toute part elle recevra, la France, marchant en tête de la civilisation, rendra vaines les convoitises germaniques et les desseins barbares.
A cette heure décisive, c’est vers l’Est que nos regards doivent se porter, que tous nos efforts doivent tendre, sans défaillance.
Unissons nos forces et concourons tous à la défense du sol natal. Soyons les dignes descendants de nos pères de 1636 et 1814. Notre cause est sacrée : que toutes les bonnes volontés sans distinction de sexe ni d’âge se manifestent ; le devoir et l’Amour de la Patrie nous convient au sacrifice. Ayons confiance.
Vive la France
Saint-Jean-de-Losne le 5 août 1914
Pour le conseil municipal, les conseillers municipaux présents,
J. Astier, Dumontant, Maltet, Gentel, Georges Chédé ».
 
(Arch. Mun St Jean de Losne 1D10 , reg., p. 133 134)
 
Evidemment, dans cette proclamation patriotique, en pareille circonstance, les conseillers municipaux ne pouvaient pas omettre les références au siège de 1636 et à la défense de Saint-Jean-de-Losne contre les armées coalisées poursuivant les troupes de Napoléon 1er en janvier 1814.

© Pierre Marie Guéritey